CUPRA
FORMENTOR
VZ 310ch 4Drive

L’essai Sport-Auto.ch du 12 mai 2021

Rédaction : Michael Esteves
Photographies : Michael Esteves

Comme vous le savez certainement, la marque Cupra, créée en 2018, partageait jusqu’à présent l’Ateca et la Leon avec Seat. Elle dispose enfin d’un modèle spécifique : le Formentor, qui a été présenté au salon de Genève en 2019. Ce SUV coupé est construit sur la plateforme MQB-Evo du groupe Volkswagen que l’on retrouve par exemple sur la Golf 8 et la nouvelle Audi A3. Plus long de 6cm (4,45m) et plus bas de 8cm que le Cupra Ateca, il est disponible en plusieurs déclinaisons : Le 2.0L TSI de 190 et 310ch en version 4Drive et les hybrides rechargeables de 204 et 245ch en traction avant. Et à venir, une version 5 cylindres de 390ch. Vivement ! Mais en attendant, c’est la version 310ch que je vais vous faire découvrir.

Esthétiquement, c’est la quasi-unanimité, et il ne laisse personne indifférent ! Les formes anguleuses de la face avant, la calandre mettant en valeur le logo de la marque et les véritables écopes d’air apportent sportivité à l’ensemble. De profil, on trouve un contraste de couleur intéressant entre le Magnetic Grey de la carrosserie (CHF 800.-) et les passages de roues et bas de caisse en gris argenté. Le haut des ailes arrière est très marqué, il reprend le bossage présent entre les ailes et les portières avant. Pour moi, la seule réserve réside dans la partie arrière. Le hayon très vertical dénote de la subtile signature lumineuse. Le diffuseur surmontant les 4 sorties d’échappement souligne le tout.

0-100km/h (s)

Vmax (km/h)

rapp. poids/puiss. (kg/ch)

4×4
4 cyl. 2.0L turbo
310ch / 400Nm
1’644kg

Au niveau de l’habitacle, on retrouve plusieurs matériaux, notamment du cuir avec surpiqûres qui offre une bonne sensation de qualité. La bande lumineuse courant d’une porte à l’autre est aussi esthétique que pratique. S’il est possible d’associer sa couleur au mode de conduite, elle se mettra à clignoter en orange ou rouge en cas de danger ou de présence détectée dans l’angle mort. Le confort et le maintien prodigués par les semi-baquets sont excellents.

Le volant chauffant, à méplat, comporte de nombreux boutons dont deux principaux, pour démarrer et pour sélectionner le mode de conduite. Le Digital Cockpit, paramétrable à souhait, permet d’afficher les informations utiles à la conduite (ou non, comme le capteur de G). L’info-divertissement et les commandes de ventilation sont regroupées sur l’écran central de 12 pouces. Il ne faudra pas se laisser distraire par son utilisation en roulant. Le coté dépouillé est intéressant, mais nécessite du temps pour se familiariser avec le système. Je compatis avec les vendeurs devant expliquer le fonctionnement de tout cela à une personne réfractaire à la technologie…

Chose appréciable, les places arrière sont largement utilisables par des adultes, même avec un double-mètre au volant ! Résultat, le coffre est un peu moins profond que ce à quoi on pourrait s’attendre, et avec le hayon à la forme de coupé, son volume n’est « que » de 420 litres. C’est 65 litres de moins que celui du Cupra Ateca, pourtant plus compacte mais qui profite de sa forme plus carrée.

Mais venons-en à l’essentiel : la conduite ! Pression sur le bouton Start, et là, déception : pas de son. Je sais que les normes acoustiques et la tolérance des riverains ont largement évolué, mais il y a quand même des limites. On ne retrouve pas ici d’échappement expressif. Tout a été misé sur le son artificiel à l’intérieur, mais il chante faux. Il s’apparente à celui d’un moteur 5 cylindres. Ça m’a fait penser aux films ou une Ducati hérite de la bande son d’une moto japonaise… Heureusement, on peut configurer les modes de conduite sans cette sonorité déplaisante.

La première portion de route sinueuse empruntée laisse présager un train arrière qui se place, mais sans être mobile comme celui d’une Toyota GR Yaris. On a beau avoir 4 roues motrices, on reste dans une configuration de traction avant épaulée au besoin par les roues arrière. Pas de risque de tête à queue, même en écrasant la pédale de droite en sortie d’épingle, malgré les pneus hiver (245/40R19). A noter que le bouton « ESP OFF » est facilement accessible devant le levier de vitesse. Levier qui n’est maintenant plus relié mécaniquement à la boîte de vitesse, mais par le biais d’une commande électronique. Comme dans la Porsche 911 992 Turbo essayée récemment, il n’est plus possible de changer les rapports via le levier.

Les amortisseurs pilotés (de série sur le modèle 310ch) ne se montrent pas caricaturaux, mais la différence de comportement est notable. Si on ne peut pas le comparer à un coupé placé au ras du sol, le roulis ne sera pas aussi important qu’à bord du Cupra Ateca. On se situe à mi-chemin entre la vraie sportive et le SUV. Idéal pour pouvoir attaquer la montée du col des Planches et continuer son chemin sur les routes en gravier sans soucis pour les dessous de caisse.

Le freinage prodigué par les imposants freins Brembo (CHF 2’600.-) met en confiance. Il est facile à doser, et l’endurance s’est montrée correcte. Les 310 chevaux du 2.0L TSI, accouplé à la boîte DSG 7, font merveille. Niveau sensation, vu que la poussée est très linéaire, on repassera, mais niveau efficacité, l’ensemble est convaincant. En mode Sport, l’utilisation des palettes fait basculer la boîte DSG en mode manuel. Seul le kick-down fera rétrograder la boîte, permettant les relances sur le couple si on ne l’actionne pas. Autre avantage par rapport aux autres boîtes DSG essayées, elle tolère beaucoup plus facilement le rétrogradage en première en entrée d’épingle serrée. A noter que le Cupra Formentor n’est pas distribué en Suisse en boîte manuelle, ni en diesel, contrairement à d’autres marchés européens.

La consommation moyenne réalisée pendant cet essai affiche 10.9l/100km de moyenne. Une valeur plus que correcte vu l’utilisation qui en a été faite. Pour le trajet principalement autoroutier menant de Dorénaz à Lausanne, cette valeur est tombée à 8.5l/100km. Si le Formentor vous plait, et que vous faites beaucoup de trajets urbains, vous pourrez vous tourner du côté des modèles hybrides rechargeable, mais disponibles uniquement en deux roues motrices. Le modèle VZ e-hybride de 245ch reprends la même esthétique que notre modèle d’essai.

L’avis de Sport-Auto.ch

Comme premier modèle 100% Cupra, le Formentor est une réussite, tant esthétique que commerciale. Avec un prix de base de CHF 50’000.- pour cette version 310ch 4Drive, il offre un excellent rapport prix/performances/équipements. Vu le succès rencontré auprès des personnes croisées lors de cet essai et l’engouement que suscite déjà l’arrivée du modèle VZ5 à moteur 5 cylindres prévu pour cet automne, nul doute que vous allez croiser de nombreux Formentor dans les mois à venir sur nos routes, et en dehors.

michael[@]sport-auto.ch

Pour...
  • Performances moteur/boîte
  • Confort
  • Equipement
  • Rapport qualité/prix
  • Places arrière
Contre...
  • Frein à main électrique
  • Sound Actor peu crédible

Cupra Formentor VZ 310ch 4Drive

Prix de base : CHF 50’000.-

Voiture essayée : CHF 55’437.-

Remerciements

Merci à Cupra Suisse pour le prêt de ce Cupra Formentor. 

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