ASTON MARTIN
DBX

Le reportage Sport-Auto.ch du 19 mars 2020

Rédaction : Bob de Graffenried
Photographies : Bob de Graffenried

Le tout premier SUV de la marque britannique a été présenté en première mondiale le 20 novembre dernier à Pékin. Nous l’avions découvert en avant-première quelques jours auparavant sur son lieu de fabrication, l’usine de St. Athan située non loin de Cardiff. N’ayant pas pu être présenté en première européenne à Genève, l’Aston Martin DBX s’est finalement retrouvée dans le showroom de Aston Martin Geneva. L’occasion idéale de découvrir à mon tour celle qui occupera sans doute une place de choix parmi les ventes du constructeur anglais.

Contrairement à certaines concurrentes (Porsche Cayenne, Bentley Bentayga, Lamborghini Urus), l’Aston Martin DBX n’a pas été conçu sur une plateforme commune. Avec son empattement important (3m), le DBX supporte bien sa taille généreuse de 5,04m même si de profil, le porte-à-faux arrière est marqué. Sa hauteur de 1’680mm fait du DBX le plus bas du segment, d’où cette apparence générale élancée et trapue. La face arrière du DBX rappelle indéniablement la récente Aston Martin Vantage déjà essayée et qui se décline dès maintenant aussi en version Roadster. L’avant reprend quant à lui plutôt les codes stylistiques de la DB11, tant au niveau de la calandre que des phares.

Alors que nous n’avions pas eu le droit de prendre nos photos, nous avions reçu très peu de clichés de l’intérieur lors de notre découverte du DBX en novembre dernier (sans doute car ce dernier n’était pas dans sa forme définitive). Aujourd’hui, j’ai en revanche tout loisir de prendre mes photos à l’intérieur de ce SUV luxueux. Je constate sans surprise que les matériaux sont de premiers choix et que le cuir est omniprésent, y compris sur le tableau de bord. La casquette des compteurs, réalisée en deux couches, me rappelle la DBS Superleggera essayée l’an dernier. Mais attention, dans le DBX, exit le compte-tours central caractérisant les coupés de la marque. Ici, c’est un unique écran large de 12,3 pouces présentant un compteur de vitesse et un compte-tours qui a été retenu, comme sur la Rapide. Le volant à méplat a également laissé sa place à un volant rond.

La console centrale est entièrement nouvelle et surplombe un espace de rangement généreux. Au sommet, au-dessus de l’écran central de 10,3 pouces, on retrouve les boutons permettant de gérer la transmission, avec au centre le traditionnel bouton de démarrage translucide. L’arrière présente quant à lui des sièges confortables à l’assise inclinée ainsi qu’une garde au toit permettant d’accueillir facilement des adultes malgré la ligne de toit fuyante. Les sièges sont rabattables en trois parties et le coffre propose un volume de 632 litres.

Sous son capot, l’Aston Martin DBX ne propose pour l’instant qu’une seule motorisation. Il s’agit du V8 bi-turbo 4.0L qui provient de Mercedes-AMG et qui équipe aussi la Vantage et la DB11 V8 déjà essayées. Sa puissance a néanmoins été augmentée à 550 chevaux (soit 40ch de plus) afin de lui permettre d’accélérer de 0 à 100km/h en 4,5 secondes. Le couple est passé de 685Nm (Vantage) à 700Nm sur le DBX. La vitesse maximale du DBX est de 290km/h, soit 7km/h de plus que l’Alfa Romeo Stelvio Quadrifoglio, lui aussi l’un des plus rapides du segment.

Le prix de l’Aston Martin DBX débute à CHF 211’690.- (edit : CHF 185’000.- en septembre 2020). Reste encore une question existentielle : le furieux V12 bi-turbo équipant notamment la DBS Superleggera fera-t-il son retour dans le DBX ? Ou bien celui-ci sera-t-il sacrifié au profit d’une motorisation hybride ?

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