DS 9
PERFORMANCE LINE

Le reportage Sport-Auto.ch du 9 novembre 2020

Rédaction : Bob de Graffenried
Photographies : Bob de Graffenried

C’était l’une des principales nouveautés françaises attendue lors du 90ème Salon de l’automobile de Genève qui a été annulé à cause du coronavirus. La marque DS – créée en 2015 – devait en effet y présenter sa première berline du segment D : la DS 9. Nous avons pu la découvrir dans sa finition Performance Line au « DS SALON » de Lausanne lors d’une conférence de presse en comité réduit afin de respecter les normes sanitaires actuelles.

Compte tenu du positionnement premium de la marque française, la nouvelle DS 9 est un produit très important pour la marque d’autant plus qu’elle vient coiffer une gamme réduite qui ne comporte que deux autres modèles : la DS 3 Crossback (4,12m) et la DS 7 Crossback (4,57m). Nous vous avons d’ailleurs proposé récemment l’essai de ce SUV raffiné dans sa version E-Tense 4×4 doté d’une motorisation hybride rechargeable de 300ch.

Lorsqu’il nous présente la voiture, Jeoffrey Petit, Brand Manager DS Automobiles Suisse, insiste sur la vision avant-gardiste qui démarque DS du reste de la production automobile. Ce désir d’innover au lieu de suivre la voie établie n’est pas né d’hier : les premières DS, construites à partir de 1955, étaient sans doute les voitures les plus avant-gardistes de leur époque. Equipée en outre des dernières technologies en matière de confort et d’assistance à la conduite, DS ambitionne de faire de la DS 9 une berline de référence, et pas seulement parmi la production française. En témoignent par exemple la présence de sièges arrière chauffants, ventilés et massants, une « caractéristique unique dans la production actuelle » poursuit Jeoffrey Petit.

Malgré son gabarit imposant (4,93m), la DS 9 ne paraît ni massive ni trop encombrante. Ce sont plutôt l’élégance et la finesse qui priment au sein d’une silhouette très équilibrée. Le designer lausannois Raphaël Lutz, également présent sur place, nous explique que nous devons cette sensation visuelle au fait que la DS 9 respecte des proportions idéales entre les différents éléments qui composent sa carrosserie (règle du nombre d’or).

Mais bien que sa longueur (+18cm) et son empattement (+10cm) soient plus importants, la DS 9 peut difficilement cacher son lien de parenté avec la Peugeot 508 dont elle reprend la plateforme. Peut-on alors vraiment la qualifier d’avant-gardiste ? En y regardant de plus près, la différence se joue à travers de multiples détails. Le capot est par exemple séparé en deux par un sabre guilloché en finition « Clous de Paris » héritée de la haute horlogerie. Pour la grille de la calandre, les ingénieurs ont fait appel au design paramétrique ; les motifs tridimensionnels ont été calculés par un algorithme afin de respecter les contraintes en matière de refroidissement tout en apportant le relief recherché. Au-dessus des custodes arrière, deux petits feux de positions rappellent les clignotants présents sur les DS d’antan. Enfin, comme sur la DS 7 Crossback, l’arrière reçoit des feux aux motifs ciselés qui constituent la signature lumineuse de DS.

Avant de pénétrer à l’intérieur, on note la présence de poignées de porte affleurantes. Le relatif manque de lumière ne permettra pas d’apprécier pleinement la qualité de l’habitacle de cette pré-série. On relèvera toutefois la proéminence de la planche de bord, dessinée presque à la verticale, une « caractéristique rappelant les anciennes DS » conclut Jeoffrey Petit. L’alcantara que l’on retrouve abondamment est une caractéristique de la finition Performance Line qui amène quelques accents sportifs tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Trois autres finitions seront disponibles : Rivoli, Bastille et Opéra.

A l’arrière, l’espace aux jambes est vraiment généreux grâce à l’empâtement de 2,9 mètres ; mes 195cm ont pu s’y installer facilement sans avoir avancé le siège conducteur préalablement réglé pour mon gabarit. La garde au toit est par contre limite pour ma taille, ce qui n’est pas vraiment une surprise si l’on observe la voiture de profil. Une autre différence par rapport à la Peugeot 508 est le coffre qui est séparé de l’habitacle, faisant de la DS 9 une berline tri-corps, alors que la Peugeot 508 est équipée d’un hayon.

Et que se cachera-t-il sous le capot de cette nouvelle DS 9 ? Dans un premier temps, il faudra se contenter d’une motorisation hybride rechargeable développant 225ch sur les roues avant. Le moteur essence 4 cylindres 1.6L PureTech de 180ch du groupe PSA est secondé par un moteur électrique alimenté par une batterie de 11,9kWh, offrant à cette DS 9 une autonomie théorique de 50km en mode électrique. Deux autres motorisations hybrides rechargeables suivront avec respectivement 250 et 360ch. Seule cette dernière version, qui sera techniquement très proche de la Peugeot 508 PSE, sera dotée de la traction intégrale.

Quant au prix de lancement de la DS 9 avec la motorisation hybride rechargeable de 225ch, il n’a pas encore été dévoilé. Mais d’après Jeoffrey Petit, il devrait se situer entre CHF 55’000.- et CHF 75’000.-.  

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