TOUR AUTO 2026
LES ÉQUIPAGES SUISSES

Le reportage Sport-Auto.ch du 19 mai 2026

Rédaction : Arnaud Lescure
Photographies : Arnaud Lescure

Connu dans le monde entier, le Tour Auto est l’un des plus gros événements annuels mettant en scène des voitures classiques. Nous vous livrons dans ce premier sujet les résultats des équipages suisses qui ont participé à cette 35ème édition fraichement refermée.

Organisé par Peter Auto, Le Tour Auto est l’évocation du Tour de France Automobile qui s’est déroulé de 1899 à 1950. A l’époque, l’épreuve était déjà composée de roulage sur route et d’épreuves sur circuit, pour un total de 4’000 km en moyenne ! Depuis 1992 et la nouvelle recette “Tour Auto”, l’épreuve part toujours de Paris, pour rallier le Sud de la France, en général une année le Sud-Est à Nice, l’autre, Biarritz dans le Sud-Ouest. Une à trois épreuves spéciales sont prévues par jour, sur route fermée ou sur circuit ; le reste du parcours sillonne les plus belles régions de France dans le respect du Code de la route, soit plus de 2’200 km au total en 5 jours. Les lieux de repas sont quant à eux rigoureusement sélectionnés pour leur cadre atypique, chaleureux, mettant en valeur le patrimoine… et l’art de la table, particulièrement cher aux équipages tricolores.

Déroulement du Tour Auto

Après une première journée dédiée aux vérifications techniques et administratives ainsi qu’à la soirée d’ouverture au Grand Palais parisien, le Tour Auto peut enfin commencer. L’épreuve se décompose en deux grandes catégories : compétition et régularité. Les autos admises sont alors celles qui ont pu participer au « Tour de France Automobile » de 1951 à 1973, à quelques exceptions près jusqu’en 1984.

Aussi, les autos sont classées selon diverses périodes : E (1947-1961, jusque 1960 pour biplaces de course), F (1962-1965, à partir de 1961 pour biplaces de course), G (1966-1971), H (1972-1976), I (1977-1981), J1 (1982-1984). Elles sont aussi classifiées selon divers groupes : Tourisme, Grand Tourisme de série / compétition, Sport Prototype, Production J, Groupe B, Véhicule Historique de Compétition…

Les équipages sont répartis en plusieurs catégories : classement G, classement H/I, classement général scratch (hors G/H/I) et classement à l’indice de performance. Ce dernier tient alors compte des performances des autos, et notamment de certaines plus rares sur le Tour, ou bien en deçà de la majorité des concurrents ! Sont alors déterminés des coefficients, en fonction de la cylindrée, le nombre de portes et de l’âge des véhicules. Les coefficients sont alors multipliés par le temps total des concurrents.

En régularité, le chrono importe moins… encore que ! Lors des épreuves sur circuit, les concurrents engagés en régularité doivent s’approcher au mieux d’un temps de référence, sur trois tours. Concernant les épreuves spéciales sur routes fermées, l’idée est de rouler à une vitesse moyenne déterminée selon l’une des trois catégories de régularité choisies au départ : rapide, moyenne, lente. Aucun instrument moderne n’est toléré (Coyote, GPS, téléphones…), mais seulement le compteur mécanique du véhicule, un maximum de deux chronomètres à aiguille, une table de moyennes, ainsi que d’un Tripmaster mécanique.

Deux équipages suisses en compétition

On retrouvait ensuite seulement deux participants suisses en compétition. Tout d’abord, on notait la participation de la Porsche 911 2,3L ST (1970) des Thurgoviens Urs Beck et Kai Fuchs, engagée avec le numéro 276, période « G » et plateau 5. L’équipage a fini à une jolie 15ème place en compétition, parmi 96 participants dans cette catégorie. L’auto, habituée à l’évènement mais aussi au Mans Classic, se remarquait bien à sa livrée « Chiquita », et son avant entièrement en fibres ! Elle avait d’ailleurs notamment gagné le Tour Auto dans sa catégorie en 2024, et terminé troisième en 2025.

Ensuite, la Porsche 911 Carrera RSR 3.0 (1975) numéro 269 de Michel Speyer et Romain Joffroy, engagée « H/I/J », dans le plateau 5 également. Elle termine à la 90ème place du Tour Auto 2026. Une habituée aux évènements Peter Auto également, notamment l’Historic Racing et Spa Classic.

Nous avons notamment pu voir ces deux autos se battre sur le circuit de Magny-Cours GP, lors de la première étape du Tour Auto 2026.

Notons également la présence d’une troisième voiture suisse menée par un équipage français ; la belle Jaguar Type-E 3.8 (no 214) de Erwin Creed et Paul-Edouard Gondard, engagée en compétition VHC. L’équipage a terminé à la 61ème place.

Huit équipages en régularité

Pour commencer, une efficace petite allemande avec la BMW 2002 TI de 1974 (no 85) des Zurichois Yves Boitel et Axel Zimmermann. De moyenne intermédiaire, sur le plateau « H/I/J », elle a fini à la 19ème place.

Une belle et noble Italienne avec la Ferrari 250 GT SWB de 1961 (no 79) des Genevois Benoit Dauchin et Augustin Delalande, inscrite VHC en moyenne intermédiaire. L’équipage a terminé à la 22ème place.

On la connait surtout dans des déclinaisons course, les fameuses « Procar » ! La BMW M1 (1980) portant le numéro 112, menée par les Vaudois Henrique et Jinni Gemperle dans plateau H/I/J en moyenne intermédiaire, a terminé à la 25ème place. La voici à l’arrivée du parc fermé de Clermont-Ferrand, à la fin de l’étape 1.

Avec le numéro 76, l’équipage du Spider Alfa Romeo 1750 (catégorie G, 1971), constitué de Lionel Afflelou et Alain Bouldouyre (GE), a rallié l’arrivée à la 66ème place, également en moyenne intermédiaire.

L’équipage suisse avec la voiture la plus exclusive était assurément celui de la Ferrari 250 MM (1953) portant le numéro 66 de Diego Meier et Giacomo Amoroso. L’auto, inscrite en VHC en moyenne modérée, a fini 69ème.

Nous avons également pu voir l’élégante Fiat 2300S Coupé de 1962 de Silvio Cibien et Hugo Meier (VS), VHC engagée au numéro 26 en moyenne basse. L’équipage a fini 71ème (sur 108) au classement général de régularité.

Une italienne à moteur V8 américain, la radicale De Tomaso Pantera Groupe 3 (1973) portant le numéro 98 menée par les Vaudois Olivier Rabiller et Eric Fraysse, qui a fini 93ème. L’auto est ici sur le départ de la troisième étape, au parc fermé du Pont du Gard.

Enfin, la Ferrari 250 GT SWB (1960) portant le numéro 150 de l’équipage vaudois constitué de Jacques Houriet et Xavier Petit-Jean-Boret a eu moins de chance… Inscrite en moyenne haute, elle a dû abandonner sur la troisième étape reliant Pont du Gard à Toulouse. L’équipage n’ayant pas reçu de pénalité, il s’agit sans doute d’un abandon pour cause de problème mécanique.

Merci à Sport-Auto.ch de m’avoir offert la possibilité de couvrir cet événement exceptionnel, ainsi qu’à toute l’équipe de Peter Auto pour l’excellente organisation. Un deuxième sujet sera publié prochainement sur Sport-Auto.ch ainsi que les2ponts.fr.

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