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Giacomo Agostini et Jackie Stewart ce week-end à Ollon-Villars!

La 8e rétrospective de la course de côte d’Ollon-Villars vaudra le déplacement ce samedi 20 et ce dimanche 21 août. Il y aura en effet plus de 300 participants, à commencer par Giacomo Agostini, le pilote le plus titré du championnat du monde de moto avec un total de quinze titres mondiaux. Si le champion italien, qui vient de fêter ses 80 ans le 16 juin et qui a également couru en F1 en 1979, sera présent aussi bien le samedi que le dimanche, le triple champion du monde de F1 Jackie Stewart, âgé de 83 ans, ne devrait être présent que le samedi après-midi. Il sera présent avec une Ferrari 275 GTB en compagnie de son fils Paul Stewart. Nicolas Prost, fils du quadruple champion du monde de F1 Alain Prost, et Philppe Siffert, fils du regretté Jo Siffert, seront présents, eux, les deux jours. Le premier s’alignera au volant d’une Alpine A110 alors que le second pilotera une Porsche 917 Gulf. « Il s’agit d’une réplique, mais elle est vraiment très fidèle à celle que pilota mon père et qui participa au tournage du célèbre film Le Mans avec Steve McQueen », nous a précisé Philippe Siffert.

 

 

Monoplaces de F1, de F2 et de F3, sport-prototypes des 24 Heures du Mans, voitures de tourisme et de grand tourisme, motos et side-cars, le moins que l’on puisse écrire est qu’il y en aura pour tous les goûts ce week-end à la 8e rétrospective d’Ollon-Villars. Jean-Luc Monachon et Frédéric Jouvenat, respectivement président et vice-président du comité d’organisation, ainsi que Georges Gachnang, président d’honneur et grand-père de l’ex-pilote de F1 Sébastien Buemi, ont en effet réuni un plateau particulièrement intéressant.

Étant donné que la course de côte d’Ollon-Villars a eu lieu de 1953 à 1971, les voitures, motos et side-cars admis lors de cette 8e rétrospective devront obligatoirement être similaires à ceux qui avaient couru à l’époque. Toute règle comporte cependant ses exceptions et la jeune pilote fribourgeoise Karen Gaillard s’alignera avec une Formule 4 mise à disposition par l’écurie ACD Motorsport de Charly Croset. Ce dernier dispose de monoplaces de Formule 4 qui arborent les mêmes couleurs que les F1 actuelles (Red Bull, Ferrari, Mercedes-AMG, Aston Martin, McLaren…). Celle que conduira Karen Gaillard aura les mêmes couleurs que l’Alfa Romeo Sauber de Valtteri Bottas !

« Je suis très heureuse de pouvoir m’aligner pour une fois en Suisse », a relevé Karen Gaillard qui avait remporté en 2019 le Young Driver Challenge parmi 1500 concurrents et qui court cette saison en France : « Je participe au championnat monomarque Mitjet qui réunit à chaque course entre 40 et 50 voitures. Mon objectif est toujours de devenir pilote professionnelle et, pourquoi pas, de disputer un jour les 24 Heures du Mans pour un constructeur », a-t-elle précisé.

 

 

Une autre pilote de renom sera présente à cette 8e rétrospective de la course de côte d’Ollon-Villars. Il s’agit de Natacha Gachnang-Sottas. La cousine de Sébastien Buemi, qui a disputé à deux reprises les 24 Heures du Mans (2010 et 2013) et qui se battait en Formule BMW avec son cousin Sébastien Buemi ainsi qu’avec Nico Hülkenberg (photo) qui sont tous les deux arrivés en F1, conduira une Cegga-Ferrari dans la série spéciale « Scuderia Cegga ». On rappellera que Cegga signifie Claude et Georges Gachnang Aigle. Claude Gachnang, décédé le 20 avril 2021 dans sa 88e année (lire ici notre article https://sport-auto.ch/claude-gachnang-le-c-de-cegga-nest-plus/ ), et Georges Gachnang étant respectivement le grand-oncle et le grand-père de Natacha Gachnang-Sottas.

 

Outre ses fonctions de président d’honneur de la rétrospective d’Ollon-Villars, Georges Gachnang (91 ans) pilotera une Cegga-Maserati Birdcage. En tout, ce ne sont pas moins de sept voitures qui sont annoncées dans la série spéciale «Scuderia Cegga». Parmi elles, la Cegga de F1 que les deux frères Gachnang avaient construite en 1964, à savoir 29 ans avant les débuts de Sauber en Formule 1. Cette Cegga-F1 sera pilotée par Alain Gillieron. A propos de Sauber, on notera que quatre prototypes du constructeur zurichois seront présents cette année à Ollon-Villars: une C1, deux C2 et une C3.

Sachez encore que, depuis les débuts de l’épreuve en 1953, dix éditions ont permis à un très nombreux public – jusqu’à 40’000 spectateurs lors de la dernière année en 1971 – de voir l’élite du sport automobile mondial s’élancer à l’assaut de celle qui a été, avec St-Ursanne-Les Rangiers, «la plus belle et la plus prestigieuse course de côte du championnat d’Europe de la montagne» à être organisée en Suisse.

Les plus grands pilotes helvétiques s’y sont illustrés. Parmis eux Toulo de Graffenried, Jo Siffert, Herbert Müller (photo), Peter Schetty et Silvio Moser. Même des champions du monde de F1 tels que Jack Brabham et Jim Clark y ont couru. C’est d’ailleurs un pilote de F1, en l’occurrence François Cevert, qui détient le record absolu du parcours. Il l’avait établi en 3’47’’04, en 1971, lors de la dernière édition qui l’avait vu s’imposer au classement général. Outre Toulo de Graffenried, Jo Siffert, Silvio Moser, Jack Brabham, Jim Clark et François Cevert déjà cités, de nombreux autres pilotes de F1 ont couru à Ollon-Villars. On citera, sans être exhaustif, Hans Stuck, Jean Behra, Wolfgang Von Trips, Hans Herrmann, Arturo Merzario, Joakim Bonnier, Edgar Barth, Dieter Quester, Lodovico Scarfiotti, Gerhard Mitter et Rolf Stommelen.

Lors de la rétrospective de 2007, il y avait même eu le Genevois Romain Grosjean et le Vaudois Sébastien Buemi, venus en voisins! On relèvera encore que, à partir de 1965, les motos et les side-cars s’élancèrent également sur le tracé d’Ollon-Villars. Une des éditions les plus disputées avait été celle de 1967. Elle avait été le théâtre d’un formidable duel entre les deux Porsche d’usine de Gerhard Mitter et Rolf Stommelen. Le premier nommé s’imposa en pulvérisant le record signé lors de la précédente édition par la Ferrari de Ludovico Scarfiotti (4’09’’8) en arrêtant les chronos en à peine 3’55’’4! Le fait que Gerhard Mitter avait été le premier à faire voler en éclat la barrière des 4 minutes s’était traduit par un formidable écho médiatique. Cela correspondait en effet à une vitesse moyenne de plus 120 km/h! «C’est tout simplement prodigieux sur une route de montagne», pouvait-on lire dans la Tribune de Lausanne de l’époque.

Pour davantage d’informations sur la 8e rétrospective d’Ollon-Villars, veuillez consulter la page Facebook Ollon-Villars International Motor Race ainsi que le site officiel www.ollon-villars.com.

Crédits des photos: Ollon-Villars International Motor Race, Laurent Missbauer, BMW, ACD-Motorsport et DR

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