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Philip Ellis s’impose en IMSA, Grégoire Saucy au pied du podium en ELMS

ELMS – Inter Europol Competition retrouve la victoire au terme d’une course folle à Spa

L’European Le Mans Series a vécu une manche particulièrement mouvementée à Spa-Francorchamps, où l’Oreca n°43 d’Inter Europol Competition a renoué avec la victoire au terme de quatre heures de course ponctuées par pas moins de six interventions de la Safety Car durant la première moitié de l’épreuve. Jakub Smiechowski, Nick Yelloly et Tom Dillmann ont ainsi offert à l’équipe polonaise son premier succès en ELMS depuis Le Castellet 2024.

Après leur deuxième victoire consécutive aux 24 Heures du Mans en juin et une impressionnante série de six deuxièmes places en ELMS au cours des deux dernières saisons, les trois pilotes ont enfin retrouvé la plus haute marche du podium. Ils ont franchi la ligne avec 3,3 secondes d’avance sur la Vector Sport n°10, mais une pénalité infligée après l’arrivée à cette dernière a profondément modifié le classement.

Pietro Fittipaldi ayant roulé 1 min 15,791 s de moins que le temps minimum imposé par le règlement, la Vector Sport a écopé d’une pénalité de 1 min 50,791 s. L’Oreca n°10 a ainsi été rétrogradée à la 17e place du classement général et à la neuvième en LMP2. L’Oreca n°29 de Forestier Racing by Panis a donc été promue à la deuxième place, devant l’IDEC Sport n°18.

Une première partie de course particulièrement chaotique

La course avait débuté sous le signe de l’offensive. Jamie Chadwick, au volant de l’IDEC Sport n°18, s’élançait depuis la première ligne après que son équipier Valerio Rinicella avait signé la pole position. La Britannique menait le peloton dans La Source, mais Griffin Peebles, auteur d’un excellent départ depuis la troisième position avec l’Oreca n°22 de United Autosports, prenait rapidement l’avantage.

L’Australien avait toutefois été percuté au freinage par Bijoy Garg et l’Oreca n°34 d’Inter Europol Competition. Peebles parvenait à conserver le contrôle de sa voiture et ressortait deuxième de La Source, tandis que Garg devait regagner les stands pour réparer l’avant de son prototype. Il écopait également d’une pénalité de dix secondes pour avoir provoqué l’accrochage.

La course connaissait ensuite son premier coup d’arrêt avant même la fin du premier tour. Alex Bukhantsov sortait de piste avec la Ligier n°13 d’Inter Europol Competition dans le virage 5 et percutait les barrières, entraînant la première intervention de la Safety Car.

Au restart, Peebles profitait d’un meilleur élan pour prendre la tête, tandis que Jamie Chadwick restait dans son sillage à travers l’Eau Rouge et jusqu’aux Combes.

Dans les autres catégories, Giorgio Roda menait la LMP2 Pro/Am avec la Duqueine n°30, alors que Fabien Michal plaçait la Duqueine n°85 de R-ace GP en tête de la LMP3. Le Français devait toutefois rapidement céder face à Paul Lanchère et la Ligier n°17 de CLX Motorsport. En LMGT3, Tony McIntosh imposait l’Aston Martin n°59 de Racing Spirit of Léman devant la Mercedes-AMG n°62 de Team Qatar by Iron Lynx.

La suite allait être beaucoup moins calme. L’Oreca n°47 de CLX Motorsport était percutée par la TDS Racing n°14 de Steven Thomas dans le dernier virage, provoquant une nouvelle neutralisation. Puis, après seulement quelques minutes de course sous drapeau vert, la Ferrari n°74 de Kessel Racing était accrochée par la Porsche n°54 de High Class Racing et terminait dans le bac à graviers.

À peine la course relancée, un nouvel incident impliquait la Ferrari n°57 de Kessel Racing et la Ligier n°8 de Team Virage dans le virage 12. Les deux voitures terminaient leur course dans le bac à graviers, entraînant une quatrième intervention de la Safety Car.

Une cinquième neutralisation survenait presque immédiatement après la sortie de piste de l’Aston Martin n°59 de Racing Spirit of Léman, partie en tête-à-queue avant de heurter les barrières. Enfin, à la mi-course, la Ferrari n°50 de Custodio Toledo était impliquée dans un contact avec une LMP2. Le pilote partait en tête-à-queue et percutait violemment le mur, projetant de nombreux débris sur la piste. Toledo parvenait à sortir seul de sa Ferrari, mais quinze nouvelles minutes étaient nécessaires pour nettoyer le circuit.

Inter Europol prend le contrôle

À la faveur des différentes neutralisations et des stratégies d’arrêts aux stands, la hiérarchie avait considérablement évolué. Nick Yelloly se retrouvait alors en tête avec l’Oreca n°43 d’Inter Europol Competition, devant Vlad Lomko sur la Vector Sport n°10 et Grégoire Saucy avec l’Oreca n°22 de United Autosports.

En LMP2 Pro/Am, Matthieu Vaxiviere avait pris les commandes avec l’AF Corse n°83, devant Malthe Jakobsen sur l’Algarve Pro Racing n°20 et Louis Delétraz, particulièrement menaçant avec l’Oreca n°99 d’AO by TF.

La LMP3 était alors dominée de manière spectaculaire par Alvise Rodella et la Ligier n°5 de Rinaldi Racing, qui comptait jusqu’à 86 secondes d’avance sur ses poursuivants. Derrière elle, Max Van Der Sne occupait la deuxième position avec l’Eurointernational n°11, devant la R-ace GP n°85 et la CLX Motorsport n°17.

En LMGT3, Wayne Boyd menait avec la McLaren n°23 de United Autosports. Malgré un contact avec une LMP2 dans le virage 8, le Britannique conservait onze secondes d’avance sur Mex Jansen et la Ferrari n°86 de GR Racing, ainsi que sur la Mercedes-AMG n°63 d’Iron Lynx.

Les arrêts suivants permettaient toutefois à la Vector Sport de reprendre les commandes. Pietro Fittipaldi possédait alors huit secondes d’avance sur Tom Dillmann et l’Oreca n°43, tandis que l’IDEC Sport n°18 de Valerio Rinicella pointait à dix secondes.

Un arrêt décisif pour la victoire

La décision allait finalement se jouer dans les derniers passages aux stands. L’équipe Inter Europol Competition réalisait un arrêt particulièrement efficace, permettant à Tom Dillmann de reprendre la piste en tête avec environ dix secondes d’avance sur la Vector Sport.

Fittipaldi revenait rapidement dans les roues de la voiture polonaise et réduisait l’écart à moins de deux secondes. Dillmann résistait toutefois jusqu’au bout et franchissait le drapeau à damier en première position, avec 3,3 secondes d’avance.

La pénalité infligée après la course à la Vector Sport transformait toutefois ce succès en une victoire encore plus nette au classement officiel. L’Oreca n°29 de Forestier Racing by Panis était promue deuxième, devant l’IDEC Sport n°18.

Duel musclé en LMP2 Pro/Am

La fin de course a également été particulièrement animée en LMP2 Pro/Am. L’Oreca n°83 d’AF Corse et la n°99 d’AO by TF se disputaient la première place lorsque Louis Delétraz tentait une attaque au bout de la ligne droite de Kemmel.

Matthieu Vaxiviere défendait sa position et les deux voitures se touchaient dans la zone de freinage. Delétraz partait en tête-à-queue, tandis que Vaxiviere empruntait le dégagement avant de reprendre la piste.

Malthe Jakobsen profitait de la situation pour dépasser Delétraz et s’emparer de la deuxième place. L’AF Corse n°83 de François Perrodo, Antonio Fuoco et Matthieu Vaxiviere remportaient donc la catégorie, avec 3,3 secondes d’avance sur l’Algarve Pro Racing n°20. Delétraz et AO by TF complétaient le podium, à cinq secondes supplémentaires.

CLX Motorsport déclaré vainqueur en LMP3

Mikkel Gaarde Pedersen avait pourtant offert à Rinaldi Racing une victoire particulièrement convaincante en LMP3, la Ligier n°5 franchissant la ligne avec 54 secondes d’avance sur le reste du plateau.

Mais les vérifications techniques allaient tout changer. Le réservoir de la Ligier affichait une capacité de 101,5 litres, alors que le règlement fixe le maximum à 100 litres. La voiture était donc disqualifiée après l’arrivée.

Les champions en titre de CLX Motorsport, Paul Lanchère, Alexander Jacoby et Louis Iglesias, récupéraient ainsi la victoire avec la Ligier n°17. R-ace GP et sa Duqueine n°85 héritaient de la deuxième place, devant l’Eurointernational n°11.

Première victoire depuis 2015 pour GR Racing en LMGT3

La catégorie LMGT3 a elle aussi connu une arrivée particulièrement disputée. Après avoir pris les commandes à la faveur des différents relais et arrêts aux stands, Lorcan Hanafin a parfaitement résisté à ses poursuivants avec la Ferrari 296 LMGT3 n°86 de GR Racing.

Le Britannique franchissait la ligne avec seulement 2,7 secondes d’avance sur la Porsche n°77 de Proton Competition, pilotée notamment par le Belge Alessio Picariello. Maxime Martin plaçait pour sa part la Mercedes-AMG n°62 de Team Qatar by Iron Lynx sur la troisième marche du podium.

Les trois voitures n’étaient séparées que d’une dizaine de secondes à l’arrivée, confirmant l’intensité de la lutte dans une catégorie LMGT3 particulièrement compétitive.

Pour GR Racing, ce succès revêt une importance particulière puisqu’il s’agit de sa première victoire en ELMS depuis 2015. Mike Wainwright, Mex Jansen et Lorcan Hanafin peuvent donc savourer un retour au premier plan après une course aussi longue que mouvementée.

La prochaine manche de l’European Le Mans Series se déroulera à Silverstone, le dimanche 13 septembre, pour les Goodyear 4 Hours of Silverstone.

Crédits photos : Jean-Luc Patars / Sport-Auto.ch


Michelin Le Mans Cup – R-ace GP s’impose au terme d’une course à rebondissements à Spa-Francorchamps

La Michelin Le Mans Cup a offert un spectacle particulièrement mouvementé à Spa-Francorchamps. Au terme d’une course de deux heures interrompue à sept reprises, Danial Frost et Enzo Peugeot ont décroché leur deuxième victoire de la saison au volant de la Duqueine n°85 du R-ace GP. En LMP3 Pro/Am, les champions en titre Eric De Doncker et Gillian Henrion ont une nouvelle fois fait parler leur expérience avec une troisième victoire consécutive. En GT3, Kessel Racing a réalisé un doublé avec ses deux Ferrari 296 GT3 Evo, séparées de seulement quelques dixièmes sur la ligne d’arrivée.

La course avait pourtant débuté sous de bons auspices. Parti de la pole position, Louis Iglesias plaçait la Ligier n°9 d’ANS Motorsport en tête à l’approche des Combes. Il devait toutefois résister à la pression de Luciano Morano, au volant de la n°29 Forestier Racing by VPS. Le pilote italien tentait une attaque dans les Combes, mais devait couper le dégagement et rendre sa position.

En LMP3, Alex Bukhantsov occupait alors la première place avec la Ligier n°34 d’Inter Europol Competition, devant Emil Hellberg et la n°48 d’Allay Racing. Mais les premiers incidents n’allaient pas tarder à perturber la course.

Alessandro Cozzi, champion en titre, partait en tête-à-queue avec la Ferrari n°51 d’AF Corse avant de percuter les barrières au virage 7. Des débris étant dispersés sur la piste, la première neutralisation par Safety Car était immédiatement déclenchée. À peine la course relancée, Ajith Kumar sortait à son tour de la piste au virage 11 avec la n°16 Ajith RedAnt by Virage. La voiture restant dans une position dangereuse dans le bac à gravier, la voiture de sécurité faisait rapidement sa deuxième apparition.

Le scénario se répétait quelques instants plus tard. La n°15 Vector Sport RLR poussait la n°97 CLX Motorsport hors de la trajectoire, provoquant la sortie de piste de Romain Boeckler, qui se retrouvait sur la trajectoire de la n°70 Team Virage pilotée par Jude Peters. Les deux voitures étaient lourdement endommagées et contraintes à l’abandon. Enea Frey écopait par ailleurs d’un stop-and-go pour avoir été considéré comme responsable de la collision.

Après une nouvelle neutralisation sous Full Course Yellow pour permettre l’évacuation d’une voiture sortie au virage 7, les premiers arrêts aux stands intervenaient au terme de 50 minutes de course. Mais la course n’était décidément pas décidée à s’installer dans la durée. Une quatrième période sous Safety Car était déclenchée après la sortie de deux nouvelles LMP3 dans la ligne droite de Kemmel.

Il fallait finalement attendre les 39 dernières minutes pour retrouver une course véritablement lancée. C’est alors que R-ace GP prenait les commandes. Au volant de la Duqueine n°85, le pilote chargé du relais après le changement de pilote profitait de la relance pour dépasser Maxwell Dodds et la Ligier n°9 d’ANS Motorsport au premier virage. Dodds perdait ensuite une position supplémentaire au profit d’Arthur Rogeon et de la n°12 Brutal Fish by Campos.

En LMP3 Pro/Am, Gillian Henrion avait pris le relais d’Eric De Doncker au volant de la n°98 Motorsport98. Le Belge se montrait particulièrement offensif et remontait progressivement dans la hiérarchie avant de prendre la tête de sa catégorie en dépassant la n°71 Rinaldi Racing dans les Combes.

En GT3, la n°77 SMC Motorsport McLaren occupait initialement la première place, avant de perdre toute chance de victoire à la suite d’une pénalité pour infraction au départ. Lorenzo Ferrari héritait ainsi de la tête avec la Ferrari n°21 de Kessel Racing.

À une trentaine de minutes du terme, une nouvelle neutralisation sous Full Course Yellow était nécessaire après la sortie de Narain Karthikeyan et de la n°36 Ajith RedAnt Racing dans le bac à gravier du virage 12. La situation s’aggravait toutefois lorsque Tom Canning immobilisait l’Aston Martin n°91 d’Ecurie Ecosse Blackthorn, de la fumée s’échappant de son passage de roue avant droit. Le Full Course Yellow était alors transformé en Safety Car. Les commissaires maîtrisaient rapidement le début d’incendie et la piste pouvait être dégagée.

La dernière relance intervenait à seulement 18 minutes du drapeau à damier. Arthur Rogeon réalisait alors un excellent départ et plaçait la Ligier n°12 Brutal Fish by Campos devant la Duqueine de R-ace GP dans la montée vers l’Eau Rouge.

La victoire allait cependant se jouer sur tapis vert. La n°12 avait en effet écopé auparavant d’une pénalité de cinq secondes pour avoir dépassé les limites de la piste avec un avantage durable. Rogeon devait donc compter au moins cinq secondes d’avance sur Peugeot à l’arrivée pour conserver la victoire.

Le pilote de R-ace GP ne relâchait pas la pression. Il parvenait à rester dans le sillage de son adversaire et franchissait la ligne avec seulement 1,5 seconde de retard. Une fois la pénalité appliquée, la Duqueine n°85 était donc déclarée vainqueur. La n°12 Brutal Fish by Campos devait se contenter de la deuxième place, devant la Ligier n°9 d’ANS Motorsport.

Cette victoire constitue le deuxième succès de la saison pour Danial Frost et Enzo Peugeot, confirmant les ambitions de R-ace GP dans cette campagne 2026.

Motorsport98 intouchable en LMP3 Pro/Am

La catégorie LMP3 Pro/Am a une nouvelle fois été dominée par Motorsport98. Eric De Doncker et Gillian Henrion ont remporté leur troisième course consécutive et leur troisième victoire en quatre départs. La Ligier-Toyota n°98 s’est imposée devant la n°71 Rinaldi Racing et la n°34 Inter Europol Competition.

Grâce à cette nouvelle performance, les champions en titre abordent la prochaine manche avec une avance particulièrement confortable de 33 points au championnat. Silverstone constituera donc une nouvelle occasion pour l’équipage belge de conforter sa position de leader.

Doublé Ferrari en GT3

La catégorie GT3 a donné lieu à une arrivée particulièrement serrée entre les deux Ferrari 296 GT3 Evo de Kessel Racing. La n°21 de Lorenzo Ferrari et Oscar Lee Ryndziewicz a finalement devancé sa voiture sœur, la n°17 confiée notamment à David Fumanelli.

Lorenzo Ferrari a néanmoins dû gérer une fin de course sous haute tension. Averti pour non-respect des limites de piste dans les cinq dernières minutes, il devait impérativement éviter toute nouvelle infraction. David Fumanelli en profitait pour réduire l’écart au volant de la n°17, les deux Ferrari franchissant finalement la ligne d’arrivée quasiment roue dans roue.

La troisième marche du podium revenait à l’Aston Martin Vantage n°10 de Code Racing Developments, devant la voiture de Racing Spirit of Léman, leader du championnat.

Après cette manche particulièrement mouvementée dans les Ardennes, la Michelin Le Mans Cup met désormais le cap sur l’Angleterre. La prochaine course se déroulera à Silverstone le samedi 12 septembre.

Crédits photo : Michelin Le Mans Cup


IMSA – Pfaff et Winward s’imposent au Virginia Raceway, tandis que les championnats GTD PRO et GTD se resserrent

Le Michelin GT Challenge disputé dimanche sur le Virginia International Raceway a offert deux courses particulièrement animées dans les catégories GTD PRO et GTD du championnat IMSA WeatherTech SportsCar Championship. En GTD PRO, Andrea Caldarelli et Sandy Mitchell ont conduit la Lamborghini Temerario GT3 n°9 de Pfaff Motorsports à une deuxième victoire consécutive, confirmant la spectaculaire montée en puissance de la nouvelle voiture italienne. En GTD, Philip Ellis et Russell Ward ont remporté leur troisième succès consécutif avec la Mercedes-AMG GT3 n°57 de Winward Racing, au terme d’un dernier relais particulièrement intense.

Disputée sur 2 h 40 et exclusivement réservée aux catégories GTD et GTD PRO, l’épreuve de VIR a été marquée par une seule neutralisation complète, provoquée dès le premier tour par la sortie de piste d’Alexander Sims avec la Corvette n°3. Le pilote est sorti indemne de l’accident.

La Temerario confirme sa montée en puissance

Après avoir décroché sa première victoire à Road America au début du mois d’août, la Lamborghini Temerario GT3 a confirmé son potentiel en remportant une deuxième course consécutive. Andrea Caldarelli et Sandy Mitchell ont dominé le week-end de VIR, avec notamment la pole position décrochée par l’Italien lors des qualifications.

La Lamborghini n°9 a pratiquement mené l’épreuve de bout en bout et n’a jamais réellement semblé devoir céder sa position. Au terme des 2 h 40 de course, Caldarelli et Mitchell ont franchi la ligne avec 1,517 seconde d’avance sur la Ford Mustang GT3 n°64 de Ben Barker et Dennis Olsen.

La troisième place est revenue à la deuxième Ford Racing, la Mustang n°65 de Frédéric Vervisch et Christopher Mies. Elle a toutefois terminé à près de 39 secondes des vainqueurs.

Cette nouvelle victoire constitue une confirmation importante pour Pfaff Motorsports et Lamborghini. La Temerario, nouvelle venue sur les circuits en 2026, avait connu des débuts difficiles après son lancement aux 12 Heures de Sebring. L’équipe avait ensuite obtenu un podium quelque peu inattendu à Detroit avant de poursuivre son travail de développement. La victoire de Road America avait constitué le véritable déclic, confirmé avec autorité à VIR.

Sandy Mitchell a notamment souligné les progrès accomplis par l’équipe dans la compréhension de la voiture. Après avoir bénéficié d’un rythme immédiatement compétitif dès les premiers essais, Pfaff a pu consacrer davantage de temps aux détails déterminants d’une course d’endurance, notamment les arrêts aux stands et les tours d’entrée et de sortie des stands.

Caldarelli et Mitchell reviennent dans la course au titre

Cette deuxième victoire consécutive change également la situation au championnat GTD PRO. Les leaders, Neil Verhagen et Connor De Phillippi, ont terminé cinquièmes avec la BMW M4 GT3 EVO n°1 de Paul Miller Racing. Ils conservent la tête du classement, mais leur avance n’est plus que de 23 points sur Tommy Milner et Nicky Catsburg, septièmes avec la Corvette Z06 GT3.R n°4 de Corvette Racing by Pratt Miller Motorsports.

Grâce à leur nouveau succès, Caldarelli et Mitchell occupent désormais la troisième place du championnat, à seulement 56 points des leaders.

La deuxième place de la Ford n°64 permet par ailleurs à Ben Barker et Dennis Olsen de rejoindre AO Racing et sa Porsche n°77 au quatrième rang, à 77 points du sommet.

Après avoir connu un début de saison difficile avec une voiture entièrement nouvelle, Lamborghini peut donc désormais légitimement envisager une bataille pour le titre. Caldarelli rappelait d’ailleurs que l’objectif de l’équipage était resté le même depuis le début du programme : essayer de gagner chaque course. Les progrès réalisés au fil des épreuves permettent désormais à Pfaff de se retrouver au cœur de la lutte pour le championnat.

Winward Racing renverse la situation en GTD

En GTD, la course a basculé dans sa dernière heure. Russell Ward et Philip Ellis, partis depuis la troisième place avec la Mercedes-AMG GT3 n°57 de Winward Racing, avaient longtemps évolué dans le groupe de tête sans réellement apparaître comme les favoris pour la victoire.

La Lamborghini Huracán GT3 EVO2 n°45 de Wayne Taylor Racing, confiée à Danny Formal et Trent Hindman, semblait en effet avoir pris une sérieuse option sur le succès. Formal a mené 37 des 84 tours et occupait encore la première place à l’approche des derniers arrêts.

Tout allait changer à 58 minutes du drapeau à damier. Formal, Tom Gamble avec l’Aston Martin Vantage GT3 Evo n°27 de Heart of Racing Team et Philip Ellis s’arrêtaient presque simultanément.

La différence s’est faite dans les stands. Les arrêts de la Lamborghini et de l’Aston Martin dépassaient les 61 secondes, alors que l’équipage de Winward réalisait une intervention en un peu plus de 58 secondes. Trois secondes gagnées suffisaient à Ellis pour revenir dans la lutte.

La bataille s’intensifiait alors sur la piste. Dans le virage 14, Danny Formal tentait de défendre sa position face à Ellis, mais les commissaires estimaient qu’il avait réagi au mouvement de son adversaire et ne lui avait pas laissé suffisamment de place. Le pilote de la Lamborghini écopait d’un drive-through et chutait de la deuxième à la sixième place.

Cette pénalité ouvrait la voie à un duel entre Ellis et Gamble pour la victoire et, surtout, pour la tête du championnat.

Ellis prend le dessus dans les dernières minutes

Tom Gamble disposait alors d’un léger avantage, mais Ellis restait dans son sillage immédiat. Les deux pilotes se retrouvaient également mêlés à la bataille entre plusieurs concurrents de la catégorie GTD PRO, notamment Connor De Phillippi avec la BMW n°1 et Tommy Milner avec la Corvette n°4.

Gamble parvenait à gagner une position en dépassant Milner, mais Ellis restait à moins d’une seconde. À 18 minutes de l’arrivée, le pilote Mercedes tentait une première attaque sur l’Aston Martin sans parvenir à conclure.

La décision intervenait finalement à seulement sept minutes du drapeau à damier. Ellis plongeait à l’intérieur de Gamble dans le virage 3 et réussissait son dépassement pour prendre la tête.

Gamble tentait immédiatement de reprendre l’avantage dans le virage 4. Il se retrouvait toutefois trop large et entrait en contact avec la Mercedes-AMG. Jugé responsable de l’incident, le pilote de l’Aston Martin écopait à son tour d’un drive-through.

Philip Ellis pouvait dès lors contrôler son avance et franchissait la ligne avec 6,413 secondes d’avance sur la BMW M4 GT3 EVO n°96 de Turner Motorsport, pilotée par Robby Foley et Patrick Gallagher.

La Ferrari 296 GT3 EVO n°70 d’Inception Racing, confiée à Frederik Schandorff et Brendan Iribe, complétait le podium.

Troisième victoire consécutive pour Winward

Ce succès constitue la troisième victoire consécutive de Winward Racing en GTD et confirme la remarquable remontée de l’équipe au championnat. Russell Ward rappelait d’ailleurs que l’équipage accusait encore 300 points de retard sur la tête du classement seulement trois courses auparavant.

La deuxième place de Turner Motorsport permet à Robby Foley et Patrick Gallagher de rester solidement installés au deuxième rang du championnat, à 36 points des leaders. Malgré l’absence de victoire cette saison, l’équipage compte désormais trois podiums.

La troisième place d’Inception Racing permet quant à elle à Brendan Iribe de reprendre provisoirement la tête du Bob Akin Award.

Derrière le trio de tête, Tom Gamble et Eduardo Barrichello ont finalement classé l’Aston Martin n°27 à la quatrième place malgré leur lutte pour la victoire dans les dernières minutes. La Lamborghini n°45 de Danny Formal et Trent Hindman a terminé cinquième après sa pénalité.

Barrichello pouvait néanmoins retenir la belle remontée de l’Aston Martin, partie de la 11e position et qui avait même occupé la deuxième place au cours de son relais. Le Brésilien occupe désormais la troisième place du championnat, à 56 points des leaders.

Un rendez-vous décisif à Indianapolis

Avec deux catégories profondément remaniées par les résultats de VIR, la fin de saison s’annonce particulièrement indécise. En GTD PRO, la montée en puissance de Lamborghini et de Pfaff Motorsports place désormais Caldarelli et Mitchell dans une véritable position de prétendants au titre. En GTD, la série de trois victoires de Winward Racing a complètement relancé la course au championnat.

Les concurrents disposent désormais de quelques semaines avant la prochaine manche, qui se déroulera le dimanche 20 septembre sur l’Indianapolis Motor Speedway à l’occasion du TireRack.com Battle on the Bricks. L’épreuve, également longue de 2 h 40, constituera l’avant-dernier rendez-vous de la saison et pourrait s’avérer déterminante dans les deux catégories GT.

Crédits photo : IMSA

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