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24H du Mans 2026 – Une première ligne suisse historique

Une magnifique journée d’hyperpole s’est achevée pour les pilotes helvètes dans la Sarthe. Pole position pour la BMW n°15 du Suisse Raffaele Marciello, Kevin Magnussen, et emmenée par Dries Vanthoor. La Cadillac de Louis Delétraz vient se positionner juste derrière, confiée à Will Stevens pour la séance. Les résultats finaux sont tombés après la fin des séances d’Hyperpole, la Cadillac n°38 ayant pourtant signé le meilleur tour pour 5 millièmes de seconde a vu son temps annulé pour un non-respect des règles dans la voie des stands. Cette pénalité place ainsi deux pilotes suisses sur la première ligne samedi à 16h. Buemi s’élancera seulement de la 15ème place.

Un coup de théâtre a déjà eu lieu mercredi soir, lors de la séance de qualifications, qui a pour but de déterminer les 15 plus rapides qui prendront part à la séance d’Hyperpole le lendemain. La nuit tombant sur le circuit voit alors la voiture victorieuse l’année dernière, l’AF Corse n°83, tomber à son tour. Incapable d’assembler un bon dernier tour, la 499P jaune, pourtant dans les favorites, s’est vu signer le 17e temps seulement, insuffisant pour continuer le jeudi. Avec elle les deux Peugeot, pourtant en pole à Spa et en quatrième place à Imola, se sont également fait éliminer, à la surprise générale. Les Français ont tout de même pu retrouver le sourire grâce à l’autre écurie tricolore, Alpine, qui a signé le meilleur temps en 3:23.135 avec la n°35. En LMP2, tous les pilotes et équipes ont signé des temps suffisamment bons pour l’Hyperpole. En LMGT3, Kessel Racing se qualifie 5 et 20ème, la n°57 s’élancera donc de la 10ème ligne, alors que la Ferrari de Thomas Flohr est parmi les 15 premiers.

 

S’ensuivent jeudi les Hyperpoles 1 et 2, les équivalents de la q2 et q3 en Formule 1, pour les connaisseurs. L’Hyperpole 1, qualifiant les 10 premiers pour la séance suivante, élimine plusieurs prétendants à la pole. Toyota est le constructeur le plus touché en passant à coté de son affaire, la n°7 de Kobayashi se place en 14ème place seulement, juste devant la voiture sœur pilotée par Hirakawa, Buemi s’élancera donc de la 15ème position. Ferrari voit la n°50 se positionner 12ème, entre l’Aston Martin n°007 et l’Alpine n°36. L’unique voiture vainqueure des 24 Heures du Mans depuis plus de dix ans encore en lice pour la Pole est donc la Ferrari n°51. Alpine signe à nouveau le meilleur temps, en 3:23.018 avec la n°35, de quoi donner tort à leur choix d’arrêter leur programme en endurance à la fin de l’année. Dans la catégorie LMP2 le prototype de Saucy manque de justesse la 10ème place, la CLX Motorsport se qualifie 14ème tout comme la Vista AF Corse de Flohr en LMGT3.

 

L’Hyperpole 2 suit cette fois à quelques minutes d’intervalle la séance précédente, et elle apporte avec elle son lot de rebondissements. Les cadillacs, bien placées dans la lutte pour la pole voient la BMW aux mains de Dries Vanthoor venir se positionner dans les derniers instants à 5 dixièmes devant la Cadillac en tête. La joie dans le clan BMW fut de courte durée, la dernière voiture capable d’aller chercher le meilleur temps, la Cadillac n°38 de Bourdais, Bamber et Aitken, vient leur reprendre la place pour 5 minuscules millièmes de secondes à la fin du long circuit de la Sarthe. Persuadés alors de s’élancer les premiers samedi, tout comme l’année passée, ils vont ensuite récupérer leurs médailles à la cérémonie prévue à cet effet. Mais alors même qu’ils répondaient aux interviews sur le podium, une info tombe : suite à un non-respect des règles dans la pit-lane, leur temps est annulé. Dans la confusion générale, les pilotes, médaille pour la pole à la main, comprennent qu’ils s’élanceront finalement de la 10ème place. La pole revient donc finalement à la BMW n°15 de Marciello, Magnussen et Vanthoor. La seconde place revenant au prototype piloté notamment par Delétraz, nous aurons donc au départ de cette édition 2026 des 24 Heures du Mans deux voitures pilotées par des Suisses sur la première ligne. En LMP2, Müller s’élancera de la 10ème place tandis que Beche sera trois voitures devant lui. En LMGT3, l’unique Ferrari suisse ayant pris part à la séance, la Kessel Racing n°74, partira également de la 7ème position.

 

C’est avec ces derniers renversements que l’ordre des voitures au drapeau vert samedi à 16h est fixé. Avec des pilotes suisses aux avant-postes, un Sébastien Buemi bien décidé à remonter le plateau, et une course qui réserve à chaque édition son lot de surprises, le spectacle sera au rendez-vous.

Crédits Photos: Vitor Almeida

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