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Une exposition «Hommage à Jo Siffert» à Givisiez

L’année 2021 coïncidera avec le 50e anniversaire de la disparition de Jo Siffert, décédé le 24 octobre 1971 sur le circuit de Brands Hatch. Plusieurs événements rendront hommage au pilote fribourgeois tout au long de l’année. Le premier d’entre eux est une exposition intitulée «Hommage à Jo Siffert» au Swiss Viper Museum de Givisiez, près de Fribourg. Cette exposition est ouverte au public tous les vendredis, du 26 mars au 17 décembre 2021. Elle a été présentée à la presse une semaine avant son inauguration officielle.

Vendredi 19 mars à Givisiez, non loin de la Route Jo-Siffert: Philippe Siffert et sa sœur Véronique, les deux enfants de Jo Siffert qui ont pratiqué eux aussi le sport automobile, assistent à la conférence de presse qui lève le voile sur les différents événements organisés à la mémoire de leur père tout au long de cette année. Plusieurs équipes de télévision sont présentes, parmi elles celles de la Radio Télévision de la Suisse romande et de la Suisse italienne. C’est dire l’aura dont dispose aujourd’hui encore, près d’un demi-siècle après sa mort, Jo Siffert!

La date du 19 mars n’a pas été choisie au hasard. Celle-ci coïncide en effet avec la fête catholique de la Saint-Joseph. On rappellera en effet que le prénom complet de Jo Siffert était Joseph. Le premier des événements commémoratifs est une exposition intitulée «Hommage à Jo Siffert» au Swiss Viper Museum de Givisiez. Elle est ouverte au public tous les vendredis, du 26 mars au 17 décembre 2021, et peut être réservée pour des sorties d’entreprise, de clubs ou de réunions privées. Nous l’avons parcourue en compagnie de Philippe Siffert, présent avec son épouse Sylvie et deux de leurs trois enfants, Jérémy (18 ans), qui devrait effectuer cette année ses débuts en sport automobile, et Julien (16 ans).

La voiture qui attire tous les regards est une Porsche 917 aux couleurs Gulf: «La version qui est présentée à Givisiez est une réplique mais elle vraiment très fidèle à celle que pilota mon père et qui participa au tournage du célèbre film Le Mans avec Steve McQueen», nous précise Philippe Siffert. A proximité de la 917, nous distinguons trois monoplaces. Une à moteur avant et deux à moteur central. Celle à moteur avant est la toute première monoplace conduite par Jo Siffert: il s’agit d’une Stanguellini à moteur Fiat avec laquelle il débute en compétition le 25 juin 1960 à la course de côte de Rossens-Treyvaux près de Fribourg.

Les deux monoplaces à moteur central sont la Lotus 22 avec laquelle Jo Siffert dispute sa toute première course de F1, le 1eravril 1962, au Grand Prix de Bruxelles, une épreuve ne comptant pas pour le championnat du monde de la spécialité, et une Chevron B18 de F2 avec il remporte le 14 février 1971 le Grand Prix de Bogota, en Colombie. A côté de ces deux monoplaces, figure une Maserati A6GCS. Jo Siffert n’a jamais piloté cette voiture en course mais sa présence à Givisiez se justifie pour au moins deux raisons.

La première raison est que cette Maserati A6GCS appartenait au pilote fribourgeois Benoît Musy dont Jo Siffert s’inspira pour décorer son casque. Celui-ci, avec sa croix blanche sur fond rouge et ses deux bandes blanches, était en effet très proche de celui de Benoît Musy. La seconde raison est que Siffert, au début de sa carrière, tirait la majeure partie de ses revenus, du «commerce d’automobiles». «Jo Siffert a en effet acheté cette Maserati pour la revendre à l’oncle de son propriétaire actuel», nous a précisé Norbert Wicht, une des principales chevilles ouvrières de cette exposition.

A propos de «commerce d’automobiles», on relèvera qu’il s’agit de la dénomination qui accompagne l’un des documents présentés à côté de l’Opel Blitz qui est exposé à Givisiez et que l’on peut voir sur de nombreuses photos du garage que Jo Siffert exploitait au centre de Fribourg. Sous «détenteur», on peut en effet lire «Siffert Joseph, commerce d’automobiles, Rte Neuve 4, 1700 Fribourg».

La présence de cet Opel Blitz, dans son état «sortie de grange», constitue une belle surprise. Ce d’autant plus qu’il est accompagné de documents officiels qui spécifient qu’il était utilisé non seulement comme «dépanneuse» mais également comme «véhicule de transport de voitures de courses» grâce à son «pont incliné fixe». Le pilote vaudois André Wicky, ainsi que Jo Bonnier, pilote suédois domicilié en Suisse, ont également utilisé des Opel Blitz avec un pont incliné fixe pour transporter leurs bolides!

Sachez encore que le Swiss Viper Museum de Givisiez présente également la moto Norton 350 avec laquelle Jo Siffert avait été sacré champion de Suisse en 1959 et le side-car avec lequel Edgar Strub, avec Jo Siffert en qualité de passager sur le «panier» latéral, s’était classé troisième du championnat du monde de side-car, toujours en 1959. Différents casques, combinaisons, films, miniatures, affiches, coupures de journaux et livres complètent l’exposition.

Une boutique permet en outre d’acheter plusieurs articles dont l’affiche du 50e anniversaire réalisée par Willy Richard, une réédition du numéro spécial de novembre 1971 des «Cahiers sportifs» intitulé «Edition spéciale en hommage à Jo Siffert», la biographie «Jo Siffert, tout pour la course» de Jacques Deschenaux, ainsi que le tout nouveau livre de Jean-Marie Wyder «Il s’appelait Siffert, Jo Siffert» qui a été dévoilé ce 19 mars.

Sachez enfin que le site www.josiffert21.ch présente en détail les différentes manifestations qui seront organisées cette année à la mémoire de Jo Siffert et que d’autres voitures devraient être exposées d’ici la fin de l’exposition agendée au 17 décembre 2021.

Crédits des photos: Sébastien Moulin et Laurent Missbauer

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