DTM – Wittmann et Dörr s’imposent au Sachsenring, Preining creuse l’écart au championnat
Le DTM a vécu un avant-dernier rendez-vous de la saison particulièrement animé au Sachsenring. Les deux courses ont offert deux vainqueurs différents : Marco Wittmann a remporté la première épreuve au terme d’une course maîtrisée, avant que Ben Dörr ne crée la surprise le dimanche dans des conditions piégeuses. Si Wittmann réalise une excellente opération au championnat, le grand bénéficiaire du week-end est toutefois Thomas Preining, qui consolide nettement sa position de leader avant la finale de Hockenheim. Avec une victoire et une troisième place pour son équipier Ricardo Feller, l’équipe Manthey a également connu un week-end très réussi, tandis que la lutte pour le titre s’est resserrée derrière Preining.
Wittmann retrouve le chemin de la victoire
Auteur de sa première pole position de la saison, Marco Wittmann prenait immédiatement les commandes de la première course au volant de sa BMW M4 GT3. Le pilote de Schubert Motorsport résistait parfaitement au départ, alors que Jules Gounon gagnait une position pour s’installer en deuxième place devant Kelvin van der Linde. Thomas Preining, qui venait de prendre la tête du championnat après les qualifications, rétrogradait au quatrième rang. Wittmann et Gounon creusaient rapidement l’écart sur leurs poursuivants. Lors des arrêts obligatoires, le Français ressortait devant la BMW après s’être arrêté un tour plus tard. Mais ses pneus encore froids ne lui permettaient pas de conserver longtemps l’avantage : Wittmann reprenait les commandes quelques instants plus tard. Derrière le duo de tête, Preining réalisait une excellente opération grâce à la stratégie de Manthey. Une fois son arrêt effectué, l’Autrichien récupérait la troisième place devant van der Linde. Dans les derniers tours, Gounon revenait progressivement sur Wittmann, mais le pilote BMW ne commettait aucune erreur et conservait son avantage jusqu’à l’arrivée. Il décrochait ainsi sa 21e victoire en DTM, mais surtout la toute première de BMW au Sachsenring. Gounon obtenait de son côté son premier podium de la saison avec la deuxième place, tandis que Preining complétait le podium et augmentait son avance au championnat à six points sur Maro Engel. Derrière eux, Kelvin van der Linde terminait quatrième devant Engel, parti seulement huitième et auteur d’une course de gestion efficace. Matteo Cairoli plaçait la Ferrari 296 GT3 Evo en sixième position, devant Mirko Bortolotti et sa Lamborghini Temerario GT3. Nicki Thiim, Thierry Vermeulen et Ben Dörr complétaient le top 10.
Wittmann revient dans la course au titre
Cette victoire permettait à Wittmann de réaliser une excellente opération au championnat. Avec son deuxième succès consécutif, le pilote Schubert Motorsport remontait à la troisième place du classement général et revenait à 14 points du leader. Lucas Auer, autre prétendant au titre, connaissait en revanche une journée compliquée. Contraint de s’élancer depuis la voie des stands après un accident survenu pendant les qualifications, l’Autrichien ne pouvait faire mieux que onzième et accusait désormais 36 points de retard sur Preining.
Dörr crée la surprise dans une course piégeuse
Le scénario était totalement différent le dimanche pour la quatorzième course de la saison. La piste encore humide par endroits rendait le choix des pneumatiques particulièrement délicat. La majorité du plateau optait néanmoins pour les slicks, tandis que Bastian Buus prenait le départ avec des pneus pluie depuis la cinquième position. Ce choix lui permettait de prendre brièvement les commandes devant Maro Engel et Ben Dörr. Mais avec l’assèchement progressif de la piste, les pneus pluie perdaient rapidement leur avantage. Dörr passait alors à l’attaque. Au cinquième tour, le pilote de la McLaren 720S GT3 Evo dépassait successivement Engel puis Buus pour s’emparer de la tête. À partir de ce moment, il allait réaliser une course remarquable. Derrière lui, Kelvin van der Linde, Thomas Preining et Ricardo Feller se disputaient les places d’honneur. Le leader creusait rapidement l’écart, comptant plus de dix secondes d’avance avant son premier arrêt obligatoire. Preining effectuait alors une superbe remontée et se hissait en deuxième position, tandis que Feller s’installait au troisième rang. Matteo Cairoli signait parallèlement l’une des remontées du jour : parti loin dans le peloton, le pilote Ferrari gagnait pas moins de dix positions pour se retrouver quatrième.
Deux interventions de la voiture de sécurité relancent la course
Alors que Dörr semblait se diriger sereinement vers la victoire, la fin d’épreuve se compliquait brutalement. La voiture de sécurité devait intervenir à deux reprises dans les derniers tours. Tout d’abord, Jules Gounon et Nicki Thiim entraient en collision, contraignant les deux pilotes à l’abandon. Peu après, un nouvel incident impliquait Maro Engel et Kelvin van der Linde. La Mercedes-AMG d’Engel envoyait la BMW de van der Linde dans le bac à graviers. Le pilote Mercedes écopait ensuite d’une pénalité de 15 secondes, lourde de conséquences au championnat. Ces interventions réduisaient considérablement l’avance de Dörr, mais le jeune Allemand gardait parfaitement son sang-froid lors de la relance. Après 39 tours, il franchissait la ligne d’arrivée en vainqueur et décrochait ainsi sa deuxième victoire en DTM.
Preining et Feller offrent un doublé au podium de Manthey
Thomas Preining réalisait une nouvelle excellente opération en terminant deuxième. Malgré une qualification décevante, le pilote officiel Porsche effectuait une remontée particulièrement efficace et signait ainsi son sixième podium consécutif. Cette régularité lui permettait surtout de porter son avance au championnat à 23 points avant la finale. Ricardo Feller complétait le podium. Le Suisse, qui connaît une saison difficile, retrouvait ainsi le top 3 pour la deuxième fois de l’année. Cette troisième place récompensait les progrès accomplis au fil de la saison. « Ce résultat fait vraiment du bien après une saison difficile », soulignait Feller, qui pouvait enfin concrétiser les progrès réalisés. Matteo Cairoli terminait quatrième après sa spectaculaire remontée, devant Lucas Auer, auteur d’un retour convaincant jusqu’à la cinquième place après son départ en huitième position.
Wittmann, grand animateur de la remontée
Sixième, Marco Wittmann réalisait lui aussi une remarquable remontée, gagnant dix positions au cours de la course. Thierry Vermeulen terminait septième avec la seconde Ferrari d’Emil Frey Racing, devant Luca Engstler, meilleur représentant de Lamborghini. Bastian Buus devait se contenter de la neuvième place après avoir longtemps occupé la tête en début d’épreuve, tandis que Maximilian Paul complétait le top 10 pour son retour en compétition après son accident du Norisring.
Preining arrive à Hockenheim en position de force
À l’issue des 14 premières courses de la saison, Thomas Preining possède désormais 197 points, contre 174 à Maro Engel et 173 à Marco Wittmann. Le pilote Manthey compte donc 23 points d’avance sur Engel et 24 sur Wittmann, tandis que d’autres prétendants restent mathématiquement dans la course au titre. Le Sachsenring aura ainsi permis à Preining de renforcer son statut de favori, alors que Wittmann a démontré qu’il pouvait encore jouer les trouble-fête jusqu’au bout. Avec deux courses restantes à Hockenheim, le championnat reste donc ouvert, mais l’Autrichien dispose désormais d’une marge particulièrement intéressante. Le dernier rendez-vous de la saison s’annonce donc décisif : le titre DTM 2026 se jouera à Hockenheim, au terme d’une saison qui aura une nouvelle fois offert son lot de rebondissements, de stratégies et de duels spectaculaires.
ELMS – Algarve Pro Racing s’impose sous la pluie à Silverstone
La manche de Silverstone de l’European Le Mans Series (ELMS) a offert un spectacle particulièrement intense. Disputée sur quatre heures, cette avant-dernière épreuve de la saison 2026 a été largement perturbée par la pluie, obligeant les équipes à revoir leurs stratégies et les pilotes à faire preuve d’une grande maîtrise sur une piste devenue extrêmement piégeuse. Au terme d’une course riche en rebondissements, Algarve Pro Racing a décroché sa première victoire en ELMS depuis trois ans grâce à Matthias Kaiser, Jake Hughes et Ben Barnicoat. Champions ELMS en 2023, les Portugais ont ainsi signé leur retour au sommet en s’imposant au terme d’une dernière heure particulièrement disputée. La victoire leur a échappé à plusieurs reprises avant que Ben Barnicoat ne prenne définitivement les commandes dans les derniers tours. L’Oreca n°25 a finalement franchi l’arrivée avec 18 secondes d’avance sur la TDS Racing n°14, vainqueur en LMP2 Pro/Am, tandis que l’IDEC Sport n°28 complétait le podium de la catégorie LMP2.
Un début de course animé
La piste était encore humide lorsque les 46 voitures se sont élancées, mais une trajectoire sèche permettait aux pilotes de partir en pneus slicks. Depuis la pole position, Kuba Smiechowski emmenait le peloton au volant de l’Oreca n°43 d’Inter Europol Competition. Le Polonais devait toutefois rapidement céder les commandes à Theodor Jensen. Le pilote de la CLX Motorsport n°37 profitait de son excellente vitesse de pointe pour prendre l’avantage à Abbey dès le premier tour. Matthias Kaiser ne tardait pas à imiter le Danois et dépassait à son tour Smiechowski avec l’Oreca n°25 d’Algarve Pro Racing. La course connaissait parallèlement ses premiers incidents. Jamie Chadwick partait en tête-à-queue à Maggots au volant de l’IDEC Sport n°18, juste devant Ryan Cullen et la Vector Sport n°10, les deux voitures étant reléguées dans les profondeurs du classement. En LMP2 Pro/Am, Georgios Kolovos prenait momentanément la tête avec l’Oreca n°47 de CLX Motorsport, avant que Steven Thomas, sur la TDS Racing n°14, ne reprenne les commandes. Derrière eux, Griffin Peebles réalisait une remontée spectaculaire depuis la huitième place avec l’Oreca n°22 d’United Autosports. L’Australien dépassait Kaiser à Stowe et se lançait à la poursuite du leader Jensen. Mais son enthousiasme allait lui coûter cher. En tentant de dépasser la Ligier n°35 d’Ultimate, Peebles provoquait une collision et écopait d’un passage obligatoire par les stands, compromettant sérieusement ses chances de victoire. En LMP3, Matt Bell prenait le meilleur sur Paul Lanchere et installait la Ligier n°11 d’Eurointernational aux avant-postes. En LMGT3, Blake McDonald réalisait également un excellent début de course avec la Corvette n°33 de TF Sport, prenant le dessus sur la Mercedes-AMG n°62 de Team Qatar by Iron Lynx. La Corvette creusait rapidement l’écart, tandis que Matt Kurzejewski remontait jusqu’à la troisième place avec la Porsche n°75 de Proton Competition.
La pluie bouleverse la course
Comme annoncé, la météo allait rapidement devenir l’élément déterminant de la course. La pluie faisait son apparition au début de la deuxième heure, transformant progressivement Silverstone en véritable piège. Nick Yelloly, qui avait pris le relais de Kuba Smiechowski sur l’Oreca n°43 d’Inter Europol Competition, était victime d’un problème particulièrement spectaculaire lorsque sa roue arrière gauche se détachait. Contraint de regagner les stands au ralenti, le Britannique découvrait que les dégâts étaient plus importants que prévu. L’Oreca devait finalement être immobilisée dans son garage. Après une première neutralisation sous Full Course Yellow pour récupérer la roue et les débris, la course reprenait, mais les conditions se dégradaient rapidement. Oliver Gray partait dans le bac à graviers à Brooklands avec l’Oreca n°29 de Forestier Racing by Panis alors que la pluie redoublait d’intensité. Un nouvel incident, beaucoup plus sérieux, allait provoquer une longue neutralisation. Andrew Gilbert, au volant de la Ferrari n°74 de Kessel Racing, partait en tête-à-queue et se retrouvait sur la trajectoire de la Mercedes-AMG n°63 d’Iron Lynx pilotée par Ameerh Naran. La collision endommageait lourdement les deux voitures, qui restaient immobilisées en bord de piste. Les deux pilotes pouvaient heureusement sortir seuls de leur voiture, mais la course devait être neutralisée derrière la Virtual Safety Car, puis la Safety Car. Cette neutralisation allait provoquer un véritable casse-tête stratégique. Certaines équipes profitaient de l’occasion pour monter des pneus pluie, tandis que d’autres tentaient le pari des slicks. Un choix qui allait rapidement s’avérer désastreux pour plusieurs concurrents : la pluie continuait de tomber et les voitures ayant conservé ou chaussé des slicks devaient revenir aux stands pour monter des pneus pluie. Parmi les victimes de cette stratégie figurait l’Oreca n°37 de CLX Motorsport, alors en tête, qui chutait lourdement dans la hiérarchie. Après près de 25 minutes derrière la voiture de sécurité, la course pouvait enfin reprendre sous drapeau vert.
Une course relancée dans des conditions toujours délicates
Edward Pearson occupait alors la première place avec la Nielsen Racing n°24, suivi à une douzaine de secondes par Jake Hughes au volant de l’Oreca n°25 d’Algarve Pro Racing. En LMP2 Pro/Am, Sami Meguetounif menait avec la TDS Racing n°14, devant Dane Cameron et l’Oreca n°99 d’AO by TF. En LMP3, Alexander Jacoby conservait les commandes avec la CLX Motorsport n°17, talonné par Pierre-Alexandre Provost sur la R-ace GP n°85. En LMGT3, Richard Lietz menait avec la Porsche n°75 de Proton Competition, mais le pilote autrichien était en difficulté avec ses pneumatiques. Alec Udell, au volant de la Corvette n°33 de TF Sport, en profitait pour prendre l’avantage. Algarve Pro Racing devait cependant composer avec une pénalité de dix secondes infligée pour avoir provoqué une collision avec l’United Autosports n°23. Jake Hughes s’acquittait de cette sanction lors de son arrêt et ressortait en cinquième position. La bataille en LMP3 tournait alors à l’avantage de R-ace GP. Alexander Jacoby partait brièvement hors piste avec la Ligier n°17, permettant à Pierre-Alexandre Provost de prendre les commandes au volant de la n°85. En LMGT3, la lutte s’intensifiait également. Ralf Aron, désormais au volant de la Mercedes-AMG n°62 de Team Qatar by Iron Lynx, revenait sur la Corvette n°33 de TF Sport et s’emparait du commandement à Aintree. Une nouvelle sortie de piste de l’IDEC Sport n°18 à Stowe entraînait une nouvelle neutralisation sous FCY. Puis, à la reprise, Sami Meguetounif profitait de la situation pour attaquer Edward Pearson et prendre la tête du classement général. Antonio Fuoco plaçait alors la Ferrari n°83 d’AF Corse en deuxième position. Mais, alors que la troisième heure touchait à sa fin, les conditions piégeuses provoquaient encore une sortie de piste, celle de la Racing Spirit of Léman n°59 à Stowe. Une nouvelle FCY était déclenchée. Meguetounif connaissait alors un problème technique au volant de la TDS Racing n°14. L’Oreca ralentissait brutalement en tête de course avant que le Français ne parvienne à relancer la voiture. Il regagnait toutefois les stands dès le retour au drapeau vert, laissant une nouvelle fois la victoire totalement ouverte.
Algarve Pro Racing fait la différence dans la dernière heure
La dernière heure allait être décisive. Les changements de leader se succédaient et plusieurs équipes pouvaient encore prétendre à la victoire. Marino Sato prenait notamment les commandes avec l’Oreca n°21 d’United Autosports avant que Ben Barnicoat ne reprenne l’avantage avec l’Algarve Pro Racing n°25. Derrière lui, la lutte pour le podium faisait également rage. En LMGT3, Mathys Jaubert menait avec la Ferrari n°57 de Kessel Racing, mais la Mercedes-AMG n°62 de Julien Hanses et la Corvette n°33 de Charlie Eastwood étaient immédiatement dans son sillage. Jaubert élargissait à Luffield et voyait les deux voitures le dépasser. Hanses et Eastwood allaient ensuite se livrer à un intense duel durant plusieurs tours, avant que le pilote de Team Qatar by Iron Lynx ne prenne définitivement le dessus. Eastwood devait même céder une nouvelle position dans le dernier tour à Harry King, qui offrait ainsi la troisième marche du podium à la Porsche n°77 de Proton Competition. En LMP3, R-ace GP réalisait une fin de course remarquable. Hugo Schwarze gérait parfaitement ses pneumatiques dans les conditions toujours délicates et conservait une avance confortable jusqu’à l’arrivée. La Ligier n°85 franchissait la ligne avec 14 secondes d’avance sur la CLX Motorsport n°17, tandis que l’Inter Europol Competition n°13 complétait le podium à un tour.
Algarve Pro Racing renoue avec la victoire
À l’avant, Ben Barnicoat maîtrisait parfaitement les derniers tours. L’Oreca n°25 d’Algarve Pro Racing avait définitivement pris le contrôle de l’épreuve et ne laissait plus aucune possibilité à ses poursuivants. Le Britannique franchissait le drapeau à damier avec 18 secondes d’avance sur la TDS Racing n°14, pilotée par Scott Huffaker, Steven Thomas et Sami Meguetounif. La formation française remportait ainsi la catégorie LMP2 Pro/Am depuis la pole position, tandis que l’United Autosports n°21 de Marino Sato, la Rossa Racing by Virage n°19 et les autres concurrents complétaient le classement. Algarve Pro Racing s’imposait donc pour la première fois en ELMS depuis 2023, offrant à Matthias Kaiser, Jake Hughes et Ben Barnicoat une victoire particulièrement méritée après une course où la stratégie et la maîtrise des conditions ont été déterminantes. En LMGT3, Team Qatar by Iron Lynx décrochait également une victoire historique. Abdulla Ali Al-Khelaifi devient le premier pilote qatari à s’imposer en ELMS, tandis que Mercedes-AMG signe son premier succès dans la catégorie LMGT3. Julien Hanses franchissait l’arrivée avec moins de trois secondes d’avance sur Charlie Eastwood et la Corvette de TF Sport. Ce résultat bouleverse également la course au titre : Team Qatar by Iron Lynx prend les commandes du championnat avec seulement trois points d’avance sur TF Sport. En LMP3, R-ace GP signe quant à lui sa première victoire en ELMS, quelques semaines seulement après avoir décroché le titre en Michelin Le Mans Cup à Silverstone. Fabien Michal, Pierre-Alexandre Provost et Hugo Schwarze permettent ainsi à l’équipe de revenir à neuf points de la CLX Motorsport n°17 au championnat. Tout reste donc à jouer avant la finale de la saison. Les quatre titres ELMS seront encore en jeu lors des 4 Heures de Portimão, programmées le 10 octobre, pour un ultime rendez-vous qui s’annonce particulièrement indécis.
IGTC – Porsche s’impose à Suzuka après une démonstration magistrale de Laurin Heinrich
Porsche a retrouvé le sommet à Suzuka. Au terme d’une 50e édition des 1000 kilomètres de Suzuka particulièrement disputée, l’équipage d’AO by Absolute Racing, composé de Julien Andlauer, Alessio Picariello et Laurin Heinrich, a offert à la marque allemande sa première victoire dans la classique japonaise depuis plus de trois décennies. Un succès qui constitue également la première victoire au classement général en Intercontinental GT Challenge (IGTC) pour les trois pilotes et leur équipe.
Parti depuis une position favorable, le trio de la Porsche 911 GT3 R n°8, surnommée « Bushi Rex », a construit son succès grâce à une remarquable remontée au moment décisif de l’épreuve. À quatre heures de l’arrivée, Laurin Heinrich a livré un véritable récital en piste pour prendre les commandes de la course et ne plus jamais les abandonner.
Olsen conserve l’avantage au départ
Auteur de la pole position, Dennis Olsen lançait parfaitement les 1000 kilomètres de Suzuka au volant de la Ford Mustang GT3 de Miedecke by Team MPC. Le pilote danois conservait la tête devant Ayhancan Güven, tandis que ce dernier prenait rapidement l’avantage sur la Ferrari PONOS partie depuis la première ligne. Les deux hommes restaient au coude-à-coude pendant la première partie de l’épreuve. Lors des premiers arrêts aux stands, l’efficacité de l’équipe Absolute Racing permettait à Alessandro Ghiretti de ressortir devant la Mustang. Olsen ne tardait toutefois pas à reprendre son bien, dépassant la Porsche dans la montée vers le premier virage. Le classement demeurait ensuite relativement stable jusqu’à l’unique intervention de la voiture de sécurité, dont les conséquences allaient être déterminantes.
Heinrich, l’homme du tournant de la course
Lorsque la course reprenait ses droits, à environ quatre heures de l’arrivée, Laurin Heinrich se trouvait en cinquième position. L’Allemand allait alors transformer la physionomie de l’épreuve en l’espace de seulement 45 minutes. À peine le drapeau vert agité, Heinrich dépassait la Ferrari PONOS avant de profiter du duel opposant son équipier Dorian Boccolacci à la Corvette Z06 GT3.R de JMR Racing pilotée par Nicky Catsburg. Il parvenait ensuite à prendre le meilleur sur la Corvette à l’approche du mythique virage 130R. Devant lui, Chris Mies disposait alors d’une dizaine de secondes d’avance au volant de la Ford Mustang. Mais Heinrich fondait littéralement sur le leader. Tour après tour, la Porsche revenait dans les roues de la Ford avant de se porter à sa hauteur. Le pilote allemand choisissait alors l’extérieur pour effectuer un dépassement spectaculaire dans les Esses et s’emparer de la première place. Une fois en tête, « Bushi Rex » ne sera plus jamais rejoint.
Un avantage préservé jusqu’au drapeau à damier
Alessio Picariello puis Julien Andlauer se chargeaient ensuite de maintenir la Porsche n°8 en première position. Malgré la tombée de la nuit et la pression exercée par la Mustang, l’équipage AO by Absolute Racing ne commettait aucune erreur. À l’arrivée, la Porsche franchissait la ligne avec 51 secondes d’avance sur la Ford, offrant à la marque de Stuttgart une victoire particulièrement significative sur le circuit de Suzuka. Il s’agit du neuvième succès de Porsche en IGTC, le deuxième consécutif après celui de Lionspeed aux 24 Heures de Spa. La marque allemande porte également à douze son nombre de victoires à Suzuka, mais il fallait remonter à 1994, lors de la première apparition de SRO Motorsports Group et du championnat BPR sur le circuit japonais, pour retrouver la précédente victoire Porsche dans cette épreuve. Pour Andlauer, Picariello, Heinrich et Absolute Racing, cette victoire est également une première au classement général en Intercontinental GT Challenge.
Ford signe son meilleur résultat en IGTC
Derrière la Porsche victorieuse, la Ford Mustang GT3 de Miedecke by Team MPC a réalisé une performance historique. Associant Chris Mies, Dennis Olsen et Frédéric Vervisch, la voiture partie de la pole position a offert à Ford son meilleur résultat jamais obtenu en Intercontinental GT Challenge avec cette deuxième place. Le podium était complété par la seconde Porsche 911 GT3 R d’Absolute Racing. Ayhancan Güven, Dorian Boccolacci et Alessandro Ghiretti ont longtemps été en mesure de jouer la victoire et auraient même pu offrir un doublé à Porsche sans un problème de ravitaillement. La mésaventure survenue lors de l’avant-dernier arrêt coûtait environ 13 secondes à Güven. Le Turc, particulièrement frustré, transformait toutefois cette déception en motivation. Lancé à la poursuite de Scott McLaughlin, il établissait le nouveau record du tour à Suzuka, franchissant même la barre symbolique des deux minutes, avant de reprendre l’avantage sur la Corvette au niveau de l’épingle. Le problème de ravitaillement se reproduisait cependant après le dernier arrêt, contraignant Güven à reprendre une nouvelle fois le dessus sur la Corvette. Le pilote Porsche ne pouvait toutefois plus revenir sur la Mustang, qui conservait huit secondes d’avance sur la Porsche à l’arrivée.
La Corvette au pied du podium
La Corvette Z06 GT3.R de JMR Racing a finalement pris la quatrième place avec Scott McLaughlin, Nicky Catsburg et Alexander Sims. Cette dernière avait pourtant retrouvé des ambitions de podium grâce à un excellent relais de Sims en milieu de course. La Corvette terminait finalement quatrième et dernière voiture dans le tour du vainqueur, juste devant la Mercedes-AMG GT3 de Craft-Bamboo Racing.
Une superbe remontée pour Craft-Bamboo
Mercedes-AMG a connu une journée à la fois rapide et frustrante. Parti de la 28e position, l’équipage Craft-Bamboo composé de Maxime Martin, Luca Stolz et Kaku Ohta est néanmoins parvenu à remonter jusqu’à la cinquième place. La Mercedes occupait déjà le sixième rang après deux heures de course avant de gagner une position supplémentaire lorsque la Ferrari PONOS ralentissait brièvement dans la montée vers 130R. Cette performance permet à Luca Stolz et Maxime Martin de rester dans la course au titre des pilotes Mercedes-AMG. Ils accusent respectivement sept et huit points de retard sur leur équipier Maro Engel avant l’ultime manche de la saison.
La Ferrari PONOS première des équipages japonais
La Ferrari PONOS, deuxième sur la grille de départ, a connu une course plus difficile qu’espéré et termine finalement sixième. Seita Nonaka, Takuro Shinohara et Tadasuke Makino ont néanmoins eu la satisfaction de devenir le premier équipage japonais à franchir la ligne d’arrivée. La BMW de Team WRT et la Porsche de High Class Racing complétaient le top 8.
WRT s’impose en Bronze, High Class Racing décroche le titre Independent Cup
La BMW de Team WRT a remporté la catégorie Bronze et terminé septième du classement général. Dan Harper, Anthony McIntosh et Parker Thompson ont pourtant dû composer avec une pénalité infligée à Harper pour un contact en course. Leur avance était cependant suffisamment importante pour leur permettre de conserver la tête et de décrocher la victoire de catégorie. La deuxième place en Bronze revenait à la Porsche de High Class Racing, pilotée par Joel Sturm, Anders Fjordbach et Li Kerong. Ce résultat revêtait une importance particulière pour le pilote chinois, puisqu’il lui permettait de décrocher son troisième succès en quatre courses dans l’IGTC Independent Cup et surtout de s’assurer mathématiquement le titre avant même la finale. En Pro-Am, la victoire revenait à la Ferrari de LM Corsa, confiée à Kei Nakanishi, Shigekazu Wakisaka et Giancarlo Fisichella, qui terminait dixième au classement général. Enfin, la catégorie Am a vu la victoire de la seule voiture engagée dans la classe, la Ferrari de Masaaki Nishikawa, Atsushi Tanaka et Tetsuya Tanaka. Leur simple présence à l’arrivée constituait déjà une véritable performance après le lourd travail de reconstruction effectué par Runup Sports samedi puis dimanche matin.
Porsche se rapproche du titre constructeurs
Au-delà du succès de Suzuka, Porsche réalise une excellente opération au championnat constructeurs de l’Intercontinental GT Challenge. Avec ses deux voitures sur le podium, la marque de Stuttgart se rapproche désormais à grands pas du titre. Après son succès aux 24 Heures de Spa et celui de Suzuka, Porsche arrive donc en position de force à l’approche de la finale. Il faudra désormais patienter quatre semaines avant le dénouement de la saison 2026. Celui-ci aura lieu sur le circuit d’Indianapolis, du 8 au 10 octobre, pour l’ultime rendez-vous de l’Intercontinental GT Challenge. Après le coup d’éclat de Laurin Heinrich à Suzuka, Porsche peut légitimement aborder cette finale avec de solides ambitions.
Michelin Le Mans Cup – R-ace GP décroche le titre 2026 au terme d’un final à suspense à Silverstone
La Michelin Le Mans Cup a offert un véritable concentré de suspense à Silverstone. Disputée sur deux heures et dans des conditions météorologiques particulièrement changeantes, l’avant-dernière manche de la saison 2026 a contraint les équipes à jongler en permanence entre pneus pluie et slicks. Au terme d’un scénario riche en rebondissements, R-ace GP a décroché le titre grâce à Enzo Peugeot et Danial Frost, malgré une pénalité qui a finalement privé l’écurie française de la victoire. Partie depuis la pole position, la Duqueine n°85 de R-ace GP a longtemps semblé destinée à s’imposer. Enzo Peugeot a même franchi le drapeau à damier en première position, mais une pénalité de dix secondes infligée pour une infraction commise sous Full Course Yellow (FCY) a finalement fait basculer le classement. La Ligier n°9 d’ANS Motorsport, confiée à Maxwell Dodds et Louis Iglesias, a ainsi récupéré la victoire. Une deuxième place largement suffisante pour permettre à Peugeot et Frost de s’assurer le titre 2026 avant même la dernière manche, qui se disputera au Portugal.
Un départ animé sur le sec
Les 44 voitures engagées se sont élancées sur une piste sèche, la Duqueine n°85 de R-ace GP prenant immédiatement les commandes à l’entrée de Copse. Derrière elle, la Ligier n°19 de Brutal Fish by Campos réalisait un excellent envol grâce à Matus Ryba, qui se hissait en deuxième position devant son équipier August Raber sur la n°12. La course connaissait toutefois rapidement ses premiers incidents. À Maggots, la Ligier n°49 de High Class Racing est partie légèrement en travers après avoir franchi un vibreur avant de revenir brusquement sur la trajectoire de la McLaren n°77 de SMC Motorsport. Le contact, relativement léger, endommageait l’avant droit de la Ligier, contraignant Michael Hove à rejoindre les stands au ralenti et à laisser des débris sur la piste. Un premier FCY était alors déployé afin de permettre aux commissaires de nettoyer le circuit. La Ferrari n°88 d’AF Corse connaissait elle aussi des difficultés. Soupçonnant un problème au niveau de la roue avant droite, l’équipe faisait rentrer Rey Acosta III aux stands. Après inspection, l’Américain reprenait la piste mais devait rapidement immobiliser sa Ferrari, devenue impossible à diriger. Un contact entre les Ligier n°68 et n°99 compliquait encore la situation et provoquait cette fois l’intervention de la Safety Car. Après huit minutes de neutralisation, la course reprenait ses droits. Linus Hellberg profitait immédiatement du redémarrage pour réaliser une superbe manœuvre et prendre la tête de la catégorie Pro/Am au volant de la Ligier d’Allay Racing.
ANS Motorsport revient aux avant-postes
Pendant ce temps, Danial Frost conservait la tête du classement général avec la Duqueine n°85, mais Louis Iglesias se rapprochait dangereusement. Parti seulement huitième, le Français avait progressivement remonté le peloton et affichait un rythme particulièrement soutenu. À l’approche de la mi-course, Iglesias parvenait finalement à prendre les commandes à Brooklands au volant de la Ligier n°9 d’ANS Motorsport. Il ne tardait pas à creuser l’écart, portant son avantage à six secondes. Mais Silverstone allait bientôt changer de visage. La pluie commençait à tomber sur certaines portions du circuit avant de s’intensifier brutalement. Les pilotes équipés de pneus slicks se retrouvaient alors en grande difficulté et la direction de course devait une nouvelle fois neutraliser l’épreuve derrière la Safety Car. Pour les équipes, le choix des pneumatiques devenait un véritable casse-tête. Fallait-il monter les pneus pluie et prendre le risque de les voir rapidement surchauffer si la piste séchait, ou conserver les slicks en espérant une amélioration des conditions ? Certaines formations optaient pour les pneus pluie, tandis que d’autres profitaient de la neutralisation pour effectuer de nouveaux changements. La Ligier n°24 de Racing Spirit of Léman apportait une nouvelle complication lorsqu’elle partait en tête-à-queue sur ses slicks alors que la Safety Car s’apprêtait à rentrer. La voiture de sécurité restait donc encore quelques tours en piste.
Une fin de course totalement imprévisible
Lorsque le drapeau vert était finalement agité, il ne restait plus que 25 minutes à parcourir. La pluie avait cessé et l’asphalte séchait à grande vitesse. À l’avant, Maxwell Dodds et Enzo Peugeot avaient toutefois fait le pari des pneus pluie, tandis que la stratégie différait radicalement derrière eux. En LMP3 Pro/Am, Gillian Henrion menait avec la Ligier n°98 de Motorsport98, également équipée de pneus pluie. Les deux Ligier de Rinaldi Racing, en revanche, avaient chaussé des slicks. Le choix allait rapidement s’avérer payant : à mesure que le circuit s’asséchait, Henrion perdait du terrain et voyait successivement Mikkel Gaarde Pedersen, sur la n°66, puis Felipe Fernandez Laser, sur la n°71, prendre l’avantage. Pedersen parvenait ensuite à contenir les attaques de son équipier jusqu’à l’arrivée. Fraser Ross, au volant de la n°58 de GG Classics, profitait quant à lui des difficultés de la Motorsport98 pour s’emparer dans les derniers tours de la troisième place de la catégorie. La bataille était tout aussi intense en GT3. Les deux Ferrari de Kessel Racing, après être repassées des pneus pluie aux slicks, se retrouvaient aux avant-postes. David Fumanelli prenait alors le dessus sur son équipier Giacomo Altoè et contrôlait la fin de course pour offrir à Kessel Racing un doublé. Fumanelli, associé à Lorenzo Innocenti, franchissait la ligne avec neuf secondes d’avance sur la Ferrari n°21 d’Altoè. La Porsche n°54 de Dinamic GT, pilotée par Matteo Cressoni, complétait le podium. Il restait cependant à régler la question de la victoire au classement général.
Peugeot pénalisé, R-ace GP sacré champion
À l’avant, Enzo Peugeot savait qu’il devait attaquer jusqu’au bout. Sa pénalité de dix secondes pour une infraction sous FCY signifiait que la victoire devait être acquise avec une marge suffisante pour conserver la première place malgré la sanction. Le pilote de R-ace GP dépassait Maxwell Dodds dans la ligne droite de Wellington et parvenait à creuser l’écart. Mais les deux hommes se retrouvaient confrontés à un dernier défi : leurs pneus pluie Goodyear fonctionnaient de moins en moins bien sur une piste redevenue en grande partie sèche. Et alors que le chronomètre arrivait à son terme, la pluie faisait de nouveau son apparition. Peugeot conservait suffisamment de maîtrise pour franchir le drapeau à damier en première position, avec un peu plus de trois secondes d’avance sur Dodds. Mais la pénalité de dix secondes faisait finalement basculer le classement. La Ligier n°9 d’ANS Motorsport récupérait ainsi la victoire, tandis que la Duqueine n°85 de R-ace GP devait se contenter de la deuxième place. La Ligier n°70 de Team Virage, pilotée par Jude Peters, complétait le podium à 42 secondes du vainqueur. Pour R-ace GP, l’essentiel était toutefois acquis : avec cette deuxième place, Enzo Peugeot et Danial Frost décrochent le titre 2026 de la Michelin Le Mans Cup avant même la dernière manche. Une consécration obtenue au terme d’une course particulièrement éprouvante, où la performance pure a dû constamment s’effacer derrière les choix stratégiques et l’évolution imprévisible de la météo.
La saison n’est toutefois pas encore terminée. Le dernier rendez-vous, au Portugal, permettra aux protagonistes de conclure cette campagne 2026, désormais libérés de la pression du championnat pour R-ace GP.
NLS – Schubert Motorsport et Falken Motorsports se partagent les honneurs sur la Nordschleife
Les huitième et neuvième manches de l’ADAC RAVENOL Nürburgring Langstrecken-Serie ont offert deux courses particulièrement spectaculaires sur la Nordschleife. Disputées sur quatre heures, les deux épreuves ont chacune livré un scénario différent : Schubert Motorsport s’est imposé d’un souffle lors d’un incroyable final en NLS 8, avant que Falken Motorsports ne prenne sa revanche le lendemain et domine la NLS 9 dans des conditions météorologiques très difficiles.
Schubert Motorsport s’impose au terme d’un finish exceptionnel
Lors du 65e ADAC Reinoldus-Langstreckenrennen, Schubert Motorsport a décroché la victoire avec Jens Klingmann, Jordan Pepper et Ugo de Wilde au volant de la BMW M4 GT3 EVO. Après 27 tours, l’équipage allemand ne comptait que 0,308 seconde d’avance sur la Porsche 911 GT3 R de Falken Motorsports, pilotée par Tim Heinemann et Morris Schuring. La course avait été particulièrement disputée, les différentes stratégies d’arrêts aux stands entraînant plusieurs changements de leader. La BMW de Schubert, la BMW de Gamota Racing partie en pole et la Porsche de Falken se sont régulièrement échangé les commandes, tandis que l’Audi R8 LMS GT3 EVO II de Max Kruse Racing s’est elle aussi retrouvée en tête grâce à des relais particulièrement longs. Après le dernier arrêt, Schubert reprenait les commandes à trois tours de l’arrivée. Heinemann et Schuring exerçaient alors une pression constante sur Klingmann, mais le pilote BMW résistait jusqu’au drapeau à damier. La troisième place revenait à Dominik et Marcel Fugel et Benjamin Leuchter, auteurs d’une performance historique avec leur Audi. Leur podium constituait en effet le premier jamais obtenu par une GT3 fonctionnant à l’E20 dans la catégorie AT, une performance d’autant plus remarquable que le plateau comptait 27 GT3. Le reste du classement général était également marqué par les performances de Mercedes-AMG Team RAVENOL, quatrième, et du team Dunlop Motorsport, qui remontait de la onzième à la cinquième place après une qualification difficile. En SP9 Pro-Am, 48 LOSCH Motorsport by BLACK FALCON s’imposait avec Patrick Assenheimer, Tobias Müller et Dylan Pereira, tandis que le BLACK FALCON Team EAE remportait la SP9 Am malgré un tête-à-queue consécutif à un contact en début de course.
Le championnat reste sous haute tension
Dans la lutte pour le titre, le trio Edoardo Bugane, Yannick Fübrich et Sven Markert poursuivait sa série parfaite avec une nouvelle victoire de catégorie sur la BMW M240i Racing Cup d’Adrenalin Motorsport Team Mainhattan Wheels. Leurs principaux poursuivants, Alexander Fielenbach et Oskar Sandberg, s’imposaient quant à eux en CUP3 avec leur Porsche 718 Cayman GT4 CS. Les deux équipages ayant engrangé le maximum de points, l’écart au championnat restait inchangé.
Falken prend sa revanche dans des conditions dantesques
Le lendemain, à l’occasion de la 66e édition de l’ADAC ACAS Cup, Falken Motorsports prenait sa revanche. Partis depuis la pole position, Tim Heinemann et Morris Schuring imposaient leur Porsche 911 GT3 R au terme d’une course marquée par l’arrivée de la pluie et une dégradation spectaculaire des conditions de piste. Leur victoire permettait également à Falken de réaliser un doublé, puisque Nico Menzel et Flynt Schuring terminaient deuxièmes avec la seconde Porsche de l’équipe. La troisième place revenait à nouveau à la Porsche de 48 LOSCH Motorsport by BLACK FALCON, avec Patrick Assenheimer, Tobias Müller et Dylan Pereira, victorieuse en SP9 Pro-Am. Le départ avait pourtant été mouvementé. Ugo de Wilde, vainqueur la veille avec Schubert Motorsport, était impliqué dans un incident dès les premiers tours et sa BMW terminait finalement sa course dans le Brünnchen au huitième tour.
La pluie transforme la Nordschleife en piège
Le véritable tournant de la course intervenait avec l’arrivée de la pluie. Les équipes devaient choisir entre pneus slicks et pneumatiques pluie alors que la piste devenait progressivement extrêmement glissante. Black Falcon connaissait notamment une course mouvementée, avec un contact sous Code 60 puis un tête-à-queue spectaculaire de Tobias Müller dans la très rapide Mut-Kurve. Malgré ces incidents et une pénalité, l’équipage parvenait à conserver une remarquable troisième place. À l’avant, la Porsche de Falken maîtrisait parfaitement la situation. Morris Schuring se retrouvait même temporairement en tête devant son jeune frère Flynt, qui disputait son premier week-end en GT3. La famille Schuring vivait ainsi un moment particulièrement fort, leur père Gerwin, ancien vainqueur au Nürburgring, assistant depuis la voie des stands au doublé de ses fils. Dans les derniers tours, les conditions devenaient extrêmement difficiles à Breidscheid, dans la Fuchsröhre et au Schwedenkreuz. L’aquaplanage était omniprésent et les pilotes devaient composer avec d’importantes quantités d’eau sur la piste. Malgré cela, Heinemann et Menzel parvenaient à conserver leurs Porsche en tête jusqu’à l’arrivée.
Première victoire de la saison pour Falken et nouveau rebondissement au championnat
Le succès de Falken Motorsports mettait fin à une journée particulièrement éprouvante et constituait une superbe revanche après la défaite de la veille. La NLS 9 avait également de lourdes conséquences sur le championnat. Pour la première fois de la saison, le trio Bugane/Fübrich/Markert connaissait une course blanche, contraint à l’abandon sur problème technique avec sa BMW M240i. Alexander Fielenbach et Oskar Sandberg en profitaient pour réduire leur retard grâce à leur deuxième place en CUP3. Les deux équipages ne sont désormais séparés que de quatre points avant la finale. Dans la Production Car Trophy, Piet-Jan Ooms et Ionuc Catalin Timis prenaient également l’avantage au classement de la catégorie VT2-RWD avec leur Toyota Supra du SRS Team Sorg Rennsport. Leur victoire leur permettait de prendre seuls la tête du classement avec quatre points d’avance.
Une finale qui promet d’être décisive
Après ces deux manches particulièrement intenses, la saison NLS 2026 reste donc totalement ouverte. La couronne se jouera lors de la finale du 10 octobre, à l’occasion de la 2e NLS Sportwarte-Trophy, une épreuve de quatre heures qui attribuera les derniers points de la saison. Entre le finish au millième de seconde de la NLS 8, les conditions dantesques de la NLS 9 et un écart réduit à seulement quatre points au championnat, la Nordschleife promet une nouvelle fois un dénouement spectaculaire.
Crédits photo : ELMS/FocusPackMedia, DTM/Gruppe C Photography, Michelin Le Mans Cup/FocusPackMedia, Intercontinental GT Challenge, NLS/Gruppe C Photography








