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Pascal Wehrlein sacré champion du monde de Formule E, victoire du Emil Frey Racing en DTM

La saison 2026 de Formule E s’est achevée dimanche à Londres au terme d’un double rendez-vous particulièrement spectaculaire. Après avoir remporté la première manche du week-end, Pascal Wehrlein a résisté à une finale complètement débridée pour décrocher son deuxième titre de champion du monde, tandis que Taylor Barnard s’est offert la première victoire de sa carrière en Formule E.

Pascal Wehrlein frappe un grand coup le samedi

La seizième manche, disputée samedi sur le circuit de Londres, a largement tourné à l’avantage de Pascal Wehrlein. Parti depuis la pole position, le pilote Porsche a parfaitement maîtrisé une course pourtant marquée par plusieurs rebondissements. Dès les premiers tours, Pascal Wehrlein a pu compter sur la collaboration de son équipier Nico Müller, qui a longtemps occupé la deuxième position, tandis que Mitch Evans tentait de maintenir le contact avec les deux Porsche. Le pilote Jaguar a toutefois choisi une stratégie agressive en utilisant rapidement son mode attaque et son pit boost, obligeant Pascal Wehrlein à réagir. Le tournant de la course est intervenu au 21e tour, lorsque Lucas di Grassi a percuté le mur. L’intervention de la Full Course Yellow a permis à Pascal Wehrlein d’effectuer son pit boost dans des conditions particulièrement favorables, transformant pratiquement son arrêt en « arrêt gratuit ». Le pilote allemand a alors définitivement pris le large.

Derrière lui, la lutte pour le podium a été intense. Jake Dennis a réalisé une superbe remontée, profitant notamment de son choix de conserver son mode attaque pour la fin de course. Le Britannique s’est emparé de la deuxième place devant António Félix da Costa, offrant ainsi à Pascal Wehrlein une avance de cinq points au championnat avant la grande finale. Pascal Wehrlein s’est finalement imposé avec cinq secondes d’avance sur Dennis, décrochant son troisième succès de la saison. Da Costa complétait le podium.

Du côté des Suisses, Sébastien Buemi a pris la quatrième place, tandis qu’Edoardo Mortara terminait septième. Nico Müller, longtemps impliqué dans la lutte aux avant-postes et précieux équipier de Pascal Wehrlein, devait finalement se contenter de la onzième position.

Une finale complètement folle

Dimanche, la dix-septième et dernière manche a offert un scénario digne d’une véritable finale de championnat. Avant le départ, Pascal Wehrlein possédait cinq points d’avance sur Jake Dennis, tandis que Mitch Evans restait mathématiquement en mesure de décrocher le titre. Nyck de Vries, parti depuis la pole, conservait la tête au début de l’épreuve, tandis que les deux Mahindra d’Edoardo Mortara et de son équipier se mêlaient rapidement à la lutte pour la victoire. Mortara réalisait même une excellente opération en prenant la tête devant de Vries au 12e tour. Dans le même temps, la situation au championnat évoluait constamment. Pascal Wehrlein devait composer avec les attaques d’António Félix da Costa, qui jouait pleinement son rôle d’équipier chez Jaguar afin de favoriser les chances de Mitch Evans. Sébastien Buemi, particulièrement incisif, s’invitait également dans le groupe de tête et remontait jusqu’à la sixième place.

Le tournant du championnat intervenait au 27e tour. Sous pression, Pascal Wehrlein recevait l’instruction de laisser passer Buemi. Pris dans la bataille avec Da Costa, le pilote Porsche était alors relégué jusqu’à la douzième position, hors des points. Dans le même temps, Jake Dennis remontait à la huitième place et devenait virtuellement champion du monde. Mais quelques tours plus tard, le destin basculait une nouvelle fois. Une collision impliquant Joel Eriksson, Dennis et Pascal Wehrlein au 31e tour mettait fin aux espoirs du Britannique, contraint à l’abandon. Pascal Wehrlein, lui aussi pris dans la mêlée, se retrouvait hors des positions rémunératrices.

Mitch Evans devait alors impérativement gagner pour s’emparer du titre. Or, le pilote Jaguar ne pouvait faire mieux que quatrième. Cette position était suffisante pour permettre à Pascal Wehrlein de conserver la tête du championnat malgré son zéro pointé. Devant, Taylor Barnard profitait des derniers tours pour dépasser successivement Edoardo Mortara puis Nyck de Vries. Le jeune Britannique, âgé de seulement 22 ans, résistait jusqu’à l’arrivée pour décrocher la toute première victoire de sa carrière en Formule E. Il devenait par la même occasion le plus jeune vainqueur de l’histoire du championnat.

De Vries terminait deuxième et Edoardo Mortara complétait le podium, offrant au pilote suisse une magnifique troisième place après avoir longtemps occupé les commandes de la course. Sébastien Buemi terminait cinquième, tandis que Nico Müller franchissait la ligne en douzième position.

Pascal Wehrlein rejoint Vergne dans l’histoire

Au terme de ce final à rebondissements, Pascal Wehrlein conserve donc cinq points d’avance sur Jake Dennis et décroche son deuxième titre mondial, après son premier sacre. Avec ce nouveau championnat, il rejoint Jean-Éric Vergne parmi les seuls pilotes à avoir remporté deux titres en Formule E. Le pilote Porsche termine la saison avec 169 points, contre 164 pour Dennis, tandis que Mitch Evans complète le podium du championnat. Cette dernière manche a également permis à Jaguar TCS Racing de conserver le titre mondial des équipes, tandis que Porsche avait déjà assuré le championnat des constructeurs à Tokyo. Edoardo Mortara termine au cinquième rang du championnat alors que Nico Müller et Sébastien Buemi complètent le top 10. La saison 2026 s’achève ainsi sur un suspense exceptionnel, à l’image d’une génération GEN3 qui aura offert des luttes pour le titre particulièrement indécises jusqu’au dernier virage.

Crédits photos : Porsche


DTM : Cairoli et Wittmann s’imposent au Nürburgring

Le Nürburgring a offert un week-end de DTM particulièrement animé, marqué par deux vainqueurs différents et des écarts qui se resserrent au championnat. Samedi, Matteo Cairoli a dominé la onzième course de la saison au volant de sa Ferrari Emil Frey Racing, avant que Marco Wittmann ne s’impose dimanche au terme d’une course spectaculaire. Avec 81 000 spectateurs présents dans l’Eifel, le spectacle a été au rendez-vous.

Matteo Cairoli et le Emil Frey Racing intouchables le samedi

Parti depuis la pole position, Matteo Cairoli a rapidement pris les commandes de la première course et ne les a plus quittées. Le jeune Italien a parfaitement maîtrisé son rythme malgré des températures élevées, creusant progressivement l’écart sur Thomas Preining, deuxième sur sa Porsche 911 GT3 R. Après avoir porté son avance à plus de trois secondes avant son arrêt obligatoire, Cairoli a retrouvé la piste en tête à l’issue d’un changement de pneumatiques particulièrement efficace. Preining, qui s’était arrêté un tour plus tôt, a bien tenté de réduire l’écart, mais la Ferrari s’est révélée trop rapide. Cairoli a finalement franchi l’arrivée avec près de dix secondes d’avance. Derrière les deux hommes, Marco Wittmann a livré une course solide pour décrocher la troisième place au volant de sa BMW M4 GT3 Evo. Le pilote Schubert Motorsport a notamment pris l’avantage sur Ben Dörr après les arrêts aux stands et a résisté jusqu’au bout au retour de son compatriote.

Derrière eux, Lucas Auer a terminé cinquième, tandis que Maro Engel, leader du championnat, a intelligemment évité les incidents pour prendre la sixième place et conserver la tête du classement général. Le meilleur représentant Lamborghini a été Luca Engstler, septième, devant Jules Gounon. Ricardo Feller a terminé neuvième au volant de la seconde Porsche de Manthey. Bastian Buus complétait le top 10. Cette victoire était déjà la troisième de la saison pour Cairoli, qui devient ainsi le pilote comptant le plus de succès en 2026. De son côté, Preining réalisait une excellente opération au championnat en s’emparant de la deuxième place du classement général, tandis qu’Auer conservait la troisième position.

Classement course 1

Marco Wittmann retrouve le chemin de la victoire

Dimanche, le scénario a été radicalement différent. Marco Wittmann a remporté une course douze particulièrement mouvementée, décrochant son 20e succès en DTM, deux ans après sa dernière victoire dans la discipline. La course a basculé dès le premier virage, avec une importante collision provoquant l’intervention de la voiture de sécurité. Le leader du championnat, Maro Engel, a été contraint à l’abandon, tout comme Lucas Auer et Kelvin van der Linde. Une mauvaise opération majeure pour Engel, qui avait jusqu’alors marqué des points lors des 18 dernières courses. Au restart, Jules Gounon conservait la tête devant Ben Dörr et Matteo Cairoli. Wittmann, déjà remonté en quatrième position, a cependant choisi une stratégie agressive avec un arrêt anticipé. Le pilote BMW a ainsi retrouvé la piste en deuxième position derrière Gounon. Les événements ont ensuite joué en sa faveur. Dörr a été contraint à l’abandon en raison d’un problème lié au montage d’un pneu arrière, tandis que Cairoli a lourdement perdu du terrain à la suite d’un arrêt aux stands manqué. Thomas Preining en profitait pour remonter au troisième rang.

Wittmann récupérait finalement la tête lorsque Gounon écopait d’un passage obligatoire par la voie des stands pour excès de vitesse. Le pilote BMW devait ensuite résister à la spectaculaire remontée de Tom Kalender. Parti beaucoup plus loin sur la grille, le jeune pilote Mercedes-AMG a choisi de retarder son second arrêt afin de disposer de pneus frais dans les dernières minutes. Une stratégie payante : Kalender a enchaîné les dépassements et s’est emparé de la deuxième place à un tour de l’arrivée, aux dépens de Preining. À seulement 18 ans, Kalender a ainsi décroché le premier podium de sa carrière en DTM. Il a même réussi à revenir à moins d’une seconde de Wittmann dans le dernier tour, mais l’expérimenté pilote BMW a conservé suffisamment de marge pour s’imposer avec seulement 0,517 seconde d’avance.

Preining complétait le podium et réalisait une nouvelle excellente opération au championnat. L’Autrichien ne compte désormais plus qu’un point de retard sur Maro Engel, malgré l’abandon de ce dernier. Arjun Maini et Mirko Bortolotti complétaient le top 5, devant Luca Engstler et Nicki Thiim, ce dernier profitant de l’abandon d’Engel et d’Auer pour remonter à la troisième place du championnat. Au terme de ce week-end de l’Eifel, Maro Engel conserve donc la tête du championnat, mais son avance a fondu comme neige au soleil. Grâce à sa régularité et à son podium, Thomas Preining n’est plus qu’à un point du leader. Le titre est désormais plus ouvert que jamais à l’approche des prochaines échéances du DTM.

Crédits photos : DTM – Gruppe C Photography

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