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Robin Faustini reprend son bien à Ayent-Anzère, Hermann Bollhalder domine les voitures de tourisme

La première montée disputée sur une chaussée détrempée avait laissé entrevoir un scénario inattendu. Mais en signant deux manches magistrales sur le sec, Robin Faustini a rapidement rétabli la hiérarchie lors de la 48ᵉ Course de côte Ayent-Anzère. En catégorie des voitures de tourisme, Hermann Bollhalder a quant à lui survolé les débats et décroché une victoire incontestable.

La pluie tombée en matinée a longtemps entretenu le suspense. Parmi les grands bénéficiaires de ces conditions piégeuses figurait le héros local Victor Darbellay. Au volant de sa Nova-Proto de deux litres, le Valaisan de bientôt 31 ans a littéralement dominé la première manche en établissant un chrono de 1’38 »691, reléguant le double champion suisse Robin Faustini à plus de 2,6 secondes. Une performance remarquable qui a enthousiasmé le public local.

Darbellay n’a toutefois pas été le seul Valaisan à briller. Lionel Ryter a également créé la sensation sous la pluie et dans le brouillard. Au volant de sa Formule Renault, il a signé le cinquième meilleur temps absolu, devançant notamment Marcel Steiner et sa Nova NP01, une performance qui témoigne de son aisance dans des conditions particulièrement délicates. La météo a cependant radicalement changé au cours de l’après-midi. Peu avant 14 heures, le soleil a fait son apparition, offrant une piste parfaitement sèche pour les deux dernières montées. Dans ces conditions, Robin Faustini a repris les commandes avec l’autorité qui le caractérise. Le pilote argovien devait néanmoins relever plusieurs défis. Contraint de combler son retard après la première manche, il devait également contenir les assauts de Joël Volluz, de retour au volant de sa Norma M20FC, tout en composant avec des soucis mécaniques sur son moteur Emap.

« J’étais préoccupé par le moteur. À partir d’une certaine température, je ne disposais plus de toute la puissance. Pour m’imposer, j’ai dû rouler constamment à la limite », a expliqué Faustini.

Malgré ces difficultés, il a réalisé deux montées de très haut niveau en 1’23 »9 puis 1’23 »4, s’adjugeant ainsi une dix-neuvième victoire consécutive au classement général. Joël Volluz, auteur d’un meilleur temps de 1’24 »9 lors de la dernière montée, n’a pu inquiéter Faustini mais s’est pleinement satisfait de sa deuxième place.

« Les derniers jours ont été extrêmement compliqués. Nous avons récupéré le moteur à la dernière minute. J’ai malheureusement commis deux petites erreurs lors de la troisième manche, mais cette deuxième place me satisfait pleinement. »

Victor Darbellay complète le podium après avoir une nouvelle fois démontré tout son talent. Face aux puissantes trois litres, le Valaisan ne pouvait rivaliser à armes égales, mais il a tout de même établi un nouveau record de la catégorie deux litres. Au cumul de ses deux meilleures montées, il ne termine qu’à six dixièmes de seconde de Volluz. Marcel Steiner, quatrième, a retrouvé des couleurs après une première manche difficile. Plus en confiance sur le sec, il a progressivement amélioré son rythme, même si 2,6 secondes lui ont finalement manqué pour accéder au podium.

« Sous la pluie, je n’ai pas été suffisamment offensif. Je voulais avant tout préserver la voiture. Le fait que les trois manches aient pu être disputées malgré les conditions météorologiques m’a permis de me refaire. Il me manque encore un peu de confiance, mais les deux dernières montées ont été encourageantes », a-t-il confié.

Michel Zemp complète le Top 5. Le Lucernois s’est montré satisfait de ses performances, tout en reconnaissant que l’écart avec Darbellay demeurait important.

À domicile, Lionel Ryter termine au sixième rang du classement SCRATCH et s’impose une nouvelle fois comme le pilote de Formule le plus rapide. Sa deuxième montée, bouclée en 1’31 »2, lui permet d’améliorer de près d’une seconde le précédent record de catégorie établi par Joël Burgermeister en 2022. Les quatre dernières places du Top 10 reviennent également à des pilotes de monoplaces ou de voitures de sport : Ursanne Salomon (Formule 3) termine septième devant Jean-Jacques Maitre (Nova NP01), Roland Bossy (Formule 3) et Fabrice Jolidon (Osella PA20S). La performance de Samuel Métroz mérite également d’être soulignée. Au volant de sa Formule Arcobaleno de seulement 998 cm³, le Valaisan établit un nouveau record de catégorie, effaçant des tablettes une référence détenue jusque-là par… Victor Darbellay.

Hermann Bollhalder s’impose avec autorité en voitures de tourisme

La catégorie des voitures de tourisme a offert son lot de rebondissements. Roger Schnellmann faisait figure de favori, mais sa Mitsubishi Lancer Evo VIII a une nouvelle fois connu des problèmes mécaniques. Contraint d’installer un arbre de transmission de fortune dès le samedi soir, le Schwytzois a vu cette réparation céder dès la première montée, mettant un terme prématuré à son week-end. Le leader du championnat, Bruno Sawatzki, n’a pas davantage connu de réussite. Victime d’une sortie de route dans la rapide section du « Bus-Stop », le pilote de la vallée du Rhin a lourdement endommagé sa Porsche et a été contraint à l’abandon, quittant le Valais sans le moindre point.

« C’était entièrement de ma faute. Sur cette portion humide, j’étais simplement un peu trop rapide », a reconnu avec franchise le double champion suisse des voitures de tourisme.

Ces abandons ont ouvert la voie à Hermann Bollhalder. Déjà très performant à Anzère en 2025, le pilote de Wattwil a livré une prestation exceptionnelle au volant de son Opel Speedster. Seul concurrent à franchir à deux reprises la barre des 1’40 avec une voiture fermée, il décroche sa première victoire nationale en voitures de tourisme et établit au passage un nouveau record de catégorie en 1’38 »944. Remo Fischer s’adjuge la deuxième place de la catégorie E1. Au volant de sa spectaculaire Ford Escort Cosworth préparée par Gabat, il termine treizième du classement SCRATCH et échoue à seulement un dixième de seconde de la barre symbolique des 1’40. Ludovic Monnier s’est lui aussi illustré. Grâce à un nouveau record de catégorie au volant de sa Volkswagen Golf Rallye, il remporte la catégorie E1 jusqu’à deux litres devant Sébastien Coquoz et Fabien Houlmann.

Stephan Burri prend les commandes du championnat

Grâce à sa victoire en Interswiss au volant de sa Volkswagen Scirocco, Stephan Burri s’empare de la tête du championnat des voitures de tourisme. Pourtant, après la première manche disputée sous la pluie, Dominic von Rotz semblait en mesure de l’emporter avec son Audi A4 Quattro. Mais dès que la piste a séché, Burri a inversé la tendance pour s’imposer avec autorité, échouant à seulement huit dixièmes de son propre record de catégorie. Dans le groupe TCR, Sergio Kuhn poursuit sa remarquable régularité en remportant une nouvelle victoire avec sa Peugeot 308. Il ne compte désormais plus que trois points de retard sur Burri au classement général.

Une lutte resserrée dans la Coupe suisse de montagne

La Coupe suisse de montagne réservée aux voitures de tourisme jusqu’à deux litres a également connu un tournant. Désormais, seuls Ludovic Monnier et Stephan Burri demeurent en lice pour le titre avec un parcours parfait. Hans-Peter Eller grimpe à la troisième place du classement, tandis qu’Andreas Helm recule au quatrième rang. Bien qu’il se soit imposé une nouvelle fois en Interswiss jusqu’à 1,4 litre, le faible nombre de concurrents engagés ne lui a permis de récolter que la moitié des points. Thomas Zürcher a, quant à lui, vécu un week-end à oublier. Leader après la première montée, le nonuple vainqueur de la Renault Classic Cup est parti à la faute lors de la deuxième manche et repart bredouille. Il chute ainsi à la sixième place du championnat, tandis que Beat Rohr s’impose en Renault Classic Cup. Chez les Juniors, Alessandro Grispino consolide sa position de leader grâce à une nouvelle victoire. Les pilotes BMW Steven Chiquita et Hugo Mascaro complètent le podium provisoire du championnat.

Les vainqueurs de classe

  • Patric Kuster (Toyota GR Yaris, Super Série Comp. jusqu’à 3 000 cm³)
  • Pierre Mürner (Porsche GT3, Super Série Comp. jusqu’à 3 500 cm³)
  • Frédéric Fleury (Martini MK52, Catégorie H Monoplace)
  • Valentin Nicolet (Citroën Saxo VTS, Catégorie H jusqu’à 1 600 cm³)
  • Luca Moinat (Opel Kadett, Gr. H jusqu’à 2 000 cm³)
  • Alain Pfefferlé (Porsche 911 RSR, Gr. H jusqu’à 3 000 cm³)
  • Joël Pitteloud (Opel Astra, Gr. H Classic jusqu’à 2 000 cm³)
  • Vincent Gabbud (Honda Integra, N/ISN/R1)
  • Jonathan Droz (Peugeot 208, A/ISA/R2/R3 jusqu’à 1 600 cm³)
  • Alessandro Grispino (Renault Clio, A/ISA/R2/R3 jusqu’à 2 000 cm³)
  • Xavier Craviolini (Renault Clio, RC3)
  • Sergio Kuhn (Peugeot 308, TCR)
  • Hanspeter Thöni (Peugeot 106, PSA Gr. N)
  • Ramon Hänggi (Citroën Saxo VTS, PSA Gr. A)
  • Jürg Brunner (Renault Clio 2, RCC)
  • Beat Rohr (Renault Clio 3, RCC)
  • Vincent Regard (Suzuki Swift GTI, E1 jusqu’à 1 400 cm³)
  • Hans-Peter Eller (Opel Kadett C, E1 jusqu’à 1 600 cm³)
  • Ludovic Monnier (VW Golf Rally, E1 jusqu’à 2 000 cm³)
  • Jonas Magnin (Honda Civic, E1 jusqu’à 2 500 cm³)
  • Hermann Bollhalder (Opel Speedster, E1 jusqu’à 3 000 cm³)
  • Julien Lonfat (Mitsubishi Colt Evo, E1 jusqu’à 3 500 cm³)
  • Remo Fischer (Ford Escort Cosworth, E1 plus de 3 500 cm³)
  • Andreas Helm (VW Polo, IS jusqu’à 1 400 cm³)
  • Werner Rohr (Toyota Corolla AE86, IS jusqu’à 1 600 cm³)
  • Stephan Burri (VW Scirocco, IS jusqu’à 2 000 cm³)
  • Ferdi Waldvogel (BMW M3 E30, IS jusqu’à 2 500 cm³)
  • Dominic von Rotz (Audi A4 Quattro, IS jusqu’à 3 500 cm³)
  • Xavier Vermeille (Norma M20F, CN jusqu’à 2 000 cm³)
  • Vincent Caro (TracKing RC01B, E2 Silhouette)
  • Samuel Métroz (Formule Arcobaleno, E2-SS jusqu’à 1 600 cm³)
  • Lionel Ryter (Formule Renault, E2-SS jusqu’à 2 000 cm³)
  • Roland Bossy (Tatuus F3-T318, E2-SS jusqu’à 3 000 cm³)
  • Michaël Rollat (Spire GT3, E2-SC jusqu’à 1 000 cm³)
  • Victor Darbellay (Nova NP01, E2-SC jusqu’à 2 000 cm³)
  • Robin Faustini (Nova NP01, E2-SC jusqu’à 3 000 cm³)

Enfin, en catégorie REGionale, la victoire s’est jouée pour un souffle. Mattia Stacci, sur BMW M3 E30, a signé le meilleur temps cumulé de la journée en devançant Patrick Jakober (VW Golf) de seulement quatre millièmes de seconde. Michael Meneghel, également au volant d’une Volkswagen Golf, complète le podium.

Classements

Crédits photos : Baptiste Aebi/Sport-Auto.ch ; citations : Auto Sport Suisse

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