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24h du Nürburgring – Nico Müller : «  C’est, pour moi, l’une des courses les plus spectaculaires et les plus belles qui existe »

Alors que la grande classique d’endurance du massif de l’Eiffel débutera ce samedi à 16h00, nous avons retrouvé le Bernois Nico Müller entre deux séances d’essais :

Après avoir gagné en 2015, et souvent fait de bons résultats dans l’épreuve, l’objectif est la victoire ?

Nico Müller : « Oui c’est toujours l’objectif. Mais d’une année à l’autre ce n’est jamais facile, et si le niveau n’est pas au moins similaire c’est toujours plus difficile. Car les constructeurs, en particulier allemand, mettent énormément de moyens sur l’épreuve. Et, chez nous c’est l’une des courses les plus importantes de l’année. Maintenant il faut voir où on est exactement en performance, même si il n’y a pas que la performance qui joue ici, c’est une très très longue course avec beaucoup de faits de course. Mais on verra bien. »

Comment se sont déroulés les premiers essais ?

Nico Müller : « Pas trop mal, en performance on était assez bien même si on manque un peu face aux BMW et aux Mercedes qui sont très rapides. Mais j’espère que l’on va trouver un réglage pour se rapprocher. D’autre part, au niveau de l’agilité de l’auto, on peut encore améliorer afin qu’elle soit plus confortable. Car si la voiture est un peu trop nerveuse, ce n’est pas forcément bien pour les relais de nuit où il faut être un peu plus détendu. »

Cette année, Audi a lancé la R8 LMS evo II, comment est cette nouvelle auto ?

Nico Müller : « C’est une vraie évolution. L’auto est plus facile, et pas seulement à piloter mais aussi pour trouver le set-up. Elle est plus confortable, on a la climatisation ce qui aide un peu… bon ici pas beaucoup (rire). La base est toujours la même, mais elle évolue fortement. »

Tu roules avec Patric Niederhauser, faire équipe ensemble c’est vraiment quelque chose qui vous tient à cœur…

Nico Müller : « Oui oui oui. L’année passée nous avons déjà eu l’opportunité. Mais, comme la course a été interrompu, il n’a ensuite plus roulé que sur l’autre voiture. Mais on espère que cette année, nous partageront l’auto toute la course. C’est vraiment très spécial, car nous sommes très bons amis depuis très longtemps. Alors déjà on vit chacun notre rêve en étant pilote professionnel, mais en plus de partager une auto pour jouer la victoire c’est phénoménal et on essaye de profiter au maximum de ces moments. »

Parlons un peu du circuit, le Nürburgring et la Nordschleife en particulier c’est un circuit très atypique…

Nico Müller : « C’est le plus beau circuit du monde au moins en comparaison avec tous ceux sur lequel j’ai roulé. Et, outre le tracé en lui-même, mais aussi tout l’évènement avec le trafic et toutes les catégories et surtout le retour des spectateurs. C’est, pour moi, l’une des courses les plus spectaculaires et les plus belles qui existe. »

Les deux dernières éditions, il n’y avait pas de spectateurs sur la Nordschleife, ça manquait ?

Nico Müller : « Oui, ça manquait, et surtout aux essais de nuit quand j’ai fait mes premiers tours, ça change beaucoup de choses. Les deux dernières éditions tu étais seul à rouler, il y avait juste le trafic. Mais là je ne m’y attendais pas avant de m’élancer, c’est toutes les lumières dans les campings. Et au début c’est assez déroutant, car il faut faire attention aux drapeaux et être bien attentif en piste. Et toutes ces lumières en bords de piste il faut réussir à les gérer. J’avais oublié après ces deux années sans public, mais c’est une belle chose de devoir le gérer. »

Et, il y a certainement des odeurs de barbecue qui rentrent dans la voiture

Nico Müller : « Ben il semble qu’ils ne devaient pas avoir faim car pas encore (rire) mais oui durant la course on ressent les odeurs de nourriture dans l’auto. »

Après une année difficile en DTM, premier week-end de course en 2022 et victoire au Portugal…

Nico Müller : « Ça fait du bien. On savait qu’on avait du bon travail pour être dans le rythme. Mais quand tu fais les essais d’hiver tu es tout seul. Ça te permet de te mettre en confiance. Mais d’en avoir la preuve dès le premier week-end de course, ça s’est bien. En plus cette année le DTM est devenu encore plus compétitif, avec des performances encore plus importantes. Mais nous, aussi nous avons su passer un step et je crois que week-end après week-end ça évolue un peu en fonction des circuits. Au Portugal nous avons eu les essais officiels, nous étions très bien préparés et nous avons su transformer ça le dimanche, même si le samedi on avait été un peu malchanceux avec la crevaison. Par contre au Lausitzring, si on était dans le bon rythme, on manquait de réussite notamment avec le drapeau rouge en qualification. Et directement tu es mis hors jeu pour le podium. C’est vraiment serré, c’est un championnat super intéressant et on essaye d’être dans le jeu jusqu’à la fin. »

Enfin, après le Nürburgring ce week-end, tu vas enchaîner avec Le Mans, ce qui sera une découverte pour toi…

Nico Müller : « Oui, j’en ai parlé un peu avec Patric, mais aussi avec Sébastien Bourdais et d’autres. Évidemment c’est un rêve de faire les 24 heures du Mans. Ce sera assez difficile pour une nouvelle équipe comme la nôtre. Le début de saison fut compliqué car il y a beaucoup de détails à optimiser pour être performant. Mais nous avons déjà su faire de grands pas en avant, on a fait un test cette semaine à Aragon ce qui nous faire encore progresser. Mais le niveau en LMP2 est énorme. Et, il y a des grosses équipes avec deux voitures et qui ont une expérience énorme et de gros budgets. Néanmoins ce sera un gros challenge et c’est très important de prendre cette expérience, de faire cette course, en vue de possibles opportunités futures pour moi. »

Et, pour apprendre le circuit tu as dû faire du simulateur ?

Nico Müller : « Oui, beaucoup, déjà avec Audi et le programme LMdH on a fait beaucoup de simulation. Donc oui, à la base je connais la piste. Néanmoins en réalité c’est toujours différent. Aussi, il faut apprendre pas à pas. Mais ça devrait aller. »

Crédit photo : Jean-Baptiste Lassaux/Sport-Auto.ch

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