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WEC – Doublé Toyota à Silverstone – Buemi impérial

La première épreuve du WEC 2014 fut le théâtre d’une domination des TS040 et en particulier de la n°8 pilotée par Sébastien Buémi, Nicolas Lapierre et Antony Davidson.

Parti de la pole position, la Toyota n°7 gardait la tête de la course au premier virage devant l’Audi n°1 de Luca Di Grassi. Dans le même temps, Sébastien Buemi prenait le meilleur sur l’Audi n°2 et la Porsche n°14 pour remonter au troisième rang avant de mettre la pression sur Luca Di Grassi. Et tout le début de course fut le théâtre de divers mano à mano jusqu’à l’arrivée de la pluie.

Si chez Toyota on faisait rentrer les pilotes pour chausser des pneus adaptés aux conditions humides (hybrides pour Buémi, pluies pour Wurz), chez Audi le pari était fait de rester en piste avec les pneus slicks. Et ce choix fut fatal pour Luca Di Grassi qui tapait le rail endommageant son Audi R18 E-Tron Quattro. Si le Brésilien parvenait à ramener la voiture à son stand, l’abandon était néanmoins inéluctable la coque étant endommagé.

Dans le même temps, la Porsche n°14, et pilotée à ce moment par Neel Jani, perdait une roue suite à la casse d’un élément ce qui nécessitait une longue réparation, la 919 n°20 repartait alors en fond de classement avant d’abandonner définitivement sur soucis de transmission. Présent avec les deux Lola de l’année passée, le Rebellion Racing perdait également une de ses deux autos (la n°13) en début de course suite à la casse de la boite de vitesse.

Dans la deuxième heure, c’est André Lotterer qui se faisait piégé et partait dans le bac à gravier ce qui lui faisait perdre quatre tours sur les leaders. Et c’en était pas fini des déboires d’Audi puisque Benoît Tréluyer sortait violemment après avoir pris le volant et l’abandon était aussi inéluctable sans que Marcel Fässler n’ai pu prendre le volant. Pour Audi c’est un week-end à oublier les deux voitures ne passant même pas le cap de la mi-course et les deux coques ayant été endommagées.

Pour Toyota en revanche, ce fut une course bien plus tranquille. Si la n°7 fut victime d’un tête à queue et d’une manœuvre qui aurait pu mal se terminer dans le trafic, son principal handicap fut un mauvais choix de pneus qui lui faisait perdre beaucoup de temps en fin de relais et permettait même à la Porsche n°20 de s’emparer de la deuxième place un temps, avant que la Toyota reprenne son bien. Pour la n°8, en revanche, ce fut la course parfaite. Aussi bien les pilotes que les ingénieurs ou mécaniciens n’ont fait aucune faute et ont amplement mérités leur victoire. Victoire acquise après 5h30 de course puisque le drapeau rouge était déployé à 30 minutes du terme de la course en raison de la forte pluie.

La Toyota n°7 montait sur la deuxième marche du podium alors que la Porsche n°20 terminait sa première course par un podium. Quant au Rebellion racing, la deuxième voiture réalisait une course sans soucis et l’équipe Suisse terminait donc au quatrième rang et remportait la victoire en LMP1-L avec la Lola n°12.

Si la Ferrari n°51 s’élançait de la pole position en GTE Pro, la course fut ensuite dominée par les deux Porsche du Team Manthey. Ainsi les deux 911 s’échangeait au fil de la course la place de leader, la Ferrari 458 suivant les deux GT allemandes sans pouvoir les attaquer directement. Et c’est donc la 911 n°92 qui l’emportait devant la n°91 de Patric Pilet la Ferrari n°51 complétant le podium. Si les Aston Martin étaient dominées en GTE Pro, ce ne fut pas le cas dans la catégorie GTE Am où les Vantage n°95 et 98 s’offraient le doublé la Ferrari n°81 complétant le podium. En LMP2, les deux Oreca du SMP Racing furent rapidement handicapées par des soucis mécaniques, et la Morgan du G-Drive Racing remportaient la victoire devant l’Oreca de KCMG.

Prochaine manche du championnat à Spa Francorchamps les 2 et 3 mai.

Credit photo : Toyota, FIA WEC et Porsche

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