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Raffaele Marciello remporte sa première victoire en FIA WEC

BMW a signé une victoire capitale lors des 6 Heures de São Paulo, cinquième manche du Championnat du Monde d’Endurance FIA WEC 2026. Sur le circuit d’Interlagos, devant près de 85 000 spectateurs, le constructeur bavarois a remporté un duel haletant face à Ferrari et Cadillac, relançant totalement la lutte pour le titre Hypercar à quatre courses de la fin de saison.

BMW transforme sa vitesse en victoire

Cadillac Hertz Team JOTA semblait pourtant idéalement placé après avoir monopolisé la première ligne de la grille lors de l’Hyperpole. Mais dès les premiers tours, Kevin Magnussen a rapidement démontré que la BMW M Hybrid V8 n°15 disposait d’un excellent rythme de course.

Le Danois s’est d’abord intercalé entre les deux Cadillac avant de dépasser Earl Bamber au célèbre virage Ferradura au onzième tour. Lancé à la poursuite du leader Will Stevens, il a ensuite profité d’un problème lors du premier arrêt au stand de la Cadillac n°12, retardée par un écrou de roue récalcitrant, pour prendre les commandes de l’épreuve.

Cette avance allait finalement s’avérer décisive. Magnussen, Raffaele Marciello et Dries Vanthoor ont parfaitement géré leur course malgré une forte pression en fin d’épreuve. Souffrant physiquement, le pilote belge a néanmoins conservé son sang-froid lors des deux derniers relais pour résister aux assauts conjugués de Ferrari et de Cadillac.

Après six heures de course particulièrement disputées, la BMW n°15 franchissait la ligne d’arrivée avec moins de sept secondes d’avance sur ses deux principaux poursuivants. Il s’agit de la deuxième victoire de BMW cette saison et de la première fois que l’épreuve brésilienne est remportée par une voiture ne s’étant pas élancée depuis la première ligne.

Ferrari limite les dégâts

Les champions du monde en titre ont une nouvelle fois démontré leur régularité. La Ferrari 499P n°51 de James Calado, Antonio Giovinazzi et Alessandro Pier Guidi a progressivement remonté le classement grâce à une stratégie parfaitement exécutée.

Longtemps discrète, la voiture italienne s’est invitée dans la lutte pour la victoire dans les dernières heures avant de décrocher une solide deuxième place, égalant ainsi son meilleur résultat de la saison.

Cette performance permet à Ferrari de rester pleinement dans la course aux différents championnats alors que la saison entre dans sa phase décisive.

Cadillac retrouve enfin le podium

Après une période difficile marquée par une absence de podium depuis un an, Cadillac a retrouvé le sourire sur le circuit qui lui avait offert sa première victoire en FIA WEC en 2025.

La course n’a pourtant pas été de tout repos pour les deux prototypes américains. La Cadillac n°12 a vu ses ambitions compromises dès le premier arrêt au stand avant d’être impliquée dans plusieurs contacts avec la Lexus LMGT3 n°87 de Clemens Schmid et la Ferrari AF Corse n°83 de Phil Hanson.

La Cadillac sœur n°38 a également perdu un temps précieux lors de son premier passage par les stands. Rejetées hors du top 10 en début de course, les deux voitures ont néanmoins livré une remarquable remontée pour terminer aux troisième et quatrième places.

Un championnat Hypercar plus ouvert que jamais

Derrière le trio de tête, la Ferrari AF Corse n°83 de Phil Hanson, Robert Kubica et Yifei Ye a terminé cinquième.

La BMW n°20 de René Rast, Sheldon van der Linde et Robin Frijns avait initialement franchi la ligne d’arrivée en sixième position. Cependant, une pénalité infligée après l’arrivée à Frijns pour un accrochage avec la Ferrari d’Antonio Fuoco a rétrogradé l’équipage au huitième rang.

Malgré ce revers, Rast et Frijns récupèrent la tête du championnat pilotes. Ils se retrouvent désormais à égalité de points avec les vainqueurs des 24 Heures du Mans, Mike Conway, Kamui Kobayashi et Nyck de Vries, preuve de l’extrême intensité de la lutte pour le titre mondial.

Week-end compliqué pour Toyota

Habitué aux avant-postes, Toyota a vécu l’un de ses week-ends les plus difficiles de ces dernières années en endurance.

La Toyota GR010 Hybrid n°7, victorieuse aux 24 Heures du Mans quelques semaines plus tôt, n’a jamais été en mesure de se battre pour les premières places et a terminé à une lointaine douzième position.

La situation a été encore plus compliquée pour la voiture sœur n°8. Après un contact avec la Genesis n°17, l’équipage composé de Sébastien Buemi, Ryō Hirakawa et Brendon Hartley a passé plus de dix tours immobilisé aux stands pour réparations, anéantissant toute chance de résultat.

Alpine frustrée malgré un pari audacieux

Le constructeur français peut nourrir quelques regrets. L’Alpine A424 n°35 de Ferdinand Habsburg, Charles Milesi et António Félix da Costa a longtemps figuré parmi les prétendants à la victoire.

Grâce à une stratégie décalée, les trois pilotes ont même occupé la tête de la course à plusieurs reprises. Toutefois, le pari tactique tenté par l’équipe française n’a finalement pas porté ses fruits et l’équipage a dû se contenter de la dixième place, synonyme d’un seul point au championnat.

Marciello meilleur Suisse, Buemi malchanceux

Du côté des pilotes suisses, Raffaele Marciello est celui qui repart avec le plus large sourire de São Paulo. Auteur d’une prestation solide au sein de la BMW victorieuse, il décroche son premier succès de la saison et contribue largement à la relance de BMW dans la course aux titres mondiaux.

À l’inverse, Sébastien Buemi a vécu une course difficile. Le Vaudois et ses équipiers de la Toyota n°8 ont été lourdement pénalisés par leur accrochage avec la Genesis n°17 et n’ont jamais pu revenir dans le match après un long passage par les stands.

Cadillac s’impose en GT3

Dans la catégorie LMGT3, Racing Team Turkey by TF Sport a signé une victoire historique aux 6 Heures de São Paulo grâce à Salih Yoluç, Peter Dempsey et Charlie Eastwood au volant de la Corvette Z06 GT3.R n°34. Après avoir opté pour une stratégie décalée en faisant partir le pilote Silver Salih Yoluç avant de confier le volant au Bronze Peter Dempsey, l’équipe britannique a pris l’ascendant grâce à deux relais impeccables de ce dernier.

Charlie Eastwood a ensuite parfaitement contrôlé la fin de course, malgré une crevaison lente dans les derniers relais, pour s’imposer avec 8,108 secondes d’avance sur la BMW M4 GT3 Evo n°69 du Team WRT de Anthony McIntosh, Parker Thompson et Dan Harper. La Porsche 911 GT3 R Manthey n°92 de Richard Lietz, Yasser Shahin et Riccardo Pera est montée sur la troisième marche du podium après une belle remontée, tandis que la lutte pour les positions d’honneur a animé les derniers tours avec les deux Ford Mustang de Proton Competition et la Porsche Manthey DK Engineering.

Ce deuxième succès consécutif de TF Sport, après celui obtenu aux 24 Heures du Mans, permet également à Jonny Edgar, pilote de la Corvette n°33 du team, de prendre seul les commandes du championnat LMGT3.

Rendez-vous au Texas après la pause estivale

Après cette manche brésilienne riche en rebondissements, le FIA WEC observe désormais sa traditionnelle pause estivale. Le championnat reprendra ses droits du 4 au 6 septembre sur le circuit des Amériques à Austin, au Texas.

Avec BMW, Ferrari, Cadillac, Toyota et Alpine toujours capables de jouer les premiers rôles, et un classement général extrêmement serré, la deuxième moitié de saison s’annonce plus indécise que jamais dans la catégorie Hypercar.

Classement

Crédits photos : FIA WEC – DPPI

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