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ELMS – Les titres de champion pour United Autosport et Proton Competition

Portimão LMP2 : G-Drive Racing vainqueur au Portugal

La dernière course de 4 heures de la saison 2020 a été passionnante et riche en coups de théâtre, avec à l’arrivée la victoire de l’Aurus 01-Gibson n°26, sa première en ELMS depuis Barcelone en 2019.

Duqueine Team signe son premier podium ELMS 2020 devant les champions United Autosports : l’ORECA n°22 a ainsi terminé sur le podium de chacune des cinq manches.

Au départ de la course, l’ORECA n°32 de Will Owen (United Autosports), partie de la pole position, emmène le peloton de 36 voitures dans le premier virage. Mais Roman Rusinov et son Aurus 01 n°26 réussissent un superbe envol depuis la sixième place de la grille et double Owen à l’extérieur au premier virage.

Un peu plus loin dans le peloton, l’ORECA n°22 de Phil Hanson (United Autosports) et l’ORECA n°37 d’Alexandre Coigny (Cool Racing) s’accrochent à la suite d’un travers de Coigny. Les deux voitures rétrogradent respectivement en 13e et 22e positions, avec un changement de museau pour l’ORECA de United Autosports lors de son premier arrêt au stand.

Rusinov est en tête devant Owen, jusqu’à ce que le pilote russe sorte large au Virage 11 pour éviter une Ferrari, ce qui permet à Owen de reprendre le commandement.

Après 10 minutes, un Full Course Yellow est instauré pour extraire du gravier la Ferrari n°66 de JMW Motorsport à la sortie du Virage 5. De nombreuses voitures passent alors par les stands pour tirer parti de cette neutralisation. Au bout de 5 minutes, les feux verts relancent la course.

Rusinov est à l’attaque sur Owen pour déloger l’Américain. Au bout de plusieurs tentatives, l’Aurus reprend la tête par une manœuvre à l’intérieur du Virage 1 et creuse un écart de 8 secondes avant que les deux voitures n’observent leur premier arrêt au stand. Les concurrents ayant stoppé lors du Full Course Yellow sont maintenant en tête : l’ORECA n°30 de Konstantin Tereschenko (Duqueine Team) mène devant Phil Hanson. Mikkel Jensen relaie Roman Rusinov et occupe la troisième place, tandis qu’Alex Brundle est maintenant au volant de l’ORECA n°32.

Un deuxième Full Course Yellow est instauré après 80 minutes de course, lorsque la Ferrari n°88 d’AF Corse fait une excursion dans le gravier dans le dernier virage. Et une fois encore, c’est l’occasion pour plusieurs voitures de s’arrêter au stand.

Mikkel Jensen est maintenant leader de la course, devant l’ORECA n°22 désormais pilotée par Filipe Albuquerque. Le Portugais est à 20 secondes de Jensen mais doit faire face à son suivant immédiat, son compagnon d’écurie Alex Brundle. Plusieurs tours durant, les deux voitures de United Autosports sont à la lutte, tout en veillant à ne pas s’accrocher. Finalement, Brundle prend le meilleur sur Albuquerque mais doit s’arrêter au tour suivant pour ravitailler. L’Aurus 01 stoppe à son tour et Albuquerque passe en tête jusqu’à son propre arrêt 10 minutes plus tard.

A 90 minutes de l’arrivée, le Safety Car fait son entrée à la suite d’un déchappage du pneu arrière de la Ferrari n°60 d’Iron Lynx à l’entrée de la voie des stands, qui projette des débris sur la piste.

A la relance, Jensen passe le volant à Nyck de Vries, dont l’avantage est de 13 secondes sur Albuquerque. Ce dernier devance de 6 secondes Jonathan Hirschi sur l’ORECA n°30 de Duqueine Team et l’ORECA n°32, désormais aux mains de Job van Uitert.

Les derniers arrêts au stand se déroulent dans les 20 dernières minutes. De Vries reprend la piste devant Tristan Gommendy (ORECA n°30) et Phil Hanson, qui a repris le volant de l’ORECA n°22. Il compte 10 secondes d’avance sur le Néerlandais van Uitert, un résultat suffisant pour permettre à ce dernier et à ses coéquipiers Will Owen et Alex Brundle d’offrir à United Autosports un doublé au classement général final de la catégorie LMP2.

Nyck de Vries reçoit le drapeau à damier au volant de l’Aurus n°26 de G-Drive Racing, signant sa première victoire LMP2 en European Le Mans Series, qui est aussi la première de l’écurie russe dans cette saison 2020.

LMP3 : victoire et troisième titre pour United Autosports

United Autosports s’est adjugé son troisième titre LMP3 grâce à la Ligier-Nissan n°2 de Rob Wheldon, Tom Gamble et Wayne Boyd, vainqueurs et sacrés dans cette catégorie en 2020. Leurs rivaux dans la course au titre les ont rejoints sur le podium, avec dans l’ordre les Ligier n°8 de Realteam, deuxième, et n°13 d’Inter Europol Competition, troisième.

Rob Wheldon prend le départ au volant de la Ligier n°2 et conserve le commandement dans le premier virage. La Ligier n°15 de Lorenzo Veglia (RLR MSport) prend le meilleur sur la Duqueine n°4 de Wolfgang Triller (DKR Engineering), tandis que la Ligier n°3 d’Andrew Bentley (United Autosports) passe également la Duqueine. Bentley et Veglia se livrent une lutte acharnée, ce qui permet à Wheldon de creuser un léger écart, mais Bentley part en tête-à-queue au Virage 3 et le Britannique chute en 11e position.

Une neutralisation Full Course Yellow est instaurée pour extirper du bac à gravier la Ferrari n°66 de JMW Motorsport à la sortie du Virage 5. Les Ligier n°2 et 3, la Ligier n°8 de Julien Gerbi (Realteam Racing) et la Ligier n°11 de Jacopo Baratto (Eurointernational) profitent de la faible allure pour effectuer l’un des deux arrêts au stand obligatoires.

A la relance, la Ligier n°15 est désormais en tête, devant la n°9 d’Arnold Robin (Graff) et la n°13 de Martin Hippe, candidat au titre LMP3 2020.

Un autre Full Course Yellow est instauré après 80 minutes de course lorsque la Ferrari n°88 de AF Corse sort dans le gravier dans le dernier virage et une fois encore, c’est l’occasion pour plusieurs voitures de s’arrêter au stand. Tout ceci permet à la Ligier n°2 de Rob Wheldon de se réinstaller au commandement, jusqu’à ce que le Britannique s’arrête pour passer le volant à Tom Gamble.

Martin Hippe dispute la deuxième place avec la Ligier n°16 de Tom Cloet (BHK Motorsport) et l’Allemand prend le meilleur au Virage 11.

Le Safety Car fait son entrée à la suite d’un déchappage du pneu arrière de la Ferrari n°60 d’Iron Lynx à l’entrée de la voie des stands, qui projette des débris sur la piste.

Lorsque la course reprend ses droits, Gamble est en tête avec 20 secondes d’avance sur la Ligier n°15 de James Dayson et la Ligier n°8 de David Droux. Dayson rentre au stand et Droux grimpe en deuxième position, tandis que Lunardi s’installe à la troisième place à une heure de l’arrivée.

Lors des derniers arrêts au stand, Droux devance Wayne Boyd, maintenant au volant de la Ligier n°2. Ce dernier réduit l’écart sur le Suisse et cherche l’ouverture. Droux sort large au Virage 4 et Boyd prend la tête.

Sous le drapeau à damier, Wayne Boyd s’impose avec 12 secondes de marge sur David Droux. Dino Lunardi monte sur la troisième marche du podium à un tour des deux leaders.

LMGTE : le titre au bout du suspense !

L’attribution des titres Equipes et Pilotes de la catégorie LMGTE ne pouvait être plus serrée : Proton Competition et Kessel Racing ont terminé première et deuxième au Portugal.

Les deux écuries terminent avec chacune 99 points et deux victoires, deux secondes places, une quatrième place et deux pole positions en cinq courses. Christian Ried, Michele Beretta et Alessio Picariello ont été déclarés champions par le fait d’avoir remporté la première course de la saison au Paul Ricard.

Au départ de ces 4 Heures de Portimão, la Ferrari n°60 d’Iron Lynx, lauréate du titre Pilotes 2020 de la Michelin Le Mans Cup, tire pleinement profit de sa pole position et creuse un léger écart sur la Ferrari n°88 de François Perrodo (AF Corse) et la Porsche n°77 de Christian Ried (Proton Competition). Leader du classement général, la Ferrari n°74 de Kessel Racing est seulement huitième.

La Ferrari n°66 de Rodrigo Sales (JMW Motorsport) fait une excursion dans le gravier à la sortie du Virage 5, provoquant le premier Full Course Yellow. Le reste du plateau LMGTE reste en piste, tandis que les prototypes des deux catégories LMP en profitent pour effectuer un arrêt au stand anticipé.

Lorsque la course est relancée, les choses restent en l’état plusieurs tours durant dans la bataille LMGTE. La Ferrari n°55 de Duncan Cameron (Spirit of Race) revient sur Christian Ried pour prendre la troisième place à la fin de la première heure. Toutefois, l’ordre s’inverse quelques tours plus tard, avec désormais Michele Beretta et Aaron Scott respectivement au volant de la Porsche et de la Ferrari, tandis que Sergio Pianezzola est leader sur la Ferrari n°60.

La Porsche n°93 de Proton Competition s’arrête pour changer un pneu arrière qui donne des signes de déchappage. Après une rapide intervention, une nouvelle gomme est montée et la voiture reprend la piste.

Un deuxième Full Course Yellow est instauré après 80 minutes de course quand la Ferrari de François Perrodo sort dans le bac à gravier du dernier virage alors qu’elle est deuxième, ce qui permet à la Porsche de Beretta de s’installer à cette position. La Porsche n°77 prend la tête lorsque la Ferrari n°60 est pénalisée pour avoir provoqué une collision avec la Ferrari n°66 dans le Virage 5. L’Italien rétrograde en deuxième position. Un Pianezzola déchaîné reprend le commandement après 120 minutes de course.

Mais la chance tourne pour la Ferrari n°60 : le pneu arrière droit déchappe, endommageant la voiture et projetant des débris sur la piste au niveau de l’entrée de la voie des stands. Le Safety Car entre en piste pour permettre le nettoyage de la piste, alors que la Ferrari éclopée revient au stand.

La Ferrari n°74, avec au volant David Perel, progresse dans la hiérarchie jusqu’à la deuxième place, devant la Porsche de Picariello. Alors que l’heure tourne, ce dernier prend le meilleur et creuse en une demi-heure un écart de 60 secondes.

Après l’incident sur la n°93, les ingénieurs de Proton Competition s’inquiètent de l’usure des pneus et rappellent Picariello au stand pour changer de gommes. Son avance est telle qu’il repart en conservant un avantage de 28 secondes sur la Ferrari de Kessel Racing. Duncan Cameron est troisième.

La Ferrari n°83 de Michelle Gatting (Iron Lynx) doit s’arrêter au stand à moins d’un quart d’heure de l’arrivée pour une crevaison à l’arrière.

Pour la Porsche n°77 de Proton Competition, le drapeau à damier de la victoire est aussi synonyme de titre, avec 32 secondes d’avance sur la Ferrari n°74 de Kessel Racing. La Ferrari n°55 de Spirit of Race termine troisième mais écope d’une pénalité de 30 secondes pour non respect du temps de pilotage de Matt Griffin (catégorisé Gold). La dernière marche du podium revient donc à la Ferrari n°60 d’Iron Lynx, devant la Porsche n°93 de Proton Competition.

Résultats Classement des championnats

Communiqué ELMS

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