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Monte-Carlo – Olivier Burri prend la tête du classement officieux des amateurs

Après une mise en jambe jeudi, les quatre équipages suisses avaient rendez-vous avec cinq épreuves, finalement réduites à quatre suite à la sortie de route de Pierre-Louis Loubet. La direction de course s’est vue dans l’obligation de neutraliser la dernière spéciale de la journée pour tous les équipages qui suivaient la Hyundai i20 WRC.

Débutant la journée avec une épreuve difficile avec de l’asphalte, de la glace et les graviers déposés par les WRC, Olivier Burri et Anderson Levratti réalisaient le meilleur temps des amateurs dans le premier chrono, même si le pilote Jurassien avouait avoir été prudent :

« C’est compliqué tôt le matin. Ça va. On n’a pas fait les idiots. On aurait pu prendre plus de risques dans la descente. On l’a pas fait, c’est dommage. On aurait pu faire un peu mieux. »

Mais, dans le chrono suivant, le choix pneumatique de l’équipage de la Polo n°52 s’avérait délicat. Ce qui ne les a pas empêchés de signer un nouveau meilleur temps des pilotes amateurs :

« C’est la danse des canards avec nos pneus neige, c’est compliqué comme nouvelle spéciale. Comme je dis depuis le début, c’est terrible, on a beaucoup de terre, de boue. Il faut s’habituer. »

Avant de rentrer à Gap pour l’assistance de la mi-journée, l’équipage signait un nouveau scratch dans le classement amateur et revenait à moins de 30 secondes du leader Kevin Abbring. Et, après la pause, la chance allait tourner en faveur d’Olivier Burri et Anderson Levratti. Ainsi, si Kevin Abbring perdait plus d’une minute sur leur adversaire, Olivier Burri avouait avoir eu un petit coup de pouce du destin :

« Autant hier je n’ai pas eu de chance. Autant là j’ai eu une carte chance, je suis passé sur un caillou qu’ils ont déterré et incroyable. Sympa de ne pas crever. C’est la grande classe. »

Et cette sixième épreuve du rallye allait être la dernière du jour, l’ES 7 étant disputée en liaison. Mais, pour Olivier Burri et Anderson Levratti, elle s’est avérée très fructueuse avec une remontée aux portes du Top 20 et la première place des pilotes amateurs.

Avec une journée très régulière et des chronos dans le top 25, Mike Coppens et Fabrice Gordon concluent cette deuxième journée au vingt-cinquième rang, même si le pilote Valaisan avouait qu’une petite faute l’avait déstabilisé dans la dernière spéciale disputée :

« C’est difficile, on ne voit pas la glace. On a fait un petit tête-à-queue et après pour la suite ça devient compliqué dans la tête. Après, ça repart mais du coup on a fait attention. »

Pour Sacha Althaus et Lisiane Zbinden, on avait fait le choix de l’extrême au départ de la première boucle avec quatre pneus cloutés. Malgré ça, l’équipage de la 208 allait avouer que les conditions étaient très difficiles :

« Super difficile, on a quatre pneus à clous, ça devait être pas mal pour celle-là, mais je n’ai pas réussi à bien faire fonctionner les pneus. On avait beaucoup de brouillard. Je n’ai jamais roulé de ma vie dans le brouillard, avec tous les pièges qu’il y avait ce n’était vraiment pas facile. »

A l’inverse, et aussi surprenant que cela puisse paraître, ce choix allait être payant dans la spéciale suivante, pourtant sans neige ni glace comme l’avouait Sacha :

« Difficile. On a fait un choix de pneus qui privilégiait la sécurité puis du coup, on se trimballe un peu des clous. Mais je ne pense pas que c’était tant un mauvais choix vu la boue qu’il y avait. C’était peut-être même une aide dans certains endroits. »

Malheureusement, dans la dernière spéciale du jour, l’équipage perdait deux minutes en raison d’une sortie de route qui obligeait Lisiane à descendre de la voiture pour la remettre sur la route. Mais, si l’équipage a perdu une place dans la classe RC4, ils sont toujours sur le podium de la catégorie (et au 37ème rang au général) et à moins de 40 secondes de la deuxième marche.

Enfin, pour les Roux père et fils, l’objectif est d’aller au bout en misant sur la prudence comme l’avouait le pilote à l’issue du premier chrono :

« Très difficile, ce n’est pas évident. Il faut rester sur la route. Il faut être plus que prudent, surtout à notre niveau. »

Et, après une journée sans faire de faute, l’équipage pointe au 51ème rang au général et Philippe Roux ne cachait pas sa satisfaction au point stop de l’ES 6 :

« Impeccable, encore une journée tranquille aujourd’hui. Très bien. »

Crédit photo : Red Bull Media, Guillaume Reynaud ; citations : ACM]]>

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