ADAC GT Masters – Felix Hirsiger et Finn Zulauf sacrés champions au terme d’une finale maîtrisée à Hockenheim
Le championnat ADAC GT Masters 2026 a connu un dénouement haletant sur le circuit d’Hockenheim. Après une première course remportée par la Ford Mustang GT3 de Niklas Kalus et Kiano Blum, la dernière manche a consacré le duo composé du Suisse Felix Hirsiger et de l’Allemand Finn Zulauf. Vainqueurs de la course décisive au volant de leur Lamborghini du Liqui Moly Team Engstler Motorsport, les deux pilotes ont décroché leur premier titre dans la série GT3 de l’ADAC. Le championnat par équipes est revenu à FK Performance Motorsport, tandis que les Suisses ont été à l’honneur avec le sacre de Hirsiger.
Kalus et Blum offrent sa première victoire de la saison à la Ford Mustang
La quinzième course de la saison, disputée samedi dans des conditions ensoleillées, a permis à la Ford Mustang GT3 de décrocher son premier succès de l’année en ADAC GT Masters. Niklas Kalus et Kiano Blum, engagés sous les couleurs du Haupt Racing Team, ont parfaitement exploité les circonstances pour s’imposer après une prestation convaincante. Parti depuis la pole position, Leo Pichler a conservé la tête au volant de sa Porsche, mais il n’a pas résisté longtemps à la pression de Simon Connor Primm. Le pilote de l’Audi HGL Racing a rapidement pris les commandes dans l’épingle, avant de creuser un écart conséquent, atteignant une dizaine de secondes au moment de son passage aux stands. Derrière lui, Kiano Blum a progressivement pris l’avantage sur son coéquipier Fabian Dybionka pour s’installer en deuxième position. De son côté, Felix Hirsiger a abordé le début de course avec prudence. Conscient de l’importance des points dans la lutte pour le titre, le Suisse a préféré éviter les risques inutiles et s’est retrouvé sixième avant de remonter à la quatrième place à l’approche des changements de pilotes.
Après les arrêts aux stands, Robin Rogalski a pris le relais de Primm avec l’objectif de préserver l’avantage de l’Audi. Mais Kalus, désormais au volant de la Ford Mustang, affichait un rythme particulièrement soutenu et réduisait rapidement l’écart. Une neutralisation sous régime de Full Course Yellow, provoquée par la sortie de piste de Colin Bönighausen avec sa Porsche, a redistribué les cartes. À la reprise, Kalus n’a pas tardé à revenir sur Rogalski avant de prendre l’avantage. Les deux pilotes ont toutefois rencontré des difficultés liées à la pression des pneumatiques, conséquence des tours parcourus à vitesse réduite. Finn Zulauf, qui avait repris la Lamborghini de Hirsiger après un arrêt anticipé, en a profité pour revenir sur les leaders et dépasser Rogalski. La Ford Mustang de Kalus et Blum a finalement franchi la ligne d’arrivée en première position, avec 1,891 seconde d’avance sur la Lamborghini de Hirsiger et Zulauf. L’Audi de Rogalski et Primm a complété le podium.
Pour Kalus et Blum, cette victoire a constitué une récompense attendue après plusieurs rendez-vous marqués par la malchance. Les deux pilotes ont notamment souligné l’importance d’avoir enfin pu disputer une course sans incident majeur. Blum a également expliqué avoir cherché à préserver les pneumatiques lors de son relais afin de permettre à son coéquipier de porter l’attaque décisive dans la seconde partie de l’épreuve.
Hirsiger et Zulauf prennent les commandes du championnat
La deuxième place de Hirsiger et Zulauf a profondément modifié la situation au classement général. Le duo du Liqui Moly Team Engstler Motorsport a pris la tête du championnat avec cinq points d’avance sur Tim Zimmermann et Leyton Fourie, les pilotes BMW du FK Performance Motorsport. Partis seulement onzièmes après des qualifications difficiles, Zimmermann et Fourie ont limité les dégâts en remontant jusqu’à la sixième place. Cette performance leur a permis de rester pleinement dans la course au titre avant l’ultime confrontation. En revanche, les vainqueurs du jour, Kalus et Blum, ont perdu toute chance de décrocher la couronne. Malgré leur succès, ils accusaient désormais 33 points de retard sur les leaders, un écart impossible à combler lors de la dernière manche. La lutte pour le championnat par équipes restait elle aussi ouverte, même si FK Performance Motorsport avait pris un avantage important. L’écurie allemande comptait alors 26 points d’avance sur Haupt Racing Team et 42 sur Liqui Moly Team Engstler Motorsport. Tout devait donc se jouer le dimanche, avec une confrontation directe entre les deux équipages en lice pour le titre.
Hirsiger et Zulauf concluent en beauté et remportent le titre
Dimanche, la dernière course de la saison s’est déroulée sous le soleil et dans des températures avoisinant les 15 °C. En pole position, Finn Zulauf a parfaitement négocié le départ et conservé les commandes. Derrière lui, Niklas Kalus s’est installé au deuxième rang avec sa Ford Mustang, devant l’Aston Martin de Jamie Day et la BMW de Leyton Fourie. La lutte pour le titre a rapidement pris une tournure favorable aux leaders du championnat. Fourie a d’abord été touché par Emil Gjerdrum, au volant de la seconde Ford Mustang du Haupt Racing Team, alors qu’ils se disputaient la quatrième place. Le pilote norvégien a toutefois dû lui rendre sa position, permettant à la BMW de poursuivre sa course dans le groupe de tête. Jamie Day a ensuite perdu toute chance de jouer les premiers rôles après un tête-à-queue. La Ford Mustang de Kalus se retrouvait alors comme principal obstacle entre les deux équipages candidats au titre. Mais à une vingtaine de minutes de l’arrivée, la voiture américaine a été contrainte à l’abandon en raison d’un problème technique.
Cet incident a permis à Fourie de récupérer la deuxième place, juste derrière Zulauf. Les deux prétendants à la couronne se sont alors retrouvés en confrontation directe, séparés par quelques secondes seulement. Tour après tour, le pilote Lamborghini a conservé une avance oscillant entre trois et cinq secondes. Les changements de pilotes n’ont pas bouleversé cette hiérarchie : Felix Hirsiger a repris le volant de la Lamborghini de tête tandis que Tim Zimmermann a poursuivi la chasse au volant de la BMW. Mais le Suisse s’est montré imperturbable. Sans commettre la moindre erreur, Hirsiger a parfaitement géré son avance et a franchi la ligne d’arrivée en vainqueur, devant Zimmermann et Fourie, crédités de la deuxième place à 5,680 secondes. Ce succès a offert à Hirsiger et Zulauf leur premier titre en ADAC GT Masters. Le duo a également permis à Zulauf de remporter le classement « Road to DTM », qui lui garantit la prise en charge des frais d’engagement pour la saison 2027 du DTM.
Pour les deux nouveaux champions, cette consécration récompense une saison solide et une finale parfaitement maîtrisée. Zulauf a reconnu avoir vécu un relais particulièrement éprouvant sur le plan mental, devant maintenir un rythme élevé tout en surveillant la menace de ses rivaux. Hirsiger, de son côté, a souligné la confiance qu’il accordait à son coéquipier et le plaisir éprouvé lors de son propre relais.
Zimmermann et Fourie encore deuxièmes, Kastelic et Lefterov sur le podium
Malgré leur défaite dans la course au titre, Tim Zimmermann et Leyton Fourie ont terminé la saison sur une deuxième place encourageante. Les pilotes du FK Performance Motorsport échouent ainsi une nouvelle fois à la deuxième position du championnat, comme en 2025. Derrière les deux équipages en lutte pour la couronne, Mark Kastelic et Pavel Lefterov ont signé une belle troisième place avec leur Porsche 911 GT3 R engagée par Razoon – more than Racing. Partis septièmes, les deux pilotes ont progressivement gagné du terrain avant de retarder leur changement de pilotes. Cette stratégie leur a permis de dépasser la Ford Mustang de Fabian Dybionka et Emil Gjerdrum, finalement quatrième. La BMW de Storm Gjerdrum et Fabio Rauer a pris la cinquième place, un résultat particulièrement important pour FK Performance Motorsport. Robin Rogalski et Simon Connor Primm ont terminé sixièmes avec leur Audi, devant la Lamborghini de John Paul Southern et Jonas Karklys. En huitième position, Gerhard Tweraser et Petr Fulin ont une nouvelle fois remporté la catégorie Pro-Am au volant de leur Audi R8 LMS GT3 Evo 2. Ces invités de la Fulinrace Academy avaient déjà dominé leur catégorie la veille. Les BMW de Sandro et Juliano Holzem, puis de Victor Nielsen et Joseph Ellerine, ont complété le top 10.
FK Performance Motorsport décroche le titre par équipes
La dernière course a également permis de couronner FK Performance Motorsport dans le championnat par équipes. Grâce notamment à la deuxième place de Zimmermann et Fourie et à la cinquième position de Gjerdrum et Rauer, l’écurie de Brême a remporté son premier titre dans cette compétition. Après avoir terminé deux fois vice-championne, elle a cette fois concrétisé ses ambitions en devançant Liqui Moly Team Engstler Motorsport de 39 points et Haupt Racing Team de 44 points.
La saison 2026 de l’ADAC GT Masters s’achève donc sur le sacre de Felix Hirsiger et Finn Zulauf, récompensés pour leur régularité et leur sang-froid dans une finale sous haute pression. La victoire de Kalus et Blum le samedi a offert à Ford un succès attendu, mais c’est bien la Lamborghini du Liqui Moly Team Engstler Motorsport qui a eu le dernier mot. Pour le Suisse Hirsiger, ce premier titre constitue l’aboutissement d’une saison réussie et une belle consécration sur la scène allemande des GT3.
ELMS – United Autosports et CLX Motorsport sacrés au terme d’une finale à suspense à Portimão
La dernière manche de la saison 2026 de l’European Le Mans Series (ELMS), disputée sur le circuit de Portimão, a tenu toutes ses promesses. Au terme de quatre heures de course riches en rebondissements, United Autosports a décroché les titres LMP2 pilotes et équipes, tandis qu’Algarve Pro Racing s’est imposé en LMP2 Pro/Am. En LMP3, CLX Motorsport a conservé sa couronne pour la deuxième année consécutive, alors que TF Sport et Charlie Eastwood ont remporté un nouveau titre en LMGT3 après une lutte particulièrement intense.
United Autosports retrouve les sommets en LMP2
Partie de la pole position, l’Oreca-Gibson n°22 d’United Autosports a parfaitement maîtrisé son sujet pour s’imposer à Portimão et offrir à l’équipe britannique son premier titre LMP2 depuis 2020. Griffin Peebles, Grégoire Saucy et Ben Hanley sont ainsi sacrés champions au terme d’une saison conclue de la meilleure des manières. Dès le départ, Peebles a imprimé le rythme depuis la première place, avant que ses équipiers ne prennent le relais en conservant la tête de la course. Au terme des quatre heures, Ben Hanley a franchi la ligne d’arrivée avec douze secondes d’avance sur l’Oreca n°18 d’IDEC Sport et l’Oreca n°43 d’Inter Europol Competition, qui complètent le podium. Derrière ce trio, Esteban Masson et ses équipiers de Forestier Racing by Panis ont terminé quatrièmes. Un résultat précieux pour l’équipe, qui décroche ainsi la deuxième invitation automatique attribuée à l’ELMS pour les 24 Heures du Mans 2027.
Algarve Pro Racing renverse la situation en LMP2 Pro/Am
La catégorie LMP2 Pro/Am a offert l’un des dénouements les plus spectaculaires de cette finale. Dans la dernière heure, Scott Huffaker semblait en mesure d’offrir le titre à TDS Racing. Au volant de l’Oreca n°14, l’Américain contrôlait la course, tandis que Malthe Jakobsen se rapprochait progressivement avec l’Oreca n°20 d’Algarve Pro Racing. Le Danois manquait toutefois de temps pour combler son retard et dépasser le leader. Mais alors que TDS Racing semblait avoir fait le plus difficile, un ultime rebondissement a bouleversé le classement : Huffaker a été sanctionné pour avoir dépassé les limites de la piste dans le dernier tour. La pénalité de passage par les stands initialement prévue a été convertie en une sanction en temps, reléguant finalement l’Oreca n°14 à la troisième place, derrière l’Oreca n°47 de CLX Motorsport. Cette décision a fait basculer le titre dans le camp d’Algarve Pro Racing. La victoire de l’Oreca n°20 a permis à Michael Jensen, Enzo Trulli et Malthe Jakobsen de remporter la couronne LMP2 Pro/Am, offrant également le titre à l’écurie portugaise. La désillusion était en revanche immense pour AF Corse. Leader du championnat avant cette dernière épreuve, l’Oreca n°83 a été contrainte de regagner les stands en raison d’un problème technique. L’équipe italienne a finalement terminé onzième de sa catégorie, laissant échapper ses espoirs de sacre.
CLX Motorsport conserve sa couronne en LMP3
En LMP3, CLX Motorsport a conclu sa saison avec autorité. L’écurie suisse a remporté une deuxième couronne consécutive grâce à la victoire convaincante de sa Ligier n°17, partie elle aussi de la pole position. Déjà sacré champion LMP3 en ELMS en 2025, Paul Lanchere a conservé son titre, tandis qu’Alexander Jacoby a ajouté une nouvelle couronne à son palmarès après avoir remporté le championnat LMP3 de l’Asian Le Mans Series en février dernier avec Lanchere et CLX Motorsport. Louis Iglesias, qui avait manqué les deux premières manches de la saison, termine quant à lui vice-champion. La Ligier n°17 a dominé les débats jusqu’au bout, franchissant la ligne d’arrivée avec un tour d’avance sur ses poursuivantes. La n°5 de Rinaldi Racing a pris la deuxième place, devant la n°4 de DKR Engineering. Les Suisses avaient néanmoins vu leurs chances de titre se renforcer avant même le dénouement. Leur principal adversaire, la Duqueine n°85 de R-ace GP, a perdu un tour après une tentative stratégique sous Virtual Safety Car qui a mal tourné. L’équipe avait prévu d’effectuer deux longs arrêts aux stands, mais un feu rouge à la sortie de la voie des stands a compromis cette manœuvre et anéanti ses espoirs de championnat.
TF Sport et Charlie Eastwood au bout du suspense en LMGT3
La catégorie LMGT3 a offert une lutte particulièrement serrée, où le moindre incident pouvait décider de l’attribution du titre. La Porsche n°75 de Proton Competition, pilotée notamment par Tom Sargent, menait la course avec une confortable avance. Pour décrocher le championnat, l’équipe allemande devait toutefois compter sur une contre-performance de la Corvette n°33 de TF Sport, qui devait impérativement terminer au-delà de la deuxième place. Au volant de la Corvette, Charlie Eastwood, champion LMGT3 en titre, occupait justement la deuxième position. Mais l’Irlandais devait résister à la pression constante de Benjamin Paque, sur la Porsche n°54 de High Class Racing, et de Mathys Jaubert, au volant de la Ferrari n°57 de Kessel Racing. Pendant plusieurs tours, les trois voitures se sont livrées à un affrontement acharné. Jaubert a finalement pris l’avantage sur la Porsche, mais Eastwood a multiplié les manœuvres défensives pour conserver sa position et préserver les chances de TF Sport. Alors que le dernier tour approchait, un nouvel événement a scellé le sort du championnat. La Ferrari n°57 a reçu une pénalité de trois minutes de stop-and-go pour être entrée aux stands sous régime de Full Course Yellow. Cette sanction a soulagé Eastwood, qui a pu rallier l’arrivée sans subir la même pression dans les derniers instants. La Corvette n°33 a finalement terminé deuxième, à 21 secondes de la Porsche victorieuse de Proton Competition. Charlie Eastwood et TF Sport ont ainsi conservé leur titre LMGT3, tandis que ses équipiers américains Blake McDonald et Alec Udell ont décroché leur première couronne en ELMS. La Porsche n°54 de High Class Racing a complété le podium de la catégorie. La déception était grande pour Team Qatar by Iron Lynx. La Mercedes-AMG n°62, qui abordait cette finale en tête du championnat et s’élançait depuis la pole position, a été pénalisée en cours de course pour excès de vitesse dans la voie des stands. Cette sanction l’a écartée de la lutte pour la victoire comme pour le titre. Elle a finalement terminé huitième.
Une finale à l’image de la saison
Avec quatre titres attribués au terme d’une épreuve où les stratégies, les pénalités et les incidents ont joué un rôle déterminant, Portimão a offert une conclusion spectaculaire à la saison 2026 de l’European Le Mans Series. United Autosports a retrouvé la couronne LMP2, Algarve Pro Racing a profité d’un retournement de situation pour s’imposer en Pro/Am, CLX Motorsport a confirmé sa domination en LMP3 et TF Sport a résisté jusqu’au bout pour conserver son titre LMGT3. Une finale riche en émotions qui a rappelé combien, en endurance, la régularité et la maîtrise des moments décisifs peuvent compter autant que la vitesse pure.
DTM – Thomas Preining décroche son deuxième titre au terme d’une finale haletante à Hockenheim
Le championnat DTM 2026 a livré son verdict au terme d’un week-end à suspense sur le circuit d’Hockenheim. Après une avant-dernière course particulièrement disputée, remportée par Lucas Auer au volant de sa Mercedes-AMG, Thomas Preining a parfaitement maîtrisé la pression lors de la finale dominicale. Une troisième place a suffi au pilote autrichien de Manthey pour décrocher son deuxième titre dans la discipline. Maro Engel, vainqueur de la dernière course, termine vice-champion devant Marco Wittmann. Côté suisse, Ricardo Feller s’est offert une belle deuxième place lors de l’ultime rendez-vous de la saison.
Lucas Auer s’impose, Preining résiste à la pression
La quinzième course de la saison, disputée samedi, a relancé le suspense dans la lutte pour le titre. Alors que Thomas Preining abordait cette avant-dernière manche avec une avance confortable, ses deux principaux adversaires, Marco Wittmann et Maro Engel, ont réduit l’écart au classement général.
Parti en pole position, Luca Engstler a conservé les commandes au départ devant Lucas Auer. Mais la hiérarchie a rapidement été bouleversée. Dès le deuxième tour, un contact entre Auer et Engstler dans la lutte pour la première place a envoyé la Lamborghini du pilote allemand contre les barrières, provoquant une brève interruption de la course. À la reprise, Maro Engel s’est emparé des commandes et a progressivement creusé l’écart. Le pilote Mercedes-AMG semblait avoir toutes les cartes en main pour s’imposer, jusqu’à son passage aux stands. Alors que tous ses rivaux avaient déjà effectué leur arrêt obligatoire, Engel a attendu le dernier moment pour changer ses pneumatiques. Une roue arrière droite récalcitrante lui a cependant fait perdre un temps précieux, le reléguant à la troisième place derrière Auer et Mirko Bortolotti. Marco Wittmann en a également profité pour le dépasser.
Lucas Auer n’a ensuite plus été inquiété et a franchi la ligne d’arrivée en vainqueur après 36 tours. L’Autrichien a ainsi signé son premier succès de la saison, récompensant une prestation solide après une période marquée par plusieurs contretemps. Mirko Bortolotti a pris la deuxième place, réalisant au passage son meilleur résultat de l’année avec la nouvelle Lamborghini Temerario GT3. Marco Wittmann a complété le podium devant Maro Engel. De son côté, Thomas Preining a vécu une course mouvementée. Parti troisième, le pilote Manthey a été repoussé jusqu’à la onzième position au premier tour. Il a toutefois su éviter les incidents, puis remonter progressivement grâce à plusieurs dépassements efficaces et à un arrêt aux stands parfaitement exécuté. Sa cinquième place à l’arrivée lui a permis de limiter les dégâts. Avant la grande finale, Preining conservait ainsi 20 points d’avance sur Wittmann, désormais deuxième du championnat, et 22 sur Engel. Avec un maximum de 28 points encore à distribuer, le titre restait ouvert, même si l’Autrichien disposait d’une position favorable.
Preining garde son sang-froid et s’offre une deuxième couronne
Dimanche après-midi, les 16e et derniers rendez-vous de la saison se sont déroulés devant des tribunes combles. Au total, 112 000 spectateurs ont assisté au dernier week-end du DTM à Hockenheim, dans une ambiance à la hauteur de l’enjeu.
Parti depuis la quatrième place, Maro Engel savait qu’il devait tenter le tout pour le tout pour combler son retard de 22 points sur Preining. Le pilote Mercedes-AMG a parfaitement négocié le départ en gagnant immédiatement deux positions pour s’installer au deuxième rang, derrière le poleman Bastian Buus. Septième sur la grille, Thomas Preining a lui aussi réalisé une excellente envolée, remontant à la troisième place dès le premier tour. Son coéquipier suisse Ricardo Feller s’est installé en quatrième position, devant Ben Dörr et sa McLaren. La bataille s’est ensuite intensifiée à l’avant. Engel a fini par trouver l’ouverture sur Buus au onzième tour pour prendre les commandes. Dans le même temps, Preining et Feller ont également dépassé le pilote danois, permettant à Manthey de placer ses deux Porsche dans le sillage du leader.
Les passages obligatoires par les stands n’ont pas modifié la hiérarchie de tête. Engel a conservé les commandes et s’est progressivement détaché de ses poursuivants dans les derniers tours. Irrésistible, il a franchi la ligne d’arrivée avec un peu plus de trois secondes d’avance sur Ricardo Feller, qui a dépassé Preining dans le dernier tour pour s’emparer de la deuxième place. Troisième à l’arrivée, Thomas Preining avait toutefois atteint son objectif. Sans chercher à prendre des risques inutiles, l’Autrichien a assuré les points nécessaires pour décrocher son deuxième titre DTM. À 28 ans, le pilote Manthey confirme ainsi sa place parmi les références du championnat, au terme d’une saison où sa régularité et sa capacité à gérer les moments décisifs ont fait la différence. « C’est l’un des plus beaux moments de ma vie. Il est difficile de mettre des mots sur toutes ces émotions », a confié le nouveau champion. Il a également expliqué avoir abordé le départ avec une concentration maximale, conscient du risque d’être pris dans un accrochage. Lorsqu’il s’est retrouvé quatrième dès la fin du premier tour, il a compris que la journée pouvait lui être favorable.
Engel vainqueur, Feller récompensé
Si le titre lui a échappé, Maro Engel a terminé la saison sur une note éclatante. Grâce à cette troisième victoire de l’année, le Monégasque s’est assuré la deuxième place du championnat, devant Marco Wittmann. Malgré une course offensive et une victoire méritée, il lui a finalement manqué les points perdus lors des manches précédentes pour espérer renverser la situation. Ricardo Feller a également marqué les esprits lors de cette ultime confrontation. Le Suisse a livré une course solide, avant de prendre l’avantage sur son coéquipier Preining dans le dernier tour. Cette deuxième place constitue une belle conclusion à sa première saison avec Porsche en DTM. Le pilote helvétique a souligné les progrès accomplis au fil de l’année, après avoir dû s’adapter à son nouvel environnement. Derrière le trio de tête, Bastian Buus a obtenu son meilleur résultat de la saison en terminant quatrième, devant Ben Dörr. Matteo Cairoli a placé sa Ferrari en sixième position, tandis que Marco Wittmann a dû se contenter de la septième place. Ce résultat a fait chuter le pilote BMW de la deuxième à la troisième place du classement général. Arjun Maini, Marco Mapelli et Mirko Bortolotti ont complété le top 10.
Manthey et Mercedes-AMG également titrés
La finale d’Hockenheim a également permis de couronner les équipes et les constructeurs. Grâce notamment au titre de Thomas Preining et au podium de Ricardo Feller lors de la dernière course, Manthey a remporté le championnat par équipes, devant Mercedes-AMG Team Winward Racing. Mercedes-AMG s’est néanmoins consolé avec le titre des constructeurs, Porsche devant se contenter de la deuxième place. Enfin, la distinction de « Rookie of the Year » est revenue à Tom Kalender, engagé avec Mercedes-AMG Team Landgraf.
Au terme de 16 courses, le DTM 2026 s’achève donc sur le sacre de Thomas Preining, capable de résister à la pression jusqu’au bout. Lucas Auer et Maro Engel ont chacun conclu le week-end par une victoire, tandis que Ricardo Feller a offert une dernière performance de choix au public suisse. Une finale riche en rebondissements, à l’image d’un championnat où le titre s’est joué jusqu’aux derniers tours.
Intercontinental GT Challenge – Porsche sacré chez les constructeurs, Maxime Martin champion après les 8 Heures d’Indianapolis
Porsche a conclu la saison 2026 de l’Intercontinental GT Challenge (IGTC) en remportant son quatrième titre constructeurs grâce à la victoire de GMG Racing aux 8 Heures d’Indianapolis. Kyle Washington, Riccardo Pera et Ayhancan Güven ont imposé leur Porsche 911 GT3 R au terme d’une course parfaitement maîtrisée, avec une avance impressionnante de 56 secondes sur leurs poursuivants. La manche américaine a également couronné Maxime Martin chez les pilotes. Le Belge, engagé sur une Mercedes-AMG de JMF Motorsports, a terminé cinquième du classement général et quatrième parmi les concurrents inscrits à l’IGTC, ce qui lui a permis de décrocher le titre avec quatre points d’avance sur Maro Engel.
GMG Racing exploite parfaitement la stratégie
La course disputée sur le circuit d’Indianapolis a été marquée par plusieurs stratégies différentes et une lutte intense pour les premières places. Si plusieurs voitures se sont successivement retrouvées en tête au fil des arrêts aux stands, c’est finalement la Porsche de GMG Racing qui a fait la différence grâce à une décision stratégique déterminante. Le trio composé de Kyle Washington, Riccardo Pera et Ayhancan Güven a construit son succès en anticipant un arrêt aux stands environ vingt minutes avant d’atteindre la limite de durée de relais imposée à la BMW n°32. Ce choix a permis à l’équipage de se retrouver dans une position idéale pour gérer la fin de course, d’autant que les huit heures se sont achevées sans nouvelle neutralisation. Washington, pilote Am de l’équipage, occupait une position au-delà du top 10 lorsqu’il a cédé le volant à Pera. Il avait toutefois rempli suffisamment tôt son temps de conduite obligatoire, laissant ainsi à ses deux coéquipiers professionnels la possibilité d’assurer la fin de l’épreuve.
Riccardo Pera et Ayhancan Güven ont ensuite livré une prestation remarquable. Le premier s’est notamment illustré en signant le meilleur tour en course, tandis que le second a contribué à creuser un écart considérable sur les concurrents. À l’arrivée, leur Porsche a franchi la ligne avec 56 secondes d’avance, offrant à GMG Racing une victoire nette et sans contestation. Ce succès est également historique : en sept éditions des 8 Heures d’Indianapolis, jamais un équipage Pro-Am n’avait remporté l’épreuve. GMG Racing a ainsi inscrit son nom au palmarès de la classique américaine tout en offrant à Porsche les points décisifs pour s’adjuger le championnat constructeurs de l’Intercontinental GT Challenge.
Maxime Martin décroche la couronne après une course maîtrisée
La finale américaine représentait également un enjeu majeur pour Maxime Martin. Le Belge abordait l’épreuve avec l’obligation de terminer devant son coéquipier Mercedes-AMG Luca Stolz et dans le top 5 des concurrents inscrits à l’IGTC afin de renverser la situation au championnat. La tâche de Martin s’est considérablement simplifiée après seulement dix minutes de course. Lin Hodenius, coéquipier de Stolz, a perdu le contrôle de sa voiture et percuté la Porsche de Kellymoss immobilisée au premier virage. L’accident a entraîné l’abandon de la Mercedes-AMG engagée par Lone Star Racing et a définitivement éliminé Stolz de la lutte pour le titre. Martin a, de son côté, évité les incidents et pu poursuivre sa course. Sa Mercedes-AMG de JMF Motorsports s’est même installée en tête durant les deuxième et troisième heures, grâce aux relais de Michai Stephens et Mikael Grenier. Mais un tour de sortie des stands particulièrement compliqué a permis à la Ferrari d’AF Corse America de prendre l’avantage dans la hiérarchie réelle.
Malgré cette perte de terrain, l’équipage de Martin est resté dans le groupe de tête. Les espoirs de victoire se sont toutefois progressivement éloignés au fil des heures, et la Mercedes-AMG a finalement rallié l’arrivée à la cinquième place du classement général, soit la quatrième parmi les concurrents comptant pour l’IGTC. Ce résultat s’est révélé suffisant pour permettre au Belge de remporter le championnat avec quatre points d’avance sur Maro Engel, absent à Indianapolis en raison de ses engagements en DTM. Martin devient ainsi le onzième champion différent de l’histoire de l’IGTC en onze saisons, confirmant une nouvelle fois la diversité des vainqueurs dans cette compétition internationale.
BMW et McLaren complètent le podium
Derrière l’intouchable Porsche de GMG Racing, la lutte pour les places d’honneur a longtemps opposé plusieurs équipages. À mi-course, la Ferrari 296 GT3 d’AF Corse America, pilotée par Matias Perez Companc, Nicklas Nielsen et Frederik Schandorff, semblait bien placée pour jouer la victoire. Elle avait notamment pris les commandes après avoir dépassé la Mercedes-AMG de JMF Motorsports. Mais la BMW de Turner Motorsport est progressivement revenue dans le match à mesure que la nuit tombait sur Indianapolis. Robby Foley a finalement trouvé l’ouverture sur Schandorff, avant de devoir reproduire cette manœuvre après les derniers arrêts aux stands. Cette performance a permis à la BMW de prendre l’avantage sur la Ferrari et de s’assurer une place sur le podium. L’équipage de Turner Motorsport a également réalisé une excellente opération dans le championnat américain, puisque Robby Foley et Justin Rothberg ont décroché le titre Pro national.
La deuxième place du classement général est toutefois revenue à la McLaren d’Archangel, partagée par Todd Coleman, Thomas Fleming et Aaron Telitz. Partie de la huitième position sur la grille, la voiture a réalisé une course remarquable pour s’intercaler devant la BMW et la Ferrari. Non inscrite au championnat IGTC, elle n’a cependant pas influencé directement l’attribution des points internationaux. La Mercedes-AMG de JMF Motorsports, avec Martin, Grenier et Stephens, a donc terminé cinquième, devant la Porsche de Wright Motorsports. Laurin Heinrich, Dave Musial et Ryan Yardley ont pris la sixième place, un résultat qui n’a pas suffi à Heinrich pour se mêler à la lutte finale pour la couronne des pilotes.
La Porsche de RS1 a terminé septième après avoir suivi une stratégie décalée, tandis que les deux meilleurs concurrents de l’Independent Cup ont complété le classement des principaux prétendants. Le titre de cette catégorie avait déjà été attribué à Li Kerong lors de la manche de Suzuka, mais le pilote chinois n’a pas pu obtenir le maximum de points à Indianapolis. Ralf Bohn et Herberth ont notamment profité d’un arrêt de Leo Ye dans les trente dernières minutes pour limiter son score.
Porsche conclut une saison réussie
Avec cette victoire de GMG Racing, Porsche remporte son quatrième titre constructeurs en Intercontinental GT Challenge. La marque allemande conclut ainsi sa campagne 2026 sur une nouvelle récompense, obtenue grâce à la régularité de ses équipages et à une stratégie parfaitement exécutée lors de la finale américaine. Maxime Martin ajoute quant à lui une ligne prestigieuse à son palmarès en s’imposant dans la course au titre pilotes. Malgré une victoire qui lui a échappé à Indianapolis, le Belge a su tirer profit de sa régularité et des circonstances pour prendre le meilleur sur Maro Engel. L’Intercontinental GT Challenge va désormais observer une pause avant de retrouver la compétition en février 2027, avec la traditionnelle ouverture de saison aux 12 Heures de Bathurst, en Australie.
NLS – Adrenalin Motorsport et son trio sacré champions au terme d’une finale palpitante
La saison 2026 de l’ADAC RAVENOL Nürburgring Langstrecken-Serie (NLS) s’est achevée sur une finale disputée sous le soleil de l’Eifel, au terme de quatre heures de course riches en rebondissements. Si la victoire au classement général est revenue à la Porsche 911 GT3 R de Dunlop Motorsport, pilotée par Nico Menzel et Sven Müller, l’enjeu majeur de cette dixième manche résidait dans l’attribution du titre. Edoardo Bugane, Yannick Fübrich et Sven Markert ont finalement décroché la couronne grâce à un septième succès de catégorie cette saison au volant de leur BMW M240i Racing Cup d’Adrenalin Motorsport Team Mainhattan Wheels. L’écurie a ainsi remporté son huitième titre au classement général de la série.
Bugane, Fübrich et Markert couronnés après une saison remarquable
Dans une atmosphère idéale pour le grand rendez-vous final, les concurrents ont d’abord dû composer avec des portions de piste encore humides lors des essais qualificatifs. Le circuit a ensuite progressivement séché, offrant des conditions entièrement sèches pour les quatre heures de course. Au terme de cette ultime confrontation, Edoardo Bugane, Yannick Fübrich et Sven Markert ont pu savourer leur consécration. Leur septième victoire de catégorie en dix manches leur a permis de terminer la saison avec 109 points, soit huit de plus qu’Alexander Fielenbach et Oskar Sandberg, deuxièmes du classement général avec 101 points après leur deuxième place en catégorie CUP3. Ce nouveau sacre représente une étape importante pour Adrenalin Motorsport. Sous la direction de Matthias Unger, l’équipe décroche en effet son huitième titre général dans l’histoire de la NLS. La tension était palpable avant le départ, mais le trio a su maîtriser son sujet jusqu’au bout. Yannick Fübrich a salué le travail de l’équipe et le comportement de la voiture, tandis que Sven Markert n’a pas caché son soulagement après une course particulièrement stressante. Edoardo Bugane a, quant à lui, résumé cette consécration comme un rêve devenu réalité. Les autres classements de la saison ont également livré leur verdict. Piet-Jan Ooms et Ionuc Catalin Timis ont remporté le trophée des voitures de production avec leur Toyota Supra du SRS Team Sorg Rennsport. Schubert Motorsport s’est adjugé la NLS Speed-Trophäe grâce à sa BMW M4 GT3 EVO, créditée de 183 points, tandis qu’Alexandru Vasilescu a décroché le Gentleman-Trophäe au volant de sa voiture engagée par AV Racing by BLACK FALCON.
Gamota Racing frappe fort en qualifications
La séance qualificative avait déjà réservé une surprise avec la performance de Gamota Racing. Pour la première fois, l’équipe alignait deux GT3 et a réalisé un impressionnant doublé en tête de la grille. Antal Zsigo, Moritz Kranz et David Jahn ont placé leur BMW M4 GT3 EVO en pole position grâce à un tour bouclé en 9 min 03 s 855. Leurs coéquipiers Antal Zsigo, Csaba Walter et Dennis Fetzer ont signé le deuxième temps avec la seconde voiture de l’équipe. Au départ, David Jahn a conservé les commandes, mais les premiers tours ont donné lieu à une lutte intense dans le peloton des GT3. Parti de la quatrième position, Adam Christodoulou a notamment réalisé une superbe manœuvre à l’extérieur du deuxième virage pour propulser sa Mercedes-AMG GT3 de PROsport à la deuxième place. Il s’est ensuite livré à plusieurs duels roue contre roue avec la Porsche Falken de Sven Müller. La diversité des constructeurs était particulièrement remarquable dans les premiers tours, avec six marques différentes parmi les huit premières voitures. La Mercedes-AMG de PROsport a toutefois été retardée par un contact, obligeant l’équipe à effectuer des réparations de fortune dans les stands avant de reprendre la course.
Dunlop Motorsport domine et offre un doublé à Porsche
Si Gamota Racing avait marqué les esprits en qualifications, c’est finalement Dunlop Motorsport qui a remporté la victoire au classement général. Au volant de la Porsche 911 GT3 R n°17, Nico Menzel et Sven Müller ont franchi la ligne d’arrivée après 24 tours, avec 27 secondes d’avance sur leurs poursuivants. La deuxième place est revenue à la Porsche n°44 de Falken Motorsports, pilotée par Tim Heinemann et Sven Müller. Ce dernier a donc réalisé une performance particulièrement exigeante en disputant également la course sur la voiture de Dunlop Motorsport, avec seulement cinq tours de pause entre ses deux engagements. Son efficacité lui a valu d’être désigné pilote de la course par l’ILN, la direction de course et les commentateurs. Le doublé Porsche a été complété par la BMW M4 GT3 EVO n°77 de Schubert Motorsport. Jordan Pepper et Tim Tramnitz ont livré une belle remontée depuis la seizième place sur la grille pour terminer sur la troisième marche du podium. Pour Nico Menzel, cette victoire revêtait une dimension particulière : avec ce cinquième succès au classement général de la NLS, il rejoint son père au palmarès. Sven Müller s’est également réjoui de cette réussite collective, soulignant la qualité du travail réalisé par l’équipe dans la préparation des voitures.
Derrière ce trio de tête, Gamota Racing a confirmé son potentiel. La BMW n°23, partie en pole position, a terminé sixième au classement général et deuxième de la catégorie SP9 PRO-AM. La voiture sœur n°36 a pris la treizième place générale, également synonyme de deuxième position dans la catégorie SP9 AM. Le classement SP9 PRO-AM a été remporté par Patrick Assenheimer, Tobias Müller et Dylan Pereira avec la Porsche 911 GT3 R EVO n°48 de 48 LOSCH Motorsport by BLACK FALCON. Ce trio a également décroché la troisième place du classement général des pilotes sur l’ensemble de la saison. En SP9 AM, la victoire est revenue à Alexey Veremenko et « SELV », engagés sur l’Audi R8 LMS GT3 EVO II n°8 de JUTA Racing.
Mathilda Paatz réussit ses débuts sur la Nordschleife
Cette finale a également été marquée par une histoire familiale particulière. Âgée de seulement 18 ans, Mathilda Paatz, jeune pilote issue de la monoplace et membre du programme junior d’Aston Martin, a effectué ses débuts en endurance sur la Nordschleife aux côtés de son père Michael. Le duo était engagé sur une VW Scirocco R au sein de l’équipe portant le nom de la jeune pilote, mathilda racing. Pour cette première expérience, Mathilda Paatz a découvert un univers bien différent de celui des courses de monoplace, notamment en raison de la longueur du circuit et de la gestion du trafic. Elle a décrit son premier long relais comme une expérience exceptionnelle. Le projet familial vise désormais plus loin, avec en ligne de mire une participation commune aux 24 Heures du Nürburgring. Le tandem père-fille a terminé la finale à la sixième place de sa catégorie.
Une saison en progression avant le cinquantième anniversaire de la NLS
À l’heure du bilan, le directeur général de la NLS, Mike Jäger, s’est félicité d’une saison réussie sur les plans sportif et organisationnel. La série a notamment enregistré une hausse de la participation : alors que 112 voitures en moyenne prenaient part aux essais qualificatifs en 2025, ce chiffre est passé à 123 cette année. Cette progression témoigne du regain d’attractivité du championnat, qui a retrouvé une base solide après plusieurs périodes plus difficiles. Les responsables ont également salué le niveau sportif de la saison et la qualité des champions couronnés dans les différentes catégories. La NLS va désormais entrer dans sa trêve hivernale, mais les passionnés pourront retrouver l’action sur la Nordschleife virtuelle dès le 19 décembre, avec le lancement de la nouvelle saison de la Digital Nürburgring Langstrecken-Serie (DNLS). Le championnat réel reprendra le 20 mars 2027, pour une saison qui s’annonce historique : la NLS célébrera son cinquantième anniversaire, tandis que le Nürburgring fêtera ses 100 ans.
À noter : en raison de procédures d’appel toujours en cours, les résultats des neuvième et dixième manches ainsi que le classement général de la saison restent provisoires. Selon les organisateurs, l’issue de ces procédures ne remet toutefois pas en cause les positions de tête du classement général.
Crédits photos : DTM ; ADAC GT Masters ; Intercontinental GT Challenge ; ELMS ; NLS















