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Berguerand l’emporte à Massongex malgré la chaleur

La troisième manche du Championnat suisse de la montagne 2023, disputée sur le tracé de Massongex, a été remportée par Éric Berguerand. Le leader du classement s’est imposé malgré un premier run manqué avant de formuler des critiques sur le parcours.

La course de côte de Massongex a été chaude. Pas seulement à cause des températures, mais aussi parce que le résultat de la course a été serré. Finalement, c’est Éric Berguerand qui s’est imposé. Le héros local a en effet remporté pour la huitième fois la course contre la montre jusqu’à Vérossaz. Toutefois, le garagiste de Martigny n’a pas été aussi dominateur que lors de la dernière épreuve. Ainsi, en additionnant les deux manches les plus rapides, « Bergus » a devancé son éternel adversaire Marcel Steiner d’à peine huit dixièmes de seconde.

« Dans l’ensemble, la course ne s’est pas déroulée comme prévu », commente Eric Berguerand. « Dans la première manche, j’ai eu une crevaison et j’ai cassé ma suspension suite à une touchette avec la glissière de sécurité qui était légèrement endommagée. Comme à Hemberg, j’ai donc eu du travail supplémentaire. La deuxième manche s’est ensuite mieux passée. Là, j’ai trouvé un bon rythme et j’ai également été assez satisfait de la troisième manche .»

Mais Eric Berguerand (et ses concurrents) était loin de réaliser les chronos d’il y a quatre ans. En 2019, le septuple champion suisse de la montagne avait alors réalisé un chrono de 1:43,7 min. Cette fois-ci, il a bouclé les 3,15 kilomètres en 1:46,9 min.

« Sans doute la chaleur a-t-elle également contribué à me ralentir quelque peu, mais je pense que cela s’explique avant tout par le parcours. Après le départ et avant l’arrivée, soit dans les passages rapides, la piste n’est en effet plus en bon état. Lorsque les vitesses sont élevées, on ne voit plus la route tant les bosses sont nombreuses. Il est urgent d’intervenir à ce niveau. »

Marcel Steiner, qui a pris la deuxième place, comme à La Roche, est satisfait de sa performance. « Je ne peux vraiment pas me plaindre », a déclaré le pilote de LobArt, qui a de nouveau fait usage de Synfuel, un carburant neutre à 85 pour cent en termes d’émissions de CO2.

« J’étais un peu malade et je pense que j’aurais pu être un peu plus rapide dans la première manche. Mais Éric est très performant sur ce circuit. Bien qu’il n’ait pas terminé la première manche, il a réussi à renverser la vapeur dans les manches 2 et 3. »

Tout comme à La Roche, et comme à Massongex il y a quatre ans, Robin Faustini a complété le podium en terminant troisième. Parmi ce trio, l’Argovien était celui qui connaissait le moins le parcours. Faustini roulait encore en Formule 3000 lors de la précédente édition:

« Je savais que le week-end allait être compliqué », explique le pilote de l’Osella FA30. « Du coup, j’ai renoncé à utiliser des pneus neufs. Avec le recul, je pense que j’aurais pu faire mieux dans la première manche en chaussant des pneus neufs. Dans la deuxième manche, je me suis presque envolé et j’ai perdu beaucoup de temps. Le tracé est brutal avec toutes ses bosses. La direction de ma voiture n’est en tout cas plus ce qu’elle est censée être. »

Philip Egli s’est classé quatrième au SCRATCH. Le gagnant de 48 courses de slalom a ainsi également remporté la victoire de classe des monoplaces 2 litres. Juste derrière, Victor Darbellay a remporté le duel entre les deux Valaisans, reléguant Lionel Ryter à la troisième place de la catégorie.

Le pilote le plus rapide en voiture fermée a été Simon Wüthrich (E1 jusqu’à 3500 cm3) sur sa VW-Golf-Turbine. Tout comme Steiner, il roule depuis le début de la saison avec du Synfuel, ce qui ne présente apparemment aucun handicap. Toutefois, l’avance du pilote de Langnau fut minilme. Sébastien Coquoz dans l’Opel Kadett GTE (E1 jusqu’à 2000 cm3) a été tout juste 23 centièmes de seconde plus lent au cumul des deux courses les plus rapides… La troisième place du classement non officiel des voitures de tourisme est allée à Bruno Sawatzki. Seuls le pilote de Scirocco Stephan Burri (jusqu’à 2000 cm3) et le champion de slalom Martin Oliver Bürki (jusqu’à 3000 cm3) ont été plus rapides que Ianniello dans la catégorie IS.

Au nombre des autres vainqueurs de classe à Massongex figuraient (avec plus d’un adversaire dans chaque groupe) Toni Büeler (Mitsubishi Evo RSC, Gr. N), Christophe Oulevay (VW Scirocco, IS jusqu’à 1600 cm3), Martin Bürki (VW Polo, E1 jusqu’à 1600 cm3) et Tom Huwiler (BMW E30, E1 jusqu’à 3000 cm3). Le dernier s’est imposé dans une lutte à trois passionnante contre Pierre Murisier et Kevin Métroz avec une avance minime de 186 et 254 centièmes de seconde sur un tracé où il avait remporté sa première victoire de classe en 2019.

« Cette piste me plaît parce que c’est une véritable piste de pilote », précise Tom Huwiler. « Malheureusement, son état laisse à désirer. Mais je m’y suis quand même bien amusé et cela compense les déboires de début de saison. Un grand merci à MOB. Sans son aide et l’installation d’un nouveau moteur, la saison aurait probablement été terminée pour moi .»

Classement

Communiqué AutoSport Suisse, crédit photo : MyRally.ch

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