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Emil Frey Racing l’emporte à Zandvoort, Ricardo Feller prend la tête de la Sprint Cup avant la finale

GT World Challenge : McLaren et Ferrari se partagent les honneurs à Zandvoort

Plus de 26 000 spectateurs ont assisté ce week-end à la dixième venue du GT World Challenge sur le mythique circuit de Zandvoort. Au terme de deux courses particulièrement animées, Garage 59 et Emil Frey Racing se sont partagé les victoires du Sprint Cup, tandis que les différents titres de catégories ont également connu des évolutions importantes. Le championnat se jouera désormais lors de la finale de Barcelone.

Le rendez-vous néerlandais du GT World Challenge a une nouvelle fois tenu toutes ses promesses. Sur le tracé exigeant de Zandvoort, balayé par les embruns de la mer du Nord, les spectateurs ont assisté à un week-end particulièrement imprévisible, marqué par des qualifications inhabituelles et plusieurs bouleversements dans la hiérarchie. Plusieurs des favoris habituels ont en effet éprouvé des difficultés à se hisser aux avant-postes sur un tour lancé, ouvrant la voie à des équipes en quête d’un premier succès au classement général en 2026.

Garage 59 crée la surprise dans la première course

La première course a ainsi débouché sur une victoire historique pour Garage 59. La McLaren 720S GT3 Evo n°58, confiée à Tom Fleming et Louis Prette, s’est imposée au terme d’une prestation parfaitement maîtrisée. Auteur d’un excellent départ, Tom Fleming prenait immédiatement l’avantage et s’installait aux commandes de l’épreuve. Le pilote britannique parvenait ensuite à conserver la tête jusqu’à l’ouverture de la fenêtre des arrêts aux stands. La McLaren n°58 était alors confiée à Louis Prette, chargé de convertir le travail réalisé par son équipier en une victoire au classement général. Le Français ne tremblait pas et franchissait la ligne d’arrivée en tête, offrant à Garage 59 son premier succès général de la saison en Sprint Cup. Cette victoire revêtait également une dimension historique puisque la McLaren n°58 devenait la première voiture engagée en Gold Cup à remporter une course au classement général du Sprint Cup.


 

Emil Frey Racing renverse la situation le dimanche

La deuxième manche, disputée dimanche, allait offrir un scénario tout aussi spectaculaire. Cette fois, ce sont les Ferrari d’Emil Frey Racing qui se retrouvaient aux avant-postes, avec Konsta Lappalainen et Ben Green occupant les deux premières positions. La course semblait alors devoir se jouer entre les deux équipages de l’équipe suisse, avant qu’une neutralisation par Full Course Yellow ne vienne bouleverser la situation. Lorsque les drapeaux verts furent de nouveau brandis, Ben Green réagissait immédiatement. Sans attendre, le Britannique accélérait à pleine puissance et dépassait son équipier Lappalainen pour prendre les commandes de l’épreuve. Après la relève, Thierry Vermeulen héritait de la Ferrari de Green et se retrouvait en position de conclure le travail de son équipe. Le Néerlandais ne laissait pas échapper cette opportunité et remportait la course à domicile, permettant à Emil Frey Racing de signer un superbe doublé sur le week-end. Vermeulen devenait surtout le premier pilote néerlandais depuis 2014 à s’imposer au classement général d’une course du GT World Challenge à domicile. Derrière les Ferrari, Lionspeed GP réalisait également une excellente opération grâce à la deuxième place de Bastian Buus et Ricardo Feller. Un résultat qui permet à l’équipage Porsche de reprendre les commandes du Sprint Cup avant la finale, même si l’écart reste extrêmement réduit.

Huit équipages encore en lice pour le titre

Le rendez-vous de Zandvoort a ainsi totalement relancé la lutte pour le titre Sprint Cup. Pas moins de huit équipages demeurent mathématiquement en mesure de décrocher la couronne lors de la finale, qui se déroulera sur le circuit de Barcelona-Catalunya du 2 au 4 octobre. Lionspeed GP aborde cette ultime manche avec un léger avantage, mais la situation reste suffisamment serrée pour que la moindre erreur, le moindre problème technique ou une mauvaise stratégie puisse bouleverser la hiérarchie.

Mosca et Zagazeta reprennent la main en Gold Cup

La lutte pour les titres de catégories a également été particulièrement animée à Zandvoort. Après la victoire de Garage 59 en première manche, la Gold Cup a vu la réaction de l’AF Corse. Tommaso Mosca et Matias Zagazeta, au volant de leur Ferrari, ont remporté la deuxième course et effectué une excellente opération au championnat. Leur succès leur permet de prendre une avance confortable avant la finale de Barcelone. La McLaren n°58 de Garage 59, pourtant victorieuse samedi, a pour sa part perdu de nombreuses places après avoir été pénalisée à la suite d’un contact. Une mésaventure qui permet aux pilotes Ferrari de prendre un avantage conséquent avant le dernier rendez-vous de la saison.

Le titre Silver Cup déjà attribué à Team WRT

En Silver Cup, le suspense a en revanche pris fin dès la première course. La BMW M4 GT3 n°30 de Team WRT, pilotée par Matisse Lismont et Ignacio Montenegro, s’est imposée et a ainsi assuré mathématiquement le titre combiné de la catégorie. Déjà sacrés, les deux pilotes belgo-uruguayens ont néanmoins poursuivi leur excellent week-end dimanche en décrochant la deuxième place. La victoire est revenue à Oliver Söderström et Arthur Dorison, qui ont offert à la n°21 de Comtoyou Racing Aston Martin son premier succès de la saison 2026.

La Bronze Cup totalement relancée

La Bronze Cup reste quant à elle totalement ouverte. Zandvoort a particulièrement souri à la Porsche de Ziggo Sport Tempesta, reconnaissable à sa spectaculaire livrée orange et blanche. Peter Dempsey et Eddie Cheever ont réalisé le doublé dans leur catégorie en remportant les deux courses du week-end. Ces deux succès leur permettent de prendre la tête du championnat avant l’ultime rendez-vous, faisant de leur Porsche l’une des voitures à surveiller lors de la prochaine manche.

Team WRT domine également le Pit Stop Challenge

La performance de Team WRT ne s’est pas limitée à la piste. L’équipe belge a également remporté le Pit Stop Challenge grâce à son équipage de la BMW n°46, composé d’Adria Gracia et Evan Guillot. Lors de la deuxième course, leur voiture a réalisé un temps de seulement 48,2 secondes entre l’entrée et la sortie de la voie des stands, confirmant l’efficacité des mécaniciens de l’équipe dans un exercice devenu essentiel dans le Sprint Cup.

Plus de sept heures de compétition à Zandvoort

Le public néerlandais n’a d’ailleurs pas seulement profité des deux courses du GT World Challenge. Six autres épreuves figuraient au programme, avec deux manches de la GT2 European Series powered by Pirelli, deux de la GT4 European Series et deux de la Porsche Carrera Cup France. Au total, plus de sept heures de compétition automobile ont animé le week-end sur l’un des circuits les plus exigeants du calendrier. Les spectateurs ont également pu profiter d’un paddock ouvert, de séances de dédicaces et de pit walks organisées samedi et dimanche. Une zone dédiée aux fans proposait par ailleurs restauration, boissons et produits dérivés. Le public a également pu découvrir pour la première fois sur un meeting GT World le concept Pixa Racer, mélangeant sport automobile réel et virtuel. Les participants pouvaient piloter des voitures radiocommandées à partir d’un simulateur reproduisant les sensations de conduite grâce au retour de force et à l’évolution des conditions de piste.

Une page se tourne pour Erik Weijers

Cette dixième édition du GT World Challenge à Zandvoort avait également une dimension particulière pour Erik Weijers. Après 32 années passées au service du circuit néerlandais, le Chief Sporting Officer a officiellement pris sa retraite à l’issue du week-end. Étroitement lié à l’histoire du GT World Challenge à Zandvoort, Weijers a notamment travaillé pendant de nombreuses années avec SRO Motorsports Group afin de développer les compétitions GT sur le circuit. Il avait également été à l’origine du championnat néerlandais GT, devenu par la suite la GT4 European Series. Un départ symbolique pour celui qui aura largement contribué au développement du sport automobile sur le tracé néerlandais.

Barcelone avant Portimão

Après les nombreux rebondissements de Zandvoort, le GT World Challenge entre désormais dans la dernière ligne droite de sa saison 2026. Le Sprint Cup connaîtra son dénouement à Barcelona-Catalunya du 2 au 4 octobre, avec huit équipages toujours en mesure de décrocher le titre. La saison se poursuivra ensuite au Portugal, sur le circuit de Portimão, qui accueillera la dernière épreuve de l’année du 16 au 18 octobre. Après un week-end particulièrement mouvementé aux Pays-Bas, les différents championnats sont donc loin d’avoir livré leur verdict final. La dernière ligne droite de la saison promet encore son lot de rebondissements avant que le drapeau à damier ne mette définitivement un terme à la campagne 2026.


IMSA – Indianapolis : BMW, Ford, Turner Motorsport et Era Motorsport s’imposent au terme d’une course spectaculaire

Le TireRack.com Battle On The Bricks a offert un final particulièrement intense sur le circuit d’Indianapolis. Au terme des 2 h 40 de course, BMW M Team WRT s’est imposé pour la première fois en GTP avec Sheldon van der Linde et Dries Vanthoor, tandis que Ford a remporté une spectaculaire bataille en GTD PRO et que Turner Motorsport s’est imposé en GTD. En LMP2, Era Motorsport a également décroché la victoire grâce à une stratégie audacieuse. À une course de la fin de saison, plusieurs titres restent encore totalement ouverts.

Le championnat IMSA WeatherTech SportsCar Championship avait rendez-vous sur le mythique Indianapolis Motor Speedway pour l’avant-dernière manche de la saison. Devant une foule particulièrement nombreuse, la course a une nouvelle fois offert un spectacle à la hauteur de la réputation du Brickyard, avec des luttes serrées dans les quatre catégories et plusieurs décisions prises dans les dernières minutes.

BMW M Team WRT au bout du suspense en GTP

En catégorie GTP, BMW M Team WRT a décroché une victoire historique grâce à la BMW M Hybrid V8 n°24 de Dries Vanthoor et Sheldon van der Linde. Parti depuis la troisième position, Vanthoor a longtemps conservé sa place avant de céder le volant à van der Linde juste avant la mi-course. Après une nouvelle neutralisation, le Sud-Africain se retrouvait en deuxième position derrière la Cadillac V-Series.R n°31 de Whelen Cadillac Racing, alors pilotée par Earl Bamber, son équipier habituel Jack Aitken ayant effectué son relais auparavant. La fin de course allait alors se transformer en véritable duel entre la BMW et la Cadillac. À une demi-heure du terme, van der Linde revenait à seulement trois dixièmes de seconde de Bamber. Les deux voitures se livraient une lutte extrêmement serrée dans le trafic, allant même jusqu’à un léger contact latéral, sans toutefois modifier la hiérarchie. Le pilote BMW ne renonçait pas et attendait son opportunité. Celle-ci allait se présenter à moins de six minutes de l’arrivée, alors que les deux prototypes remontaient sur la Ford Mustang GT3 n°64 de GTD PRO. Les deux voitures GTP dépassaient la Ford dans le secteur des virages 10 et 11, mais van der Linde parvenait à conserver la trajectoire intérieure dans le virage 12. Il plongeait alors à l’intérieur de la Cadillac et ressortait nettement devant Bamber. Cette fois, la BMW ne serait plus rejointe. Sheldon van der Linde franchissait la ligne d’arrivée avec 2,926 secondes d’avance sur la Cadillac, offrant à BMW M Team WRT sa première victoire au classement général et en GTP dans le championnat IMSA. Pour BMW, il s’agissait également du deuxième succès à Indianapolis après celui obtenu en 2024, lorsque l’épreuve se disputait encore sur six heures avec Jesse Krohn et Philipp Eng.

Aitken conserve une avance importante au championnat

Derrière la BMW et la Cadillac, la Porsche 963 n°6 de Porsche Penske Motorsport, pilotée par Kevin Estre et Laurin Heinrich, complétait le podium. Estre avait été impliqué dans un incident au premier virage qui avait également retardé la Porsche sœur n°7 et plusieurs prototypes LMP2. Heinrich réalisait ensuite une belle remontée depuis la sixième position pour hisser la voiture sur le podium, sans toutefois parvenir à menacer Bamber pour la deuxième place. La deuxième position de la Cadillac permet surtout à Jack Aitken de conforter son avance au championnat. Avant la finale, le Britannique dispose désormais d’un avantage officieux de 147 points sur Laurin Heinrich, tandis que Nick Yelloly et Renger van der Zande, septièmes à Indianapolis avec l’Acura n°93 de Meyer Shank Racing, occupent la troisième place à 271 points. La couronne GTP se jouera donc lors du Motul Petit Le Mans, ultime rendez-vous de la saison à Road Atlanta.

Era Motorsport triomphe en LMP2 grâce à une stratégie audacieuse

La catégorie LMP2 a offert une autre démonstration de stratégie. Era Motorsport avait décidé de modifier son équipage pour cette épreuve et ce choix s’est révélé payant avec la victoire de la ORECA 07 n°18, confiée à Nick Boulle et Christian Rasmussen. Parti seulement de la septième position, Boulle profitait notamment de sa position sur la partie extérieure de la piste pour éviter un spectaculaire accident au premier virage qui impliquait trois concurrents de la catégorie. Le pilote américain effectuait ensuite un long premier relais avant de transmettre le volant à Rasmussen pour les 55 dernières minutes. L’équipe faisait alors le pari d’une stratégie particulièrement agressive en matière de consommation de carburant. Alors que plusieurs concurrents devaient effectuer un ultime ravitaillement dans les quinze dernières minutes, Rasmussen levait le pied et gérait sa consommation jusqu’au drapeau à damier. Une stratégie parfaitement maîtrisée qui permettait à Era Motorsport de s’imposer avec 15,004 secondes d’avance sur la voiture de Bryan Herta Autosport with PR1/Mathiasen Motorsports. United Autosports USA complétait le podium avec son ORECA n°22. Il s’agissait de la troisième victoire IMSA de Nick Boulle et de la deuxième de Christian Rasmussen dans la discipline. Pour Era Motorsport, ce succès était d’autant plus remarquable que Boulle n’avait disposé que de moins de deux semaines de préparation pour cette course.

La lutte pour le titre LMP2 reste indécise

Le début de course a également eu une incidence importante sur le championnat LMP2. Tom Dillmann et Jeremy Clarke, partis depuis la pole avec l’ORECA n°43 d’Inter Europol Competition, terminaient seulement sixièmes. Ils conservent néanmoins la tête du championnat, avec seulement quatre points d’avance sur George Kurtz et Alex Quinn, neuvièmes à Indianapolis avec la voiture de CrowdStrike Racing by APR. Le titre LMP2 se jouera donc lui aussi lors de la finale de Road Atlanta.

Ford s’impose au finish en GTD PRO

La catégorie GTD PRO a offert l’un des derniers tours les plus spectaculaires du week-end. Après le passage aux stands de la McLaren n°59 de RLL, la lutte pour la victoire s’est transformée en duel entre la Ford Mustang GT3 n°64 de Ford Racing et la Chevrolet Corvette Z06 GT3.R n°4 de Corvette Racing by Pratt Miller Motorsports. Au volant de la Ford, Dennis Olsen devait résister au retour de Nicky Catsburg, auteur d’une fin de course particulièrement offensive avec la Corvette. Tout allait se jouer dans le dernier tour. Catsburg tentait une attaque par l’extérieur dans le virage 7, mais une voiture GTP arrivait simultanément à l’intérieur des deux GTD PRO. Olsen était contraint d’élargir sa trajectoire et les deux GT3 entraient en contact. La Corvette partait brièvement dans l’herbe, mais Catsburg parvenait à reprendre la piste. La Ford avait toutefois conservé l’avantage et Dennis Olsen et Ben Barker décrochaient la victoire avec seulement 0,993 seconde d’avance. Pour Olsen, il s’agissait du troisième succès en IMSA et, pour Barker, du premier. Ford Racing signait également sa deuxième victoire consécutive à Indianapolis dans la catégorie GTD PRO. La Lamborghini Temerario GT3 n°9 de Pfaff Motorsports, pilotée par Sandy Mitchell et Andrea Caldarelli, complétait le podium après avoir remporté les deux courses précédentes.

La Corvette prend la tête du championnat GTD PRO

Grâce à sa deuxième place, la Corvette n°4 de Nicky Catsburg et Tommy Milner prend les commandes du championnat GTD PRO. L’équipage Chevrolet possède désormais 47 points d’avance sur Neil Verhagen et Connor De Phillippi, sixièmes à Indianapolis avec la BMW n°1 de Paul Miller Racing. La Lamborghini n°9 de Caldarelli et Mitchell se retrouve quant à elle à seulement six points de la BMW pour la deuxième place du championnat. Une situation qui promet une nouvelle bataille particulièrement serrée lors du Motul Petit Le Mans.

Turner Motorsport s’impose en GTD

La catégorie GTD a également été décidée dans les dernières minutes. Turner Motorsport a remporté la course avec sa BMW M4 GT3 EVO n°96, pilotée par Patrick Gallagher et Robby Foley. Gallagher avait pris le départ avant de transmettre le volant à Foley. La stratégie allait une nouvelle fois jouer un rôle déterminant : Turner Motorsport effectuait son dernier arrêt juste avant une neutralisation, ce qui permettait à la BMW de ressortir idéalement placée. La pénalité infligée à la Ferrari n°34 de Conquest Racing pour avoir effectué davantage que le service d’urgence autorisé pendant la neutralisation propulsait ensuite la BMW en tête. Foley devait cependant encore résister au retour de la Mercedes-AMG GT3 n°57 de Winward Racing, pilotée par Philip Ellis et Russell Ward. Dans les dix dernières minutes, Ellis revenait dans les rétroviseurs de la BMW, mais Foley parvenait à conserver suffisamment de rythme pour franchir la ligne avec seulement 0,501 seconde d’avance. Ce succès avait une dimension particulière pour Patrick Gallagher et Robby Foley, qui dédiaient leur victoire à Matt Dalton, pilote et soutien de longue date de Gallagher, récemment disparu. Il s’agissait de la première victoire de Turner Motorsport depuis Road America en 2024, ainsi que de la neuvième victoire IMSA de Foley et de la deuxième de Gallagher.

Winward Racing conserve la tête du championnat GTD

Malgré cette deuxième place, la Mercedes n°57 de Winward Racing conserve la tête du championnat GTD. Philip Ellis et Russell Ward ne disposent toutefois plus que de six points d’avance sur Patrick Gallagher et Robby Foley. La bataille pour le titre sera donc extrêmement serrée à Road Atlanta. La Corvette n°13 de 13 Autosport, pilotée par Matt Bell et Orey Fidani, complétait le podium de la catégorie.

Road Atlanta pour conclure la saison

Après cette avant-dernière manche particulièrement disputée à Indianapolis, les quatre catégories du championnat IMSA WeatherTech SportsCar Championship vont désormais converger vers leur dernier rendez-vous de la saison. Le Motul Petit Le Mans, disputé sur le circuit de Michelin Raceway Road Atlanta du 30 septembre au 3 octobre, constituera le théâtre de la grande finale. Avec des écarts encore réduits en LMP2 et GTD, une lutte toujours ouverte en GTD PRO et un avantage conséquent mais pas encore mathématiquement décisif en GTP, l’ultime épreuve de la saison 2026 s’annonce comme le dernier grand rendez-vous d’une campagne IMSA particulièrement riche en rebondissements.


24H de Barcelone : Up2Race s’impose au terme d’une course à rebondissements

La 24e édition des 24 Heures de Barcelone a offert un scénario particulièrement animé, marqué par de nombreux rebondissements dans les différentes catégories. Au terme d’une course où plusieurs favoris ont été contraints à l’abandon, Up2Race a décroché sa première victoire en Michelin 24H SERIES avec sa Porsche 911 GT3 R. Quatrième du classement général, Saintéloc Junior Team a quant à lui réalisé l’essentiel en s’adjugeant le titre de la Michelin 24H SERIES European Series en GT3 Pro-Am.

Les 24 Heures de Barcelone ont une nouvelle fois démontré toute la difficulté de l’épreuve catalane. Après un départ disputé et une première moitié de course extrêmement serrée, la nuit puis les dernières heures ont progressivement décanté la situation. À l’arrivée, Up2Race a résisté à la pression pour offrir à Porsche un nouveau succès, tandis que plusieurs championnats ont trouvé leur dénouement au terme d’une épreuve particulièrement exigeante.

Up2Race transforme sa première participation en victoire

En GT3, la course avait pourtant débuté sous le signe de GetSpeed et de ses Mercedes-AMG. Parti depuis la pole position, Maxime Martin s’installait aux avant-postes pour GetSpeed Team PCX Racing, mais son équipier de circonstance chez Ajith RedAnt Racing, Mikaël Grenier, réalisait un excellent départ depuis la première ligne et prenait immédiatement la tête au premier virage. Derrière les deux Mercedes, Jesse Krohn plaçait rapidement la BMW M4 GT3 EVO de Gamota Racing en troisième position, tandis que Pierre Kaffer se mêlait à la lutte aux commandes avec l’Audi R8 LMS GT3 de Saintéloc. Le peloton de tête se renforçait rapidement avec l’arrivée de la Porsche d’Up2Race, pilotée par Tim Heinemann, et de la Ferrari 296 GT3 EVO d’Era Motorsport, partie seulement de la onzième place mais déjà bien remontée. Les premières périodes de neutralisation sous Code 60 et les stratégies différentes des équipes allaient ensuite modifier régulièrement la hiérarchie. Au fil des heures, GetSpeed, Viper Niza, HAAS RT, Up2Race et Saintéloc se relayaient ainsi aux avant-postes.

La situation allait toutefois se compliquer pour GetSpeed durant la soirée. Alors que ses deux voitures occupaient encore des positions intéressantes, la Mercedes de GetSpeed Team JR286 devait subir un remplacement de boîte de vitesses alors qu’elle occupait la cinquième place. Peu après, la voiture de PCX Racing était à son tour contrainte de regagner son garage en raison d’un problème de roulement de roue. À minuit, à mi-course, Up2Race menait avec une minute d’avance sur Viper Niza, tandis que HAAS RT pointait en troisième position et Saintéloc en quatrième. La Porsche poursuivait ensuite son excellente prestation durant la nuit et parvenait à accroître progressivement son avantage. Au lever du jour, l’équipage composé de Tim Heinemann, Fabio Grosse, Alfred Renauer et Oleksiy Kikireshko comptait ainsi deux tours d’avance sur ses poursuivants. La Porsche 911 GT3 R (992) EVO se montrait particulièrement performante durant la phase nocturne, permettant à Up2Race de construire un avantage décisif.

Un dernier coup de théâtre pour la Ferrari d’Era Motorsport

À trois heures de l’arrivée, la Ferrari 296 GT3 EVO d’Era Motorsport, qui occupait encore une position intéressante, voyait ses espoirs s’envoler. Au volant, Dwight Merriman partait en tête-à-queue à la sortie du dernier virage avant de percuter violemment le mur de la voie des stands. Le pilote sortait heureusement indemne de cet accident, mais la Ferrari devait mettre un terme à sa course. À une heure de l’arrivée, Up2Race contrôlait toujours la situation avec Fabio Grosse au volant. La Porsche devait néanmoins économiser son carburant et ne possédait alors qu’une dizaine de secondes d’avance sur la Mercedes d’HOFOR Racing, avec la BMW de HAAS RT en troisième position.

Les deux poursuivants effectuaient ensuite leurs derniers arrêts, avant que Grosse ne rentre à son tour aux stands à 50 minutes du drapeau à damier pour effectuer un ultime ravitaillement rapide. La Porsche ressortait avec un tour d’avance sur la BMW de HAAS RT. La hiérarchie n’évoluait plus jusqu’à l’arrivée. Up2Race s’imposait avec un tour d’avance, signant une première victoire particulièrement remarquable pour une équipe encore nouvelle dans la catégorie GT3 et qui disputait sa toute première course de 24 heures. « C’est la première 24 heures pour l’équipe, donc cela représente énormément », soulignait Tim Heinemann à l’arrivée, mettant notamment en avant les performances de la Porsche durant la nuit et le travail réalisé par les mécaniciens et l’équipe technique.

HAAS RT et HOFOR Racing complètent le podium

Derrière la Porsche victorieuse, HAAS RT réalisait également une superbe performance. La BMW M4 GT3 EVO de Storm Gjerdrum, Manel Lao Cornargo, Peter Guelinckx et Nicolas Guelinckx terminait deuxième du classement général et remportait surtout la catégorie GT3-AM, alors qu’il ne s’agissait que de la deuxième course de la voiture dans cette configuration. La troisième place revenait à la Mercedes-AMG GT3 EVO d’HOFOR Racing, pilotée par Chantal Prinz, Alexander Prinz, Michael Kroll, Torsten Kratz et Maximilian Partl. L’équipage complétait le podium général et s’adjugeait lui aussi un titre de catégorie en remportant la couronne GT3-AM.

Saintéloc décroche le titre européen

Derrière les trois premiers, Saintéloc Junior Team accomplissait une mission essentielle. L’Audi R8 LMS GT3 française, confiée à Pierre Kaffer, Stéphane Tribaudini, Elia Erhart, Célia Martin et Michael Doppelmayr, terminait quatrième au classement général. Surtout, cette position lui permettait de remporter la GT3 Pro-Am, mais également le titre de la catégorie et, surtout, le championnat de la Michelin 24H SERIES European Series. Après avoir déjà remporté le championnat auparavant, Saintéloc ajoutait donc une nouvelle couronne à son palmarès au terme d’une prestation particulièrement régulière et maîtrisée tout au long des 24 heures.

Mühlner Motorsport sacré en 992 après un final cruel

La catégorie 992 a connu un scénario particulièrement mouvementé. Red Camel-Jordans.nl, leader du championnat avant l’épreuve, s’élançait depuis la pole position avec Rik Breukers, mais la Porsche QMMF by HRT Performance réalisait un excellent début de course et prenait rapidement les commandes. Mühlner Motorsport figurait également aux avant-postes avec Martin Rump, Joshua Bednarski et Conrad Tox Leveau, avant de connaître quelques difficultés qui obligeaient l’équipe à revoir ses ambitions. La situation allait surtout basculer peu avant minuit. Alors qu’elle jouait le titre, la Porsche de Red Camel était victime d’une alerte liée à l’accélérateur. Malgré une tentative de réinitialisation du système, le problème s’avérait finalement rédhibitoire et mettait un terme à la course de l’un des favoris au championnat. 

La Porsche n°928 de HRT Performance prenait alors le contrôle de la catégorie et semblait bien partie pour s’imposer. Mais son avance disparaissait durant la dix-septième heure lorsqu’un changement de moteur devenait nécessaire, avant qu’un problème de boîte de vitesses ne mette définitivement fin à ses espoirs. RPM Racing héritait alors de la première place avec sa Porsche n°907, malgré des problèmes de transmission et une crevaison. Mühlner Motorsport revenait progressivement sur son adversaire et, à deux heures du terme, moins de dix secondes séparaient encore les deux voitures. Martin Rump et ses équipiers parvenaient finalement à prendre l’avantage et à creuser un écart de 35 secondes. À seulement 40 minutes du drapeau à damier, le sort s’acharnait toutefois sur RPM Racing : un problème d’arbre de transmission contraignait la Porsche à l’abandon. Mühlner Motorsport remportait ainsi sa troisième victoire de la saison en 992 et décrochait du même coup le titre de la catégorie. Van Berlo Motorsport by CP Motorsport terminait deuxième, tandis que Seblajoux Racing complétait le podium avec sa Porsche 992-AM.

CP Motorsport domine le GT4 et le TCE-TCX

La catégorie TCE-TCX avait elle aussi connu son lot de rebondissements. La Ligier JS2 R de Not Only Motorsport prenait initialement les commandes avant qu’un incendie dans le compartiment moteur ne contraigne Gino Rocchio à immobiliser la voiture dès la première heure. La lutte se poursuivait alors entre les Cupra TCR DSG de CP Motorsport et de Stanco&Tanner Motorsport. Une crevaison de la voiture n°112 au cours de la sixième heure permettait toutefois à CP Motorsport de renforcer progressivement son avantage. Malgré de nombreuses difficultés et plusieurs tours perdus, Not Only Motorsport faisait preuve d’une remarquable ténacité pour revenir dans le trio de tête et surtout décrocher le titre TCE-TCX. La victoire de course revenait néanmoins à CP Motorsport, avec Peter et Matthijs Terlouw, Robbin Heijerman et Karel Neleman.

En GT4, CP Motorsport réalisait également une excellente opération. Sa BMW M4 GT4 (G82) s’imposait devant la Porsche 718 Cayman GT4 RS Clubsport de Team Sorg Rennsport. Après avoir vu la Porsche prendre momentanément l’avantage à la faveur des premiers arrêts, la BMW reprenait progressivement le contrôle de l’épreuve. Johan de Rouw, Semo Keric, Daaf Steentjes, Patrick Grootscholten et Pieter-Jan Lefevere conservaient ensuite les commandes jusqu’au drapeau à damier pour signer une victoire nette dans la catégorie.

Vortex conclut une saison parfaite en GTX

Enfin, la catégorie GTX ne réservait guère de suspense puisque la Porsche Vortex 2.0 était la seule engagée à Barcelone. L’équipage composé de Philippe Bonnel, Julien Boillot, Marc Girard, Thierry Chkondali et Michel Sallenbach en profitait pour décrocher une quatrième victoire cette saison et, surtout, s’adjuger le titre de la catégorie. La voiture terminait également dans le top 20 du classement général, venant conclure de manière particulièrement convaincante son parcours dans le championnat.

Une course décisive pour les championnats

Au terme de ces 24 heures particulièrement mouvementées, Up2Race s’offre donc sa première victoire en Michelin 24H SERIES avec une Porsche 911 GT3 R parfaitement exploitée durant la nuit et les dernières heures de course. Mais Barcelone aura surtout été le théâtre de plusieurs décisions majeures au championnat. Saintéloc Junior Team repart de Catalogne avec la couronne européenne et le titre GT3 Pro-Am, tandis que Mühlner Motorsport décroche le championnat 992. Not Only Motorsport est sacré en TCE-TCX et Vortex conclut sa campagne par un titre en GTX. Une nouvelle fois, les 24 Heures de Barcelone auront démontré que sur une épreuve d’endurance de 24 heures, rien n’est jamais acquis avant le passage sous le drapeau à damier.

Crédits photos : GT World Challenge, IMSA, Creventic

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