Vide
Jok 160X600

24h de Spa – Alexandre Imperatori : «  Il faudra savoir tirer son épingle du jeu…  »

Enchaînant les courses dans différents championnat, 24h du Nürburgring, Blancpain GT Asia, Intercontinental GT Challenge, nous avons été retrouvés Alexandre Imperatori qui est au départ des 24h de Spa sur une des Nissan GT-R de KCMG.

Comment se sont passés les essais ?

Alexandre Imperatori : « Les essais se sont mieux passés que ce que l’on craignait, car dans la journée sous la canicule, c’était un peu compliqué, mais on préfère quand il fait moins chaud. »

Justement, pour la course il fera bien plus frais…

Alexandre Imperatori : « Ha oui mais là, c’est l’autre extrême, car il va pleuvoir, et là c’est pas forcément une bonne chose pour nous »

Tout le monde sera sur un pied d’égalité car aucune séance n’a eu lieu sous la pluie ce week-end, non ?

Alexandre Imperatori : « Oui, mais en termes de voiture, un moteur avant sous la pluie c’est plus difficile. Par exemple je pense que, outre nous, les autres GT à moteur avant auront des difficultés dans ces conditions face aux GT aux moteurs arrières. Maintenant si on revient aux qualifs d’hier soir le potentiel était là. On pouvait faire un top 12, mais sur le premier segment le drapeau rouge n’aide pas et surtout le trafic, je n’ai pas eu un tour clair. Et même si tu as un tour clair, tu risques d’arriver au bus stop avec des pilotes à l’arrêt qui ralentisse pour se ménager leur tour rapide. En Q2, Oliver (Jarvis) a eu un tour clair et à fait le 10ème chrono de la séance. À ce moment-là, on pouvait passer mais Edoardo a eu du trafic et nous sommes hors du Top 20. C’est un peu la loterie, et nous sommes déçus, car on avait la voiture pour faire mieux, maintenant sur une course de 24h, c’est surtout pour l’ego d’aller chercher une pole ici. De plus avec la grosse pluie prévue… »

Ça va rendre la course encore plus incertaine et il ne faudra faire aucune faute

Alexandre Imperatori : « Oui, j’imagine que ça sera plus de la survie. Avec 72 voitures, et des pilotes amateurs, certains auront peur sous la pluie et dans la nuit. Hier soir on a vu qu’ils sont à 3 secondes sur le sec, donc ça sera 8 sous la pluie. Il faudra savoir tirer son épingle du jeu, et si on a de la réussite on ne sera pas trop loin. Maintenant on a pas beaucoup roulé avec la voiture et ici jamais dans ces conditions, donc ce sera un peu une inconnue. Donc on va essayer une course propre. C’est dingue quand même, il y a 3 semaines de beau temps, et il y a deux jours de pluie le week-end de course. C’est les dieux de la course qui retournent les situations comme au Nürburgring. »

Oui et au final dans l’Eiffel, tu termines 5ème, alors que les BMW étaient en grandes difficultés

Alexandre Imperatori : « Oui les BMW avaient une BoP très dure et on était à l’arrêt complet. Ici, avec la Nissan, notre BoP n’est pas parfaite, car il nous manque un petit peu, mais c’est pas trop mal. La faute de BMW au Nürburgring fut de ne pas cacher son jeu à la course de qualifications (NDLR : triplé BMW) mais ensuite la BoP fut très dur pour les M6. Avec une bonne BoP on aurait terminé sur le podium, car on a fait aucune erreur. »

Ça fait longtemps que tu roules avec KCMG, car tu as roulé avec eux au Mans en LMP2…

Alexandre Imperatori : « Je suis avec eux depuis 2008, depuis le début de l’aventure. »

En outre, tu roules aussi en Chine avec des constructeurs en électrique

Alexandre Imperatori : « Oui avec Nio, qui roulent en Formule E, car ils ont une Hypercar électrique avec environ 1300ch et ils ont des évènements avec cette voiture. Et sinon je vis surtout à Shanghai, je fais le Blancpain Asie sur une Porsche. »

D’ailleurs, tu as eu de très bon résultat récemment…

Alexandre Imperatori : « Oui on est en tête du Pro-Am, et lors de la dernière course on était en tête dans le dernier tour. Mais mon coéquipier, qui est classé bronze FIA, n’a pas pu contenir un pilote bien plus expérimenté. Mais ça se passe bien et pour être honnêtes c’est un bon bronze. »

Et, aimerais-tu revenir en LMP2 ?

Alexandre Imperatori : « Oui bien sur mais les volants sont vraiment dur à obtenir, et toutes les équipes demandent des budgets conséquents et c’est vraiment difficile, tu as vraiment très peu de volant disponible pour les pilotes Pro. »

Aujourd’hui, tu vis principalement en Chine ?

Alexandre Imperatori : « Dans l’avion en fait (rire) Je passe effectivement beaucoup de temps en Asie, mais je suis aussi régulièrement en Europe et de temps en temps, j’en profite pour prendre un peu de repos en suisse comme ce fut le cas quelques jours avant les 24h du Nürburgring. »

Et donc tu as dû apprendre le chinois ?

Alexandre Imperatori : « Pourquoi tu veux me faire passer un test (rire). Et oui, quand je suis arrivé en Chine, je me suis installé à Zuhai et c’est une zone assez rurale. Aussi, par la force des choses, j’ai été obligé d’apprendre le chinois, car peu de gens parlait l’anglais dans cette région. »

Et comment se comporte le public chinois en sport-automobile ? Es-tu une star là-bas ?

Alexandre Imperatori : « C’est un sport nouveau pour eux et donc c’est un public jeune qui découvre la discipline, et qui connaît encore peu les pilotes. À l’inverse, quand tu vas au Japon, c’est la folie avec les fans qui connaissent tous les pilotes. »

Credit photo : Jean-Baptiste Lassaux, merci à Joël Schranz/JCS Motorsport Photography.net pour l’aide apporté lors de l’interview]]>

Related posts