Comme la veille, la deuxième journée du rallye Monte-Carlo était marquée par une météo compliquée et des conditions de route particulièrement difficile avec de la neige fondue, du verglas et de la boue au fil des spéciales.
Dans ces conditions, Oliver Solberg profitait de sa bonne position sur la route pour augmenter son avance u général, notamment sur la neige fondue du matin où il parvenait à reprendre plus de 40 secondes sur ces adversaires directs et conclue la journée avec plus d’une minute d’avance, même si la journée fut loin de tout repos :
« Je voulais juste en finir, il se passe tellement de choses. J’avais des pneus croisés, je ne suis pas sûr que ça ait été un très bon choix. J’ai creusé mon avance aujourd’hui, donc je suis content. C’est tellement piégeux tout le temps. Il reste encore du chemin à faire. »
Derrière le pilote Suédois, Elfin Evans concluent la journée au deuxième rang mais a vu son avance sur Sébastien Ogier fondre comme neige au soleil, le nonuple champion du Monde terminant la journée avec deux temps scratch et seulement 6 secondes de retard sur son coéquipier Gallois.
Malgré des soucis électroniques et une pénalité, Adrien Fourmaux pointe au quatrième rang ce vendredi soir mais à plus de 5 minutes des leaders. Parti à la faute dans un fossé dans la dernière spéciale, Thierry Neuville perdait une place et se retrouve au cinquième rang. Connaissant des hauts et des bas au fil de cette journée, Jon Armstrong se retrouve au sixième rang et meilleur pilote Ford mais à plus de 7 minutes des leaders, Hayden Paddon continue son rallye sans prendre de risque malgré des conditions qu’il n’apprécie guerre et fini la journée au septième rang.
Huitième au général, Léo Rossel réalise un sans-faute en WRC2 et compte une avance proche de 40 secondes sur Eric Camilli et Nikolay Gryazin au coude à coude pour la deuxième place. En lutte pour le podium de la catégorie, Athur Pelamourgues partait à la faute et endommageait sa Hyunday ce qui avait pour conséquence de lui faire perdre du temps au fil des spéciales , Roberto Dapra et Pablo Sarrazin en profitant pour prendre le meilleur.
A noter que Grégoire Munster et Takamoto Katsuta ont été victimes de soucis techniques et crevaisons et pointent au onzième et douzième rang à l’issue de cette journée.
Pour les deux équipages suisses, la spéciale La Batie des Fonds – Aspremont allait être synonyme de galère. Ainsi, Olivier Burri et Stéphane Fellay perdaient plus de 7 minutes après être partie à la faute lors du premier passage en milieu de journée comme en témoignait le pilote de Belprahon :
« On a plongé à l’intérieur et on est restés plantés dans la courbe. On n’a pu sortir qu’au bout de sept minutes. »
Et, lors du deuxième passage, l’équipage de la Toyota n°38 allait connaître une tempête de neige perdant une nouvelle fois de nombreuses minutes.
Et au terme de la journée c’est avec un peu de déception que Olivier Burri tirait un petit bilan :
« C’est pathétique, on prend des risques toute la journée mais on perd du temps. »
Stefano Mella et Veronica Tramontin allaient, eux aussi, connaître les bas-côtés de cette spéciale lors du premier passage perdant près de 9 minutes dans l’affaire. Lors du deuxième passage, l’équipage de la Skoda allait rouler en liaison, de nombreux spectateurs sortis de zone publics ayant contraint la direction de course à sortir le drapeau rouge.
Crédits photos : Nuno Ferreira / Sport-Auto.ch ; citations : ACM, Nuno Ferreira / Sport-Auto.ch





