Vainqueur des deux dernières éditions du Critérium Jurassien, Sacha Althaus fait à nouveau figure de favori dans la lutte pour la victoire sur cette 47e édition du ‘Crité’. Grand connaisseur du parcours, il nous présente en détail le profil des spéciales prévues cette année.

| ES1 |
Courtemautruy – Les Enfers (29,18 km) |
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C’est la première spéciale du Critérium depuis quelques années. Elle est tout de suite très exigeante : il faut être dedans dès les premiers kilomètres.
C’est un tracé avec trois montées et deux descentes, et pas des petites ! Il ne faut surtout pas perdre le rythme à chaque changement et rester propre en permanence, d’autant plus que c’est large et très rapide. Il y a aussi ce passage mythique, la traversée de Sainte-Ursanne, comme chaque année. Et puis ça se termine par une dernière montée vers Les Enfers. Sur 30 kilomètres, on peut très vite se faire décrocher au général.
Avec les ‘petites’ voitures, c’est difficile de faire la différence. Mais avec les ‘grosses’, il y a quand même moyen de creuser de petits écarts.
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| ES2-5 |
Villars – Réclère (28,10 km) |
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Le deuxième monument de ce Critérium Jurassien. C’est aussi quasiment 30 kilomètres de spéciale. Mais là, au contraire de Courtemautruy – Les Enfers, on est sur des routes beaucoup plus étroites, souvent sales, voire très sales selon les années. Il y a régulièrement des coupes de bois, donc on se retrouve avec de la terre, des gravillons, un peu de tout sur la route. Dans ces conditions, les écarts peuvent vite devenir importants. C’est à nouveau la première spéciale de la journée, donc il faut tout de suite être bien réveillé.
C’est une spéciale assez mythique, avec des traversées de villages très rapides, assez impressionnantes. Il y a aussi des portions extrêmement rapides, avec de très longues phases au rupteur, et même un passage de douane — c’est assez rare pour être souligné. Bref, une spéciale vraiment importante dans le rallye. |

| ES3-6 |
Cornol – Montavon (13,58 km) |
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Le départ est assez piégeux, dans la gravière Lachat, avec quelques petites équerres — un passage plutôt sympa pour les spectateurs. Ensuite, on enchaîne avec une montée très rapide où tout se joue à la trajectoire jusqu’à la croisée des Rangiers. Là, on inverse un peu le sens par rapport à l’année passée avec le petit chemin pris à l’envers. Puis vient la redescente des Rangiers, encore plus rapide que la montée, avec quelques chicanes : un début très, très rapide, avant une fin un peu plus sinueuse.
Pour terminer, il y a un dernier changement de route en direction de Montavon avec un tronçon déjà emprunté lors du Shakedown il y a quelques années. C’est plus étroit, plus piégeux, avec pas mal de virages qui ferment, jusqu’à l’arrivée dans le village de Montavon. |

| ES4-7 |
Boécourt – Bassecourt (7,17 km) |
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C’est une spéciale qui reprend l’arrivée de celle des Rangiers de l’an passé, mais cette fois en sens inverse. Le début est très, très, très rapide, avec la possibilité de prendre de grosses cordes. Ensuite, on retrouve un tronçon assez similaire à celui de l’année passée sur les premiers kilomètres, voire même à celui d’il y a deux ans, notamment la partie qu’on avait parcourue sous la pluie. Là aussi, ça va très vite, avec des passages dans les champs où les cordes peuvent être piégeuses.
Il y a ensuite un passage dans une ferme, très serré, avec un petit pont sous l’autoroute — un vrai piège. Pour finir, on enchaîne avec des chemins qui longent l’autoroute puis une portion sur piste cyclable, assez étroite, avec deux ou trois virages plus techniques. Au final, c’est une spéciale très rapide et relativement nouvelle dans son ensemble. |

| ES8 |
Super Spéciale Moutier (5,64 km) |
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Une nouvelle spéciale qui se disputera dans la ville de Moutier et ses alentours, notamment du côté de la zone industrielle, vers le quartier de Tornos et des entreprises de construction. C’est une spéciale plutôt rapide, avec pas mal d’équerres, mais aussi des passages plus piégeux, avec des petits ponts parfois un peu cachés.
Clairement, c’est une spéciale faite pour le spectacle. On espère qu’il y aura beaucoup de monde, d’autant plus qu’elle se courra de nuit vu les horaires. Un dernier gros moment pour conclure ce rallye. |

Sport-Auto.ch remercie Sacha pour le temps qu’il a mis à notre disposition pour décrire ce parcours et lui souhaite un excellent Critérium Jurassien 2026.

Crédits photographiques : Nuno Ferreira / Sport-Auto.ch
