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WEC – Sébastien Buemi et Toyota l’emportent en terres italiennes

La marque japonaise l’emporte ici à Imola au terme d’un week-end tendu. Malgré la pole de la Ferrari n°51 samedi, c’est finalement la voiture numéro 8 de Buemi, Hartley et Hirakawa, la première à franchir la ligne d’arrivée au bout des 6 heures de course.  Une victoire qui a d’autant plus de saveur, cette course marquant la centième participation de Toyota en WEC. En LMGT3, le douloureux abandon de la McLaren n°10 à quelques minutes du drapeau à damiers permet à la BMW 69 de monter sur la première marche du podium.

 

Samedi, la Ferrari arrive en tant que favorite en qualifications, les Italiens, champions du monde en titre, n’ont pas eu de concurrence à leur hauteur de toute la saison dernière. Une première manche qualificative nous donne des écarts extrêmement serrés entre les dix premiers, et annonce une bataille tendue en piste pour l’Hyperpole.

Et le spectacle ne manque pas, sous les regards attentifs des Tifosi, la Peugeot n°94 puis les Ferrari s’inscrivent en haut du tableau, mais la Toyota de Ryo Hirakawa vient jouer les troubles-fêtes, en prenant la pole provisoire. Les spectateurs à la Variante Alta voient alors le héros du jour passer devant eux. Antonio Giovinazzi, avec un superbe troisième secteur, vient voler la pole à Toyota pour seulement 11 millièmes ! Un nouveau record tombe, 73 millièmes seulement séparent les 4 premiers. La quatrième voiture étant la Peugeot pilotée par le Danois Malthe Jakobsen qui a assemblé un tour quasi-parfait : « J’aurais pas misé plus haut que septième aujourd’hui. » me glisse, satisfait, un mécanicien de chez Peugeot plus tard dans le parc fermé.

Le jour de course arrive enfin, après une pause hivernale interminable suite à l’annulation de la course au Qatar, les Hypercars et LMGT3 vont à nouveau pouvoir se battre en piste. Le leader actuel du championnat du monde de Formule 1, Kimi Antonelli, agite le drapeau vert et la course est lancée à 13 heures tapantes sous le soleil italien. Les Ferrari 51 et 50 prennent dès le départ les commandes de la course sous les encouragements d’une foule record en WEC à Imola. La 50, pilotée par Miguel Molina et montée sur des pneus softs, profite de cet avantage pneumatique pour passer la Toyota de Brendon Hartley avant Tamburello. Derrière, la Peugeot n°94 perd des positions au profit de la Cadillac n°12 et de l’Alpine n°35, le quintet de tête creuse alors un écart avec le reste du peloton.

Toyota, avec la n°8, décale ensuite sa stratégie face à Ferrari, ce qui lui permet de passer la numéro 50. S’ensuit une VSC pour abandon d’une Lexus pourtant bien placée en GT et l’avance des leaders fond comme neige au soleil. Cadillac en profite pour rentrer aux stands mettre des gommes neuves ce qui leur donne l’avantage sur la Ferrari n°50 pour la dernière place du podium provisoire. Toyota de leur côté fait un nouvel undercut sur la Ferrari n°51 cette fois et parvient à prendre les commandes de la course. La sortie de la Peugeot n°93 sur son tour de sortie des stands fait sortir la Safety Car : toutes les voitures de tête passent à nouveau par les stands.

La Cadillac numéro 12 en ressort en tête de peloton, mais pour une courte durée : tout comme la Ferrari n°50, elle doit purger une pénalité de drive-through pour non-respect des drapeaux jaunes, ce qui réduit leurs espoirs de victoire à zéro. Une bataille stratégique débute alors entre les Toyota et la Ferrari. Les Japonais proposent une stratégie décalée entre leurs voitures, ce qui permet à la n°7 de se retrouver devant la 51 sur la piste. Le circuit d’Imola étant très étroit, Giovinazzi qui a maintenant pris les commandes de la Ferrari ne parvient pas à se débarrasser de Kobayashi, et doit attendre son changement de pneumatiques pour reprendre la seconde place.

Un nouvel acteur fait maintenant son apparition sur le circuit d’Emilie-Romagne, de gros nuages noirs et de fines gouttes de pluie menacent la fin de la course. La quantité d’eau n’étant pour l’instant pas trop élevée, les pneus pluie resteront jusqu’à la fin de la course prêts à l’entrée des garages. L’écart entre la Ferrari et la Toyota se réduit avant de se stabiliser dans les derniers tours. Giovinazzi, impuissant, voit alors à 13 secondes devant lui la Toyota de Buemi franchir la ligne en premier, devant une foule en rouge qui a sorti les parapluies. La parfaite maîtrise de Toyota en stratégie et la différence minime de performance entre les deux voitures de tête nous montre à quel point la réalisation des courses devra être sans faute pour Ferrari cette saison.

Sébastien Buemi : « Mes coéquipiers ont fait un travail fantastique, je n’avais plus qu’à garder la voiture sur la piste jusqu’à la fin. »

 

En LMGT3, la McLaren n°10 a dominé sur l’ensemble du week-end, avec la pole le samedi et, malgré une concurrence bien présente durant la course, une heure avant le drapeau à damiers, personne ne doute de sa victoire. Le sport auto en a décidé autrement, 25 minutes avant la fin elle est au ralenti sur le circuit et la BMW n°69 lui passe devant. La 720S du Garage 59 est contrainte à l’abandon, mais sur la piste la bataille continue. La n°69 est pourchassée par la Corvette n°33, Daniel Harper parvient finalement à franchir la ligne en premier, avec une avance de seulement 2 dixièmes sur Nicky Catsburg. La Porsche n°92 vient compléter le podium avec donc un troisième manufacturier différent.

Le prochain rendez-vous sera à Spa, avant le point d’orgue de la saison : les mythiques 24 Heures du Mans en juin. La bagarre entre les top teams s’annonce très prometteuse, soyez devant la télé le 9 mai à 14 heures pour le drapeau vert.

Classement 6H Imola 2026

Crédits photos : Firmin Thurre, Sport-Auto.ch

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