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Rallye Monte-Carlo : Oliver Solberg conforte sa position malgré une grosse frayeur

Pour la dernière journée avant de descendre dans l’arrière pays niçois pour la dernière journée, la neige était tombée abondamment durant la nuit ne laissant que peu de question sur les choix de pneumatique,s tous les équipages optant pour les pneus cloutés.

Ainsi, lors du premier passage dans les 30km de La Bréole – Bellaffaire, plus longue épreuve du rallye, c’est une route blanche qui s’offrait au concurrent au point que le départ de la spéciale était particulièrement délicat. Et, dans ces conditions Sébastien Ogier allait marquer en grand coup en reprenant une vingtaine de secondes à Oliver Solberg, qui avouait avoir perdu du temps car il n’avait pas rodé ses pneus, Elfyn Evans, deuxième de la spéciale, perdait un peu plus de 3 secondes mais restait deuxième au classement du rallye.

Surprise dans la spéciale suivant, avant de revenir sur Gap, le verglas relevé par les ouvreurs avait fortement fondu et Oliver Solberg, qui était le plus offensif dans ces conditions, reprenait le temps perdu dans le chrono précédent.

Pour le deuxième passage dans La Bréole – Bellaffaire, dernière chrono avant de se rendre à Monaco, la neige commençait à fondre et allait offrir aux concurrents des conditions particulièrement compliquée. Premier à partir à la faute, Sami Pajari sortait et finissait bloqué contre un arbre, dans un virage ou Hayden Paddon allait faire la même faute avant de repartir à la faute un peu plus loin. Adrien Fourmaux, Thierry Neuville, ou encore Grégoire Munster partait en tête à queue à différents endroits mais surtout, Oliver Solberg se faisait surprendre et sortait dans un pré :

« Je ne sais pas ce qui s’est passé, j’ai été tellement prudent pendant toute la spéciale. J’ai essayé de suivre les ornières mais à la sortie, il y avait juste de la neige partout. J’ai eu beaucoup de chance d’en sortir. [À propos de son temps scratch] Le chrono prouve que j’aurais pu lever un peu le pied. »

Heureusement il ne perdait qu’une poignée de seconde dans la manœuvre et conserve plus d’une minute d’avance sur Elfyn Evans. De son côté, Sébastien Ogier avouait ne pas avoir pris de risque au vu des conditions et se retrouve maintenant à 1 minute 30 de la tête.

A l’inverse, en WRC2 , il était nombreux à perdre gros. Nikolay Gryazin sortait de la route et ne pouvait remonter sur la route, tout comme Pablo Sarrazin qui partait en tonneaux dans un cours d’eau. Parti sur un gros rythme Romet Jürgenson était lui victime de sa mécanique et perdait énormément de temps.

En conséquence, Léo Rossel, septième au général, se retrouve avec une minute et demie d’avance sur Roberto Dopra lequel à une vingtaine de secondes d’avance sur Eric Camilli.

Après les conditions apocalyptiques vécu la veille, Olivier Burri et Stépahne Fellay prenait du plaisir en matinée comme l’avouait le pilote à la pause de Gap :

« On a vécu l’enfer hier mais il n’a pas réussi à nous avoir. Ce matin, c’était chouette. C’est toujours difficile de savoir jusqu’où on peut aller et si on en fait trop ou pas assez. On n’a rien à aller chercher, on essaye de trouver du plaisir et de ramener la voiture intacte. »

Et, au terme de la journée, l’équipage de la Toyota est au 32ème rang au général et 19ème de la classe RC2.

Stefano Mella et Veronica Tramontin parvenaient, eux aussi, à éviter les pièges de cette journée pour terminer à la 50ème place cette troisième journée (24ème en RC2).

La journée se terminaient sur le port de Monaco avec une super spéciale remportée par Adrien Fourmaux, mais sans réelle incidence sur le classement.

Ce dimanche, 4 chronos seront au programme dont deux passages dans le mythique col du Turini, le deuxième passage dans la spéciale faisant office de Powerstage.

Citation : ACM ; crédits photos : Nuno Ferreira / Sport-Auto.ch

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