Sport-Auto.ch – Que signifie pour toi cet engagement au 94e Rallye Monte-Carlo, ta première participation en WRC ?
Stefano Mella – C’est avant tout un immense privilège. Participer au Rallye Monte-Carlo pour la première fois, et en plus dans le cadre du WRC, c’est une opportunité rare et, honnêtement, un rêve qui devient réalité. Je pense que tous les passionnés de rallye peuvent s’identifier à ça : le Monte-Carlo, c’est un contexte unique, avec un charme particulier. C’est probablement l’épreuve du championnat du monde la plus emblématique, la plus suivie, celle qui fait rêver le plus de fans. Même des personnes qui ne suivent pas forcément le sport automobile connaissent le nom du Rallye Monte-Carlo. Alors je veux surtout vivre ce moment à fond et en profiter au maximum.
S-A – Comment s’est déroulée la préparation de l’épreuve ?
SM – Préparer le Monte-Carlo pour une première fois, et en plus dans le cadre du championnat du monde, ce n’est pas simple. C’est la manche d’ouverture du WRC, et on comprend vite que tout doit être organisé de manière très rigoureuse, presque au millimètre, parce que chaque détail compte. Il y a évidemment toute la partie administrative et réglementaire, le respect des procédures et de la sécurité, mais aussi la préparation physique et mentale. Et sur le plan technique, on doit arriver avec une voiture parfaitement prête, faire les essais, valider les réglages. Ce qui demande aussi énormément, c’est la reconnaissance et la rédaction des notes : en très peu de temps, il faut produire des notes très précises, le plus détaillées possible, sur un parcours particulièrement exigeant. C’est une organisation que je n’avais encore jamais eu l’occasion de vivre à ce niveau-là. Donc oui, c’est nouveau et c’est un défi, mais c’est justement ce qui rend l’expérience à la fois intense, passionnante et incroyable.
S-A – Qu’est-ce qui change le plus par rapport aux autres rallyes auxquels tu participes habituellement ?
SM – Même si les rallyes que je fais habituellement sont déjà de très belles épreuves — je pense par exemple à ceux du Championnat de France comme Antibes ou le Mont-Blanc, ou en Suisse avec le Rallye du Valais — le plus grand changement, c’est clairement la dimension “WRC”. Ici, tout se joue sur le niveau d’exigence dans la préparation et dans l’application des règlements. On sent qu’on est dans une autre catégorie : tout doit être fait de manière très carrée, avec une précision maximale, et rien n’est laissé au hasard. Ensuite, sur le terrain, pendant les reconnaissances, on se rend compte que les spéciales sont magnifiques mais aussi très techniques et exigeantes. Et puis il y a l’atmosphère : le Monte-Carlo a une aura particulière, donc on s’attend à énormément de monde au bord des routes, à une vraie ferveur populaire, et ça aussi, c’est différent.
S-A – Quel est ton objectif pour le rallye ?
SM – On dit souvent que rêver ne coûte rien, mais pour une première participation au Monte-Carlo, il faut aussi rester lucide. Je connais mon niveau, et honnêtement, le simple fait d’être au départ est déjà une énorme chance, un privilège. Je tiens d’ailleurs à remercier toutes les personnes qui me soutiennent et rendent ça possible : mon équipe, mon team, ma famille, et surtout mes partenaires, sans qui cette aventure n’existerait pas. Ensuite, si je parle d’objectif, le plus important pour moi, c’est d’aller au bout : rentrer à Monaco le dimanche, passer sur le podium d’arrivée, vivre ce moment à fond, faire les photos, et célébrer comme il se doit avec les personnes qui m’ont accompagné, parce que c’est une aventure exceptionnelle.







