AUDI RS E-TRON GT PERFORMANCE
vs
LOTUS EMEYA R
Le duel Sport-Auto.ch du 4 février 2026
Rédaction : Gaëtan Brunetti, Nuno Ferreira
Photographies : Gaëtan Brunetti, Nuno Ferreira
Silence, ça pousse !
Avec le développement des voitures électriques, une nouvelle catégorie de véhicules est apparue : les berlines aux performances d’hypercar. Porsche a mis la barre très haut avec sa Taycan Turbo GT, propulsée par 1034 ch, mais aujourd’hui nous allons comparer sa cousine, l’Audi RS E-Tron GT Performance à la première berline de Lotus, l’Emeya R. Que réserve ce duel de familiales électrisées ?
0-100 km/h : 2.5 sec
Vmax : 250 km/h
4×4
électrique moteurs synchrone
925 ch / 1027 Nm
2’430 kg
dès CHF 166’000.-
0-100 km/h : 2.8 sec
Vmax : 256 km/h
4×4
électrique dual-motor
918 ch / 985 Nm
2’590 kg
dès CHF 136’990.-
Remarque concernant nos duels : les notes accordées ici ne devraient pas être comparées avec celles figurant dans d’autres duels. Elles n’ont de sens que pour départager les véhicules du présent comparatif.
Look
Nous avons en face de nous deux grandes berlines de plus de 5 mètres. Malgré ces dimensions, l’Audi reste assez fine et ramassée à côté de la Lotus, qui a une garde au sol plus élevée et un design plus proche d’une berline conventionnelle, en dépit de ses plus de 2 mètres de large. Quand l’Allemande joue la carte d’un dessin sans fausses notes, en concordance avec le reste de la gamme Audi, la Lotus ne ressemble en rien à ce que le constructeur anglais a produit jusqu’à ce jour. Elle est extravagante et fait tourner les têtes avec sa face avant façon Lamborghini. Entre les deux, notre cœur balance tant le design de la Lotus est audacieux, mais l’Emeya reste moins homogène que la RS E-Tron avec une face arrière en demi-teinte. Victoire pour l’Audi.
Position de conduite
Ces deux modèles nous accueillent dans des sièges en cuir, chauffants et massants. L’Audi ajoute même à cela un système de ventilation. La position de conduite y est bonne, même si l’on est légèrement assis plus haut dans la Lotus. Comme son nom l’indique, on a une position qui se rapproche d’une vraie GT dans la RS E-Tron. C’est un match nul au niveau de la position de conduite, tant les deux véhicules s’inscrivent dans des standards luxueux.
Ergonomie des commandes
Deux mondes s’opposent. La Lotus joue à 100% dans la modernité et se conforme aux normes actuelles de ce genre de véhicule, à savoir un grand écran tactile au milieu de la console centrale et un écran plus fin en guise de tableau de bord. Les commandes au volant, ainsi que la climatisation sur la planche de bord, restent analogiques. Seules les rétroviseurs caméras viennent ternir la note finale. Côté Audi, l’intérieur reste classique et, une fois à bord, rien ne se démarque d’une voiture thermique. Bon nombre de boutons restent analogiques, le volant à méplat en alcantara est peu pratique et les touches tactiles rendent leur utilisation compliquée. La Lotus gagne ce point.
Modes de conduite
Audi : 5/5
Lotus : 4/5
Habitabilité
Sonorité
Audi : 2/5
Lotus : 0/5
Toucher de route
Prix/équipements
Audi : 7/10
Lotus : 8/10
TOTAL
35/50
Audi RS e-tron GT Performance
31/50
Lotus Emeya R
L'avis de Sport-Auto.ch
Alors laquelle choisir ? Ces deux super berlines électriques s’adressent à une clientèle en quête de performances, sans devoir renoncer à un certain confort. La Lotus Emeya R, première berline du constructeur anglais, fabriquée entièrement en Chine, nous a réellement surpris lors de ce duel. La conception générale, l’assemblage méticuleux ou encore la qualité de ses matériaux en font un produit redoutable face à nos voitures européennes. Certes plus luxueuse et tournée en majeure partie vers le marché asiatique, les performances offertes sont plus proches de celles d’une voiture GT que celles d'une Elise.
Dans cette super catégorie et face à l’Anglaise, l’Audi reste un choix conventionnel. Plus racée, elle procure vraiment des performances dignes d’une supercar, mais avec cinq places. A un niveau de finitions quasiment équivalent, la RS E-Tron GT Performance saura vous distiller ce qu’il faut en matière de sportivité. Reste tout de même la question du prix car l’Allemande est, de base, CHF 29'000.- plus chère, sans même passer par la case options.
gaetan[@]sport-auto.ch / nuno[@]sport-auto.ch
Avis complets, photos exclusives et informations techniques dans les essais respectifs :
























