FIA WEC – 8 Heures de Bahreïn: Sébastien Buemi, vice-champion du monde

Deuxième des 8 Heures de Bahreïn, à seulement 64 secondes de ses coéquipiers de la Toyota numéro 7, le Vaudois Sébastien Buemi a ajouté un titre de vice-champion du monde d’endurance à son palmarès déjà riche de trois victoires consécutives aux 24 Heures du Mans.

Champion du monde d’endurance au terme de la saison 2014 ainsi qu’au terme de la saison 2018-2019, le Vaudois Sébastien Buemi aurait pu remporter un troisième titre mondial le week-end dernier, au terme des 8 Heures de Bahreïn, ultime épreuve du championnat. Malheureusement pour lui, à la fin de la course remportée par ses coéquipiers de la Toyota TS050 Hybrid numéro 7, Mike Conway, Kamui Kobayashi et Jose Maria Lopez, ce sont ces derniers qui ont coiffé la couronne de champions du monde FIA des pilotes. Pour Toyota, ce titre s’ajoute à celui des équipes, déjà remporté par le constructeur japonais à l’issue des 24 Heures du Mans qui avaient vu la victoire de la TS050 Hybrid numéro 8 de Sébastien Buemi, Brendon Hartley et Kazuki Nakajima.

Sébastien Buemi: « Toutes mes félicitations à mes coéquipiers de la voiture numéro 7 et également un grand bravo à toute l’équipe Toyota qui a réussi une course parfaite à Bahreïn. Avec Brendon et Kazuki nous avons fait de notre mieux pour déloger la numéro 7 de la première place et essayer ainsi de remporter le titre mondial des pilotes mais cela n’a pas suffi. Le handicap de succès d’une demi-seconde qui nous avait été infligé après notre victoire aux 24 Heures du Mans s’est avéré trop important pour que nous puissions renverser la vapeur. C’est la vie: parfois vous gagnez et parfois vous perdez… »

Le pilote d’Aigle a ajouté qu’il avait essayé de profiter au maximum de ses derniers tours au volant d’une LMP1 hybride. A partir de la saison prochaine, les LMP1 laisseront en effet leur place aux “hypercars”, la nouvelle catégorie reine du championnat du monde d’endurance. Du côté de Michelin, on relevait que ce doublé du Toyota Gazoo Racing à Bahreïn “clôturait un cycle, celui des LMP1 hybrides, cette génération de véhicules dotés d’une technologie avant-gardiste qui a imposé de très fortes contraintes sur les pneumatiques”.

Pierre Alves, manager Endurance de Michelin : « Les LMP1 hybrides nous ont proposé une série de défis technologiques de taille tout au long de leur évolution, au fil de neuf saisons sportives. Avec leur forte puissance, leur pointe de vitesse et leurs charges aérodynamiques titanesques, ces prototypes ont poussé nos ingénieurs dans leurs retranchements. Pour ces monstres de technologie, Michelin a développé des pneus capables d’endurer jusqu’à cinq relais au Mans, soit 750 km, sans subir de dégradation significative. A partir de 2014, Michelin a même réduit de 15% la taille et le poids des pneumatiques pour les LMP1 tout en gardant intact leur potentiel et leur constance. Jusqu’à cette dernière saison, nous n’avons jamais arrêté de faire évoluer notre gamme LMP1-H pour accompagner notamment Toyota dans ses trois victoires aux 24 Heures du Mans et autant de titres de champion du monde FIA. »

Tous les résultats de la course et du championnat peuvent être consultés ici : http://fiawec.alkamelsystems.com/

Crédits des photos: Toyota

A propos de l'auteur

Articles en relations