ELMS – United Autorsport remporte le titre avec un doublé, Kessel Racing s’impose en GTE

LMP2 : Hanson et Albuquerque titrés avec panache

Au volant de l’ORECA-Gibson n°22 de United Autosports, Phil Hanson reçoit le drapeau à damier du vainqueur aux 4 Heures de Monza, assurant les titres des pilotes et des équipes pour lui-même, son coéquipier Filipe Albuquerque et l’écurie britannique.

Le départ des 4 Heures de Monza est donné avec le plateau LMP2 au complet, après que l’équipe Inter Europol Competition ait reçu un nouveau châssis en remplacement de celui détruit en début de semaine, et une nuit blanche des mécaniciens. La Ligier n°34 a ainsi pu prendre sa place sur la grille de départ LMP2, avec en piste Rene Binder.

La pluie tombée pendant la nuit et les températures plus fraîches ont rendu le revêtement du circuit un peu piégeux, et les équipes ont dû choisir soit des pneus lisses, soit des intermédiaires.

Phil Hanson emmène le peloton dans le premier virage, alors que l’Aurus n°26 de Roman Rusinov (G-Drive Racing) perd dans le virage 1 le bénéfice de sa qualification en première ligne. Le Russe est heurté par l’ORECA n°39 de Graff et se retrouve à cheval sur un vibreur, les roues arrière tournant dans le vide. Hanson prend lui aussi les vibreurs et sort large dans le gravier dans la deuxième portion de la chicane. Il parvient à garder le contrôle de la voiture et à franchir le bac à gravier, mais dégringole en 13e position.

Compte tenu de la position dangereuse de l’Aurus n°26, le Safety Car est envoyé en piste. L’ORECA n°30 de Jonathan Hirschi (Duqueine Team) est alors en tête devant Nicolas Jamin et l’ORECA n°31 de Panis Racing. Alors que le Safety Car s’apprête à libérer les concurrents, Jamin percute l’arrière de l’ORECA de tête, abîmant ses phares avant. A la relance, le pilote français doit s’arrêter au stand à la fin du tour pour réparation.

Anders Fjordbach et son ORECA n°20 (High Class Racing) fait une remontée rapide aux avant-postes depuis la 14e position. Au sixième passage, il passe l’ORECA n°32 de Will Owen (United Autosports) pour le gain de la troisième place et engage la lutte avec l’ORECA n°37 d’Antonin Borga (Cool Racing) pour la deuxième position, qu’il finit par s’adjuger. Fjordbach revient alors sur le leader Hirschi, poussant le pilote suisse dans ses derniers retranchements. A la fin du septième tour, l’ORECA n°30 sort large à l’entrée de la Parabolique et chute en cinquième position, tandis que la voiture de High Class Racing prend la tête.

L’ORECA n°24 de Henning Enqvist (Algarve Pro Racing) progresse également dans la hiérarchie, doublant Owen pour la deuxième place. Alexandre Cougnaud et son ORECA n°39 (Graff) remontent en troisième position mais le Suisse doit observer un drive-through (passage obligatoire par la voie des stands à vitesse réduite) après avoir été jugé responsable de l’accrochage du premier virage avec l’Aurus de G-Drive Racing.

Un autre incident au virage 9 entre la Ferrari n°60 (Iron Lynx) et la Ligier n°3 (United Autosports) provoque la première neutralisation Full Course Yellow de la course. Le leader Anders Fjordbach s’arrête au stand et reprend la piste avec une avance de 21 secondes sur Henning Enqvist lorsque la course est relancée.

Un peu plus loin dans le peloton, l’ORECA n°50 de Sophia Flörsch (Richard Mille Racing Team) est à la lutte avec l’ORECA n°37. Après 90 minutes de course, l’Allemande réussit sa manœuvre pour le gain de la sixième place. Auteur d’une progression régulière, Phil Hanson est troisième avant son arrêt au stand.

Un deuxième Full Course Yellow est instauré lorsque la Duqueine n°7 de Nielsen Racing se retrouve dans une position dangereuse au virage 5.

A la relance, l’ORECA de High Class Racing est toujours en tête aux mains de Dennis Andersen mais le Danois voit revenir sur lui l’ORECA n°22 de United Autosports, maintenant pilotée par Filipe Albuquerque. Pendant la demi-heure qui suit, le Portugais réduit l’écart de 31 à 8 secondes avant la nouvelle salve d’arrêts au stand. Mais l’arrêt de United Autosports est bien plus rapide que celui de High Class Racing et c’est en tant que leader de la course qu’Albuquerque reprend la piste.

Après un nouveau Full Course Yellow pour évacuer des débris, l’ORECA n°22 est en tête avec 11 secondes d’avance sur la seconde voiture de l’écurie britannique (n°32), désormais pilotée par Job van Uitert, suivi en troisième position par Anders Fjordbach. Hanson reprend le volant de l’ORECA n°22 alors qu’il reste 70 minutes de course et, après un dernier arrêt, rallie la ligne d’arrivée pour la troisième victoire de la saison de l’ORECA n°22 de United Autosports.

Alex Brundle offre même à United Autosports un doublé, ramenant l’écart à 3 secondes sous le drapeau à damier, et avec 52 secondes d’avance sur l’ORECA n°27 de DragonSpeed, qui s’adjuge la troisième marche du podium. Cependant, suite aux vérifications techniques d’après course, DragonSpeed a été disqualifiée pour non-respect du règlement technique, la hauteur du diffuseur de l’Oreca 07 a été mesurée à 206mm au lieu de 200mm. L’Oreca n°20 d’High Class Racing est donc promue troisième.

Filipe Albuquerque et Phil Hanson ajoutent le titre ELMS aux Trophées LMP2 du FIA WEC et à la victoire aux 24 Heures du Mans remportés le mois dernier. C’est la première fois qu’une écurie réussit un tel triplé sur une seule et même saison.

LMP3 : Inter Europol Competition renoue avec la victoire

A l’issue de quatre heures de course à rebondissements à Monza, la Ligier n°13 d’Inter Europol Competition est montée sur la plus haute marche du podium ELMS pour la première fois depuis Barcelone en 2019. 

En s’imposant, Martin Hippe et Dino Lunardi se sont replacés dans la course au titre LMP3 avant la course de Portimão le 1er novembre.

La Ligier n°2 de Rob Wheldon (United Autosports) réussit un bon départ depuis la pole position pour boucler en tête le premier tour de ces 4 Heures de Monza. Partie huitième, la Ligier n°9 d’Arnold Robin (Graff) remonte en deuxième position. Deuxième sur la grille, la Ligier n°15 de James Dayson (RLR MSport) rétrograde dans la hiérarchie à la suite d’un tête-à-queue pendant le premier tour.

Le Safety Car entre en piste dès ce premier tour, afin de dégager l’Aurus n°26 de G-Drive Racing, percutée par l’ORECA n°39 de Graff dans le virage 1. A la relance, la Ligier n°2 parvient à conserver le commandement du plateau LMP3. La Ligier n°11 de Jacopo Baratto (Eurointernational) grimpe en deuxième position au détriment de la Ligier n°9, qui voit revenir sur elle la Ligier n°13 de Martin Hippe.

Au onzième passage, Baratto rattrape le leader. A la sortie de la Parabolique, sa Ligier et celle de Wheldon sont côte à côte et Baratto s’impose en tête dans le virage 1. Hippe prend de son côté le meilleur sur Robin pour le gain de la deuxième place. L’Allemand est alors à 2 secondes de Baratto.

Deux tours plus tard, Baratto offre le commandement à Hippe lorsque l’Italien tire tout droit au virage 1. Il passe par l’échappatoire pour reprendre la piste en deuxième position.

Une neutralisation Full Course Yellow est instaurée lorsque la Ligier n°3 de Jim McGuire (United Autosports) tente de prendre un tour au virage d’Ascari à la Ferrari n°60 de Sergio Pianezzola (Iron Lynx). La manœuvre est un peu trop optimiste et l’Américain heurte la Ferrari, qui part en tête-à-queue et touche à son tour la Ligier. La Ferrari endommagée est contrainte à l’abandon, tandis que McGuire écope d’un stop-and-go (arrêt obligatoire au stand) de 10 secondes pour avoir provoqué cet incident.

Après un deuxième Full Course Yellow pour évacuer des débris semés dans le virage 5 par la Duqueine n°7 de Nielsen Racing, la lutte pour la tête de la catégorie LMP3 oppose trois Ligier : la n°11 d’Eurointernational, la n°13 d’Inter Europol Competition et la n°2 de United Autosports.

La hiérarchie évolue considérablement selon la durée des arrêts au stand, et la Ligier n°11 de Nicolas Maulini pointe en tête avec 2 secondes d’avance sur la n°13 de Dino Lunardi. Alors qu’il reste 90 minutes de course, Lunardi prend la tête et creuse l’écart sur le Suisse. Au volant de la Ligier n°2, Tom Gamble parvient à garder le contact avec les deux leaders, mais sa voiture doit encore observer un arrêt au stand avant le drapeau à damier.

Lunardi augmente son avance sur la Ligier n°11, maintenant pilotée par Niko Kari, et reçoit le drapeau à damier du vainqueur avec 20 secondes sur le Finlandais. Wayne Boyd, qui a repris le volant de la Ligier n°2, revient très fort sur Kari, mais termine troisième, échouant à seulement 0’’062 de la deuxième place.

La Ligier n°2 de United Autosports va rallier Portimão pour la dernière course de la saison en tant que leader du classement général avec 68 points, suivie par la n°13 d’Inter Europol Competition (58 points). Les titres pilotes et équipes LMP3 de la saison ELMS 2020 se joueront donc au Portugal.

LMGTE : le duel se poursuit entre Kessel Racing et Proton Competition

Après les trois premières courses European Le Mans Series 2020, la Porsche n°77 de Proton Competition et la Ferrari n°74 de Kessel Racing étaient à égalité de points en tête du classement général. 

Les 4 Heures de Monza ont vu ces deux adversaires face à face. En Italie, la Ferrari n°74 de Michael Broniszewski, Nicola Cadei et David Perel a pris le meilleur sur sa rivale.

Claudio Schiavoni prend le départ au volant de la Ferrari n°60 d’Iron Lynx en tête du peloton LMGTE, après qu’Andrea Piccini ait décroché la première pole position ELMS de l’écurie italienne lors des qualifications.

Au départ, Schiavoni conserve en tête le bénéfice de cette pole, devant la Porsche n°93 de Michael Fassbender (Proton Competition), deuxième, la Porsche n°77 de Christian Ried, troisième, et la Ferrari n°55 de Duncan Cameron (Spirit of Race), quatrième.

La course est toutefois neutralisée avant même la fin du premier tour. Le Safety Car entre en piste afin de dégager l’Aurus n°26 de G-Drive Racing, après un incident dans le premier virage impliquant également l’ORECA n°39 de Graff.

A la relance, Schiavoni et Fassbender rétrogradent au classement, alors que Ried et Cameron reviennent aux avant-postes. Ried commet une faute au virage 4 et doit emprunter l’échappatoire, permettant ainsi à Cameron de prendre le commandement. Le Britannique prend alors une légère avance alors que la Ferrari n°74 de Michael Broniszewski, partie en fond de grille, est remontée en troisième position et est à la lutte avec la Porsche n°77 pour la deuxième place.

A l’issue des 60 premières minutes de course, une neutralisation Full Course Yellow est instaurée lorsque la Ferrari n°60 de Sergio Pianezzola (Iron Lynx) est heurtée au virage d’Ascari par la Ligier n°3 de Jim McGuire (United Autosports). La Ferrari en tête-à-queue percute à son tour violemment le prototype LMP3. La Ferrari est lourdement endommagée et la course est neutralisée pour l’évacuer en lieu sûr. Pianezzola va bien mais la voiture abandonne. McGuire écope quant à lui d’un stop-and-go (arrêt obligatoire au stand) de 10 secondes pour avoir provoqué cet incident.

A la relance, la Ferrari n°55 est toujours en tête, suivie par la Ferrari n°74 et la Porsche n°77, respectivement deuxième et troisième. La n°77, maintenant pilotée par Alessio Picariello, ravit la deuxième place à Nicola Cadei puis la tête de la catégorie à Cameron au tour suivant. Au volant de la Ferrari n°83 d’Iron Lynx, Rahel Frey revient elle aussi sur les leaders. La Suissesse prend le meilleur sur la n°55, gagnant ainsi sa place sur le podium provisoire LMGTE.

David Perel prend le volant de la Ferrari n°74 et creuse un écart de 30 secondes sur la Porsche n°77 de Michele Beretta, tandis que Michelle Gatting (Ferrari n°83) porte à 23 secondes son avance sur Aaron Scott, qui pilote maintenant la Ferrari n°55. Matt Griffin relaie Scott et commence à réduire l’écart, mais ne parvient pas à se rapprocher suffisamment de Gatting pour contester la troisième place à la Danoise avant la fin de la course.

Sous le drapeau à damier, la Ferrari n°74 de Kessel Racing décroche la victoire avec un tour d’avance sur la Porsche n°77 de Proton Competition. La Ferrari n°83 d’Iron Lynx signe son troisième podium en quatre courses.

Classements

Communiqué ELMS

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