La vie d’un starter vu par Thomas Mancini

Pour cet article, Sport-Auto.ch va continuer sa série qui a pour but de découvrir toutes les personnes impliquées dans le monde du sport automobile dans l’ombre des projecteurs. C’est cette fois avec Thomas Mancini que Sport-Auto.ch s’est entretenu. Thomas Mancini est impliqué au sein de quelques organisations notamment le Rallye du Chablais et le Rallye International du Valais. Il exerce la fonction de starter et bien d’autres.

Sport-Auto.ch est parti à sa rencontre pour en connaître davantage sur cette fonction ainsi que sur Thomas Mancini.

Sport-Auto.ch : Peux-tu te présenter brièvement ?

Thomas Mancini : “Je m’appelle Thomas Mancini, j’ai 28 ans et je suis chauffeur poids-lourds. J’ai grandi dans le Nord-Vaudois et j’habite actuellement dans la région d’Avenches.”

Comment es-tu arrivé dans le monde du sport automobile ?

“Je suis arrivé dans le monde du sport automobile via une amie. C’était en 2015 et depuis ce jour, je ne me suis plus éloigné des courses. J’ai tout de suite croché. Je suis également depuis mon plus jeune âge fan de Formule 1.”

Quels sont tes rôles durant les courses ?

“Mes rôles sont divers et variés. J’exerce la fonction de chef d’épreuve depuis 2019 mais également celle d’adjoint de chef d’épreuve. J’essaie de m’impliquer un maximum et si les organisations ont besoin de commissaires, je suis toujours disponible.” 

Qu’est ce qui te plait dans la fonction de starter ?

“Le travail en lui-même est vraiment intéressant. C’est quelque chose qui me correspond car j’aime être impliqué, donner le meilleur de moi-même. Il faut être concentré et dans sa bulle. Nous devons faire attention à chaque détail. Lorsque tu es au départ, il y a une sorte d’excitation supplémentaire en moi et évidemment de l’adrénaline. C’est une autre ambiance. Tu vois les voitures et les pilotes de très proche.”

Quelles sont les qualités requises ?

“Il faut être capable de se concentrer de la première voiture de sécurité à la voiture balais. C’est une fonction qui demande énormément de rigueur et de discipline. Il faut avoir un œil constamment sur le chrono ainsi qu’un autre sur l’horloge mais également garder une oreille sur la radio de la course afin de réagir rapidement en cas d’incident sur le parcours. Nous devons assurer la sécurité de chacun.”

Quelle est la hantise d’un starter ?

“La hantise de chaque starter est que l’horloge lâche. Si cet imprévu arrive, la conséquence sera que nous devrons donner le départ à la main en faisant le traditionnel 5-4-3-2-1-GO. Si l’horloge vient à lâcher, nous devons réagir dans un temps très limité pour enchainer et ne pas prendre de retard.”

Qu’est ce qui te motive à exercer cette fonction ?

“J’aime beaucoup. Je trouve que c’est valorisant et j’aime le fait que nous devons donner notre maximum. Tu as un autre contact que lorsque tu es commissaire au milieu de la spéciale. A la fin de la spéciale, il me faut toujours cinq minutes pour récupérer.”

Quels sont tes futurs projets ?

“Je suis très motivé et je veux continuer à m’impliquer un maximum. Je veux toujours m’améliorer et me perfectionner, je veux continuer à apprendre afin d’évoluer.”

Crédit photo : Sport-Auto.ch – Baptiste Aebi

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