Le tour du monde d’“Iron Maiden” se conclut à la maison

9 mai 2011 sur l’ovale d’Indianapolis : après plusieurs jours de pluie, la piste est enfin sèche et 40 pilotes se préparent en vue d’affronter la 95ème édition de l’Indy 500, prestigieuse épreuve au même titre que le Grand-Prix de Monaco ou les 24 h du Mans.

Alors qu’il est 12h25 précisément, Simona de Silvestro aborde son sixième tour d’essai dans sa monoplace dallara verte et blanche. Soudain, la suspension casse et la voiture s’écrase contre le mur avant d’être renvoyé de l’autre côté de la piste avant de s’embraser.

« C’est le jour où les Américains m’ont donné ce merveilleux surnom » plaisant la pilote Porsche Simona de Silvestro. « Malgré mes brûlures aux deux mains, j’étais de retour dans la voiture dès le lendemain et je suis parvenu à me qualifier. Depuis, ils m’ont surnommé Iron Maiden en lieu et place de Swiss Miss, et j’aime bien. »

Depuis plus de 15 ans, la Suissesse de 31 ans parcours le monde de la course automobile milieu dominé par la gent masculine. Et, à travers les paddocks du monde, son ouverture et son humour l’ont rendue très populaire alors que ses résultats lui ont valu le respect.

« Quand ils ont commencé à me surnommer Swiss Miss aux USA, je n’ai pas vraiment apprécié. Ce surnom est un peu dégradant. Beaucoup de sportives Suisses ont reçu ce surnom telle la tenniswoman Martina Hingis. Je préfère, et de loin, le surnom Iron Maiden » explique Simona.

Cependant, ce qu’elle ignorait à ce moment, c’est qu’outre l’expression significative d’un mental fort, il est aussi le nom d’un groupe de hard-rock.

« Quand j’ai découvert le groupe, j’ai écouté certaines de leurs morceaux. Et j’ai rapidement que, si j’aimais le surnom, la musique du groupe n’étais pas vraiment à mon goût » dit-elle en riant. Après avoir passé de nombreuses années aux Usa puis en Australie, Simona est revenu vivre en Suisse, et plutôt que d’écouter du hard-rock, elle préfère écouter la radio dans sa maison près de Zurich. Et, sous le rythme des succès du moment, la pilote de développement de l’équipe TAG Heuer Porsche Formula E planifie sa journée en fonction de la pandémie :

« Bien entendu je préférerais être au volant d’une voiture sur un vrai circuit. Mais, actuellement, les courses sur simulateur sont la seule véritable solution pour appuyer sur l’accélérateur. »

Simona aime la vitesse. Après avoir roulé en Europe, la pilote de 1,71 m a déménagée aux Usa à 18 ans. Deux ans plus tard, elle perçait en remportant des victoires dans l’Atlantic Championship et dans les catégories juniors de l’Indycar :

« Je n’ai jamais cherché à jouer sur le fait que je suis une femme ce qui est rare en sport automobile. Je laisse les temps au tour parler d’eux même » explique-t-elle de manière détendue.

Et, en Indycar, elle allait gagner encore plus de respect. En 2014, elle devenait pilote d’essai pour Sauber en Formule 1, avant de disputer la Formule E puis de partir en Australie pour le championnat de Tourisme Supercars :

« J’ai vécu de formidables et passionnantes expériences. Et de très bons moments de vie, notamment en Australie. Néanmoins, c’est agréable d’être de retour à la maison. »

Le programme de préparation physique de la native de Thoune, et qui a grandi en Suisse Romande, comprend de la course à pied, du vélo et de la randonnée :

« Je suis une enfant des montagnes » dit-elle. « L’été, j’escalade les montagnes que j’aime descendre en ski l’hiver. Et, heureusement, il y a énormément d’opportunité près de chez moi autour du lac de Zurich. »

Mais, outre sa préparation physique, la future pilote d’une Porsche 911 GT3 R en ADAC GT Masters s’est découvert une nouvelle activité passionnante : « J’ai découvert le plaisir de cuisiner. Auparavant, je tournais autour de quatre ou cinq de mes plats préférés mais, désormais, il y en a bien davantage au menu » la suissesse avouant ayant profité de la pandémie pour s’expérimenter en cuisine.

« Il y a sept ans, j’ai acheté une machine à pâtes pour mon père. Et, ces jours-ci, nous l’avons inauguré ensemble. Ce fut un résultat très concluant et de très bons goût » admet Simona dont le père lui apporte des origines italiennes. Ainsi, la pilote Porsche a la double nationalité avec passeport suisse et italien. « de toute façon, les pâtes font partie de mes aliments favoris » précise-t-elle avant d’ajouter « si le virus nous maintient dans cette situation encore plusieurs mois, je vais peut-être pouvoir publier mon propre livre de cuisine, car j’expérimente sans arrêt de nouveaux plats. Néanmoins, je préfère, et de loin, la course ! »

Communiqué Porsche ; traduction Jean-Baptiste Lassaux/Sport-Auto.ch

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