F1 – Fiction: Et si Fernando Alonso avait rejoint Mercedes ?

Pour pallier l’arrêt provisoire de la Formule 1, Sport-Auto.ch vous offre un article de fiction sur la Formule 1. Et si nous réécrivions l’histoire de la F1. Pour ce premier scénario du passé recomposé, plongeons-nous dans la saga de la retraite de Nico Rosberg en décembre 2016. Et si Fernando Alonso avait pu changer l’histoire, Lewis Hamilton aurait-il autant de titres aujourd’hui ? Découvrez notre réponse virtuelle. *

Nous sommes le 2 décembre 2016, cinq jours après le premier et unique titre mondial de Nico Robserg. Le tout nouveau champion de F1 fait une annonce choc. Il prend sa retraite et se retire avec effet immédiat de la compétition. Comme Alain Prost ou Jackie Stewart, il quitte la scène sur un titre de champion du monde. C’est la stupeur dans le paddock. Ni les médias, ni Mercedes, et pas non plus Totto Wolf n’avaient vu venir le retrait définit de l’allemand de 30 ans.
Dans les jours qui suivent, c’est l’hommage au champion et à sa décision. Outre les reportages et articles qui retracent son histoire, les médias commencent à chercher le nom de son futur remplaçant. Mais vers qui Totto Wolff et Niki Lauda vont-ils bien pouvoir se tourner ? Tout d’abord vers le seul homme qui a le sourire à la suite de cette annonce, Lewis Hamilton. Et le Britannique se sait en position de force. Après quatre saisons de guerre interne avec Nico Rosberg le voilà seul maître à bord.

Qui pour remplacer Nico Rosberg  ?
Mais les responsables chez Mercedes et Daimler ne l’entendent pas de cette oreille. Ils ne veulent pas donner le pouvoir à un seul homme et privilégieraient un pilote allemand aux côtés du triple champion du monde. Il se murmure d’ailleurs que la totalité du plateau de Formule 1 aurait contacté Wolff pour piloter la meilleure voiture du paddock. Sebastian Vettel après 2 années moyennes chez Ferrari pourrait être l’homme idéal. Problème, il est encore sous contrat avec les Rouges et ne semble pas avoir envie de quitter la Scuderia sur un échec. Lui qui avait promis de ramener le titre comme Michael Schumacher après le départ de Fernando Alonso.

Mercedes Daimler s’offre Alonso, Niki Lauda désapprouve
Ne reste alors plus beaucoup d’options pour Totto Wolff, les jeunes protégés de la firme à l’étoile dont Ocon étant jugés trop inexpérimentés. Ressortir Jenson Button de sa retraite, transférer Valtteri Bottas dont il est le manager ou céder aux sirènes de Fernando Alonso. Après le refus rapide de Button, c’est peut-être la dernière chance de l’Espagnol en Formule 1. Niki Lauda aura beau prévenir les dirigeants de Mercedes que l’équipe court à la catastrophe, l’idée d’aligner deux champions du monde séduit la direction à Stuttgart. Surtout que Valtteri Bottas n’a pas été libéré par Williams malgré la pression exercée par Wolff. La faute à la retraite définitive et catégorique de Felipe Massa.

Après avoir fait le forcing avec ses avocats pour casser contrat et versé un montant à McLaren, Fernando Alonso signe officiellement fin janvier avec Mercedes. Son salaire est aussi revu à la baisse, mais c’est le prix à payer pour piloter la meilleure monoplace du plateau. Un remake de 2007 avec les deux meilleurs ennemis du monde se profile au grand damne de Lewis Hamilton. Si le Britannique pensait avoir en Rosberg un ennemi, il n’avait pas encore tout vu. Fernando Alonso, de son côté, joue au bon élève et fidèle équipier mais on se dit que cette rédemption cache quelque chose.

La guerre Hamilton- Alonso, Acte II 10 ans après
Après un début de saison de haute lutte, c’est  Ferrari et Vettel qui dominent le classement avec 18 points d’avance sur Hamilton et 25 sur Alonso. Cependant, après la trêve estivale, la Mercedes semble plus affûtée et Sebastian Vettel commence à craquer sous la pression. A Monza, Lewis Hamilton prend la tête du général devant un Fernando Alonso à 12 longueurs qui monte en puissance dans l’écurie. La rivalité entre les deux hommes se retrouve à son paroxysme et l’Espagnol bloque Hamilton à Singapour pour conserver la victoire.
Le Britannique se sent trahi, ici à Singapour où Niki Lauda l’avait convaincu de rejoindre la firme allemande en 2012. Puis, au soir du Grand-Prix du Mexique, Alonso prend la tête du classement général grâce à sa victoire à deux courses de la fin de la saison. Lewis Hamilton est fou de rage et promet la guerre à l’ancien pilote Renault et Ferrari. Totto Wolff craint le pire et la presse s’emballe : « 10 ans après, Hamilton-Alonso Acte II ». 

Et ce qui devait inévitablement arriver va se produire au Brésil. Les deux hommes s’accrochent au premier tour et Vettel remporte la victoire. Il revient à 8 points du Britannique et 15 de Fernando Alonso. 

Mercedes interdit aux deux hommes de s’attaquer et Abu Dhabi sera le juge de paix. Ce à quoi Hamilton répond : «I would rather die than hear Fernando is faster than you». Finalement l’Espagnol y remporte la victoire et le titre devant Hamilton et Vettel.

Alonso titré, Hamilton s’échappe chez Ferrari
Troisième titre pour Fernando Alonso qui rejoint un Lewis Hamilton anéanti, que Lauda ne parviendra pas à consoler. Trois semaines plus tard, il annonce casser sa dernière année de contrat avec Mercedes et signe chez Ferrari pour 2018. Il fera équipe aux côtés de Vettel avec un pacte de non-agression pour écrire la légende. La Scuderia veut le titre et rien d’autre. Exit donc Kimi Räikkönen qui trouve refuge chez Alfa Romeo Sauber. Mercedes choisit elle le jeune Esteban Ocon pour remplacer Hamilton. Les patrons allemands ont décidé de préparer le futur.

Hamilton (Ferrari) – Alonso (Mercedes) Acte III pour la gloire
La saison 2018 débute par une victoire pour Vettel, Hamilton, Alonso et Ricciardo. Plus serrée que jamais, la lutte est intense et passionnante avec 3 équipes assez proches. Finalement, à 3 courses de la fin, la Mercedes prend le dessus et Alonso a 15 points d’avance sur Hamilton et 30 sur Vettel. Il finira par remporter son 4ème titre de champion du monde et prolonge à 37 ans pour une dernière saison chez Mercedes.

Pour sa dernière année en Formule 1, Fernando Alonso bénéficie de la meilleure voiture de toute sa carrière. Survolant le début de saison, il devance Hamilton de 32 points et Ocon de 48 points à la trêve estivale. Ferrari a raté sa monoplace et Sebastian Vettel sa saison. 

Lewis Hamilton se réconcilie lui avec Niki Laura peu avant sa mort. Il lui promet de gagner un nouveau titre, Niki lui répondant « finalement peu importe le team, tant que tu portes la casquette rouge de No 1 Lewis». Au final, Alonso obtient son 5ème titre mondial à Abu Dhabi et quitte lui aussi la F1 sur un titre de champion. Vettel doit lui céder sa place à la jeune étoile Charles Leclerc. Pour 2020, il trouve refuge chez Red Bull en remplacement de Max Verstappen. Le Néerlandais a accepté de prendre la relève du jeune retraité espagnol à Stuttgart

Et si et si, mais si…
Fin 2019, Fernando Alonso serait derrière Michael Schumacher avec 5 titres mondiaux comme Fangio et Lewis Hamilton chasserait son 4ème titre en rouge. Toute cette histoire et bien sûr conditionnelle et hypothétique, puisque dans la réalité l’Espagnol a réussi à perdre la confiance de McLaren et Honda. La vérité est aussi que Totto Wolff et Niki Lauda n’ont pas été assez fou ou téméraire pour associer Hamilton et Alonso. Mercedes ne nous a ainsi pas offert un acte II du combat dont Ron Dennis cauchemarde encore.

Néanmoins, l’histoire est-elle pour autant terminée ? A l’heure des incertitudes du Covid-19 et de la prolongation de plusieurs contrats, des rumeurs font état du départ de Sebastian Vettel de chez Ferrari et d’une arrivée de Lewis Hamilton pour le remplacer. Un autre homme, Alonso l’Asturien, rêve lui aussi d’un improbable retour en rouge pour contrer Lewis et Mercedes. Un parallèle à cet article fiction semble compliqué, mais si la Formule 1 a bien prouvé quelque chose, c’est qu’on ne sait jamais. Mais si, et si…si…

En attendant, rendons les trois titres de champion du monde à Lewis Hamilton et ayons une pensée pour le regretté Niki Lauda.
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*Ceci est un article de fiction et n’est en aucun cas le reflet de faits réels.
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