Julien Schopfer veut continuer sa progression avec la Peugeot 208 R2

Après avoir remporté la Coupe Suisse des Rallyes en 2018, Julien Schopfer a décidé de troquer son habituelle Peugeot 106 contre une Peugeot 208 R2. Un choix pertinent pour le Vaudois qui n’a malheureusement pas trop pu rouler en 2019. Cette année restera pour lui une année de transition et compte bien revenir en 2020.

Sport-Auto.ch : Peux-tu te présenter brièvement ?

Julien Schopfer

Julien Schopfer : “Je m’appelle Julien Schopfer et j’ai 33 ans. Je suis originaire de Saint-Loup dans le canton de Vaud. Dans un premier temps, j’ai fait du vélo à haut niveau puis j’ai découvert la voiture lors de mes 18 ans… J’ai roulé beaucoup de kilomètres à fond dans les bois sur des petites routes en terre. Je roulais seul et j’avais un énorme plaisir à refaire dix fois le même virage jusqu’à ce qu’il soit parfaitement maitrisé. Je suis automaticien de formation et j’ai fais le brevet de moniteur de conduire depuis sept ans.”

Comment es-tu arrivé dans le sport automobile ?

“Je suis arrivé dans le sport auto grâce à mon père qui nous a transmis sa passion à ma sœur et moi. Le déclencheur était l’économie des pneus neiges dans tous les virages en alignant les trajectoires au maximum sur le sec pour avoir un grippe parfait sur la neige et tout faire en glisse.”

Comment s’est déroulé ta saison 2019 ?

“La saison 2019 était une année de transition pour moi. Nous avons remporté en 2018 la Coupe Suisse des Rallyes et j’ai ressenti le besoin de changer d’auto. Grâce à Gilautosport, j’ai pu faire l’acquisition d’une Peugeot 208 R2 sans avoir besoin de m’en occuper. C’est une voiture qui coûte cher à rouler alors j’ai fait le choix de ne faire qu’un seul rallye, mon préféré, le Rallye International du Valais. Le résultat était bon pour moi, c’est une voiture qui me convient et on a réussi à prendre énormément de plaisir.”

Quel est ton programme pour 2020 ?

Julien Schopfer au volant de son ancienne Peugeot 106

“En 2020, le programme est de faire le Rallye du Chablais et le Rallye International du Valais avec la Peugeot 208 R2. Avec la période d’arrêt obligatoire que nous traversons actuellement, ça risque d’être compliqué pour le Rallye du Chablais. Je compte peut-être faire un souper de soutien pour le Rallye du Valais car nous pensons déjà à préparer au mieux 2021.”

Qu’est ce qui te motive à rouler plus en rallye qu’en slalom ?

“Pour répondre à cette question du rallye ou du slalom, c’est un choix qui est dans mon ADN. Depuis tout petit, j’aime le rallye, la terre, la neige, les petites routes cassantes et les voitures qui ne sont pas forcément puissantes mais qui sont plaisantes à rouler. J’aime cette improvisation, piloter à fond sans connaître par cœur le parcours. Le moment que nous partageons avec son copilote lors de la prise de notes. J’affectionne particulièrement les longues spéciales qui me permettent de m’éclater encore plus au volant. Le slalom, c’est une discipline que j’apprécie aussi beaucoup. Il n’y a pas de temps d’observation, il faut être directement dedans. Quand le temps et l’argent me le permettrons, je ferai les deux.”

Crédit photo : Trusk Images & Ludovic Carnal

A propos de l'auteur

Articles en relations