La vie d’un directeur de course vu par Jean-Thierry Vacheron


Hormis les équipages, nombreuses sont les personnes participant à une course. Sport-Auto.ch s’est entretenu aujourd’hui avec Jean-Thierry Vacheron. Jean-Thierry exerce le poste de directeur de course durant le Rallye du Chablais. Ce n’est donc pas aux bords des spéciales qu’il vit cette course mais dans une salle de conférence à l’affut de chaque information en tant que véritable chef d’orchestre.

Peux-tu te présenter brièvement ?

“Je m’appelle Jean-Thierry Vacheron, connu également sous le diminutif de JTV. Je suis un passionné de sport automobile depuis mon plus jeune âge. Malgré le fait que le sport automobile ait retenu toute mon attention très tôt, j’ai pris du temps à me lancer et j’ai participé à ma première course à 30 ans. J’ai fait du rallye de 1989 à 2009. Je suis également membre de la commission sportive nationale.”

Comment es-tu arrivé dans le monde du sport automobile ?

Une carrière également véçue dans la voiture

“Je ne savais pas trop comment début jusqu’à ce que je rencontre une collègue membre d’une écurie. J’ai intégré l’écurie Diamant et elle m’a fait découvrir le monde du rallye. En commençant à l’assistance puis avec ma première voiture de rallye, une Fiat Uno Turbo Groupe N-CH.”

Qu’est ce qui t’a motivé à exercer la fonction de directeur de course ?

“En 1998, l’écurie du Nord a décidé de reprendre l’organisation du Slalom de Chamblon car l’ACS voulait remettre cette épreuve. Nous avons donc pris la décision d’avoir nos propres directeurs de course et j’ai fais ma licence de directeur de course en 1999. J’étais motivé par le fait qu’en tant que pilote, il y avait des officiels, des commissaires etc. qui organisaient des rallyes auxquels je participais et je voulais également offrir une compétition à d’autres pilotes.”

Quelles sont tes responsabilités ?

“Le directeur de course a de nombreuses responsabilités. La première étant de faire respecter les règlements et d’offrir une compétition sportive équitable. La plus importante concerne cependant la sécurité du public, des participants et des commissaires. En cas de problème, il faut prendre des décisions, certaines fois sous pression de temps mais le but étant toujours l’équité et la sécurité. En cas d’accident, il faut réagir vite pour mettre en œuvre les moyens de secours. A part cela, il y a la rédaction du règlement particulier, des additifs etc. La préparation d’un rallye est permanente.”

Quels sont tes objectifs à chaque événement ?

“Mon objectif fondamental est que la course se déroule bien et surtout sans accident. Mon but est qu’il n’y ait pas d’accident dès l’ouverture des contrôles jusqu’à la signature des classements par le jury. Je veux également que l’ambiance soit bonne dans la direction de course, avec les commissaires et les officiels. En cas d’incident, il faut éviter le suraccident et engager les moyens en conséquence.”

Quelle est la situation la plus stressante que tu as vécue ?

“La situation la plus stressante est toujours la même. Quand un poste de commissaire annonce une sortie de route, le temps est long jusqu’à ce que je reçoive l’état de santé de l’équipage afin de pouvoir décider quoi faire. La pire des situations a été une très grosse sortie de route au Critérium Jurassien quand j’ai appelé l’équipage via la balise GPS et que ce dernier était blessé.”

Quel est ton programme ?

“Depuis 3 ans, je ne travaille plus comme directeur course dans les slaloms et les courses de côte car je suis membre de la CSN et je travaille dans ces épreuves comme commissaire sportif, voir comme président du jury. Je vais gérer le Rallye du Chablais ce qui fait 4 courses : VHC, ERT, VHRS et E-Rallye. J’assisterai également mes “camarades” de la direction de course lors du Critérium Jurassien et au Rallye du Valais. Mon challenge en 2020 est l’introduction de la catégorie VHRS et la gestion de celle-ci au Critérium Jurassien.”

Crédit photo : Trusk Images & Fabien Dufour

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