Olivier Burri, une carrière loin d’être finie, des projets en Mondial!

une rage de vaincre omiprésente

Olivier Burri, nonuple vainqueur du Rallye International du Valais a annoncé qu’il ne reviendrait plus se battre sur les terres valaisannes. Malgré le fait que le Jurassien ne veuille plus participer à la plus prestigieuse course de Suisse, cela ne signifie pas que sa carrière est finie pour autant.

 

Sport-Auto.ch a pu s’entretenir avec Olivier Burri

 Que gardez-vous désormais de cette dernière édition du Rallye International du Valais ?

“Cette année, le Rallye International du Valais a la particularité d’être mon dernier. J’ai pris la décision de prendre ma retraite valaisanne le samedi matin. Je retiendrai que c’était une édition fantastique, un très bon parcours. Je n’ai malheureusement pas été satisfait de mes réglages sur la voiture. J’avais de bons Setups l’an dernier et j’ai voulu réinventer certaines choses qui ne se sont pas avérées payantes. J’en garde vraiment une édition merveilleuse, j’ai trouvé que l’ambiance était bonne avec tous les concurrents. Il n’y a qu’eu très peu de méchanceté entre les équipages, ces habituels petits jeux de cache-cache au niveau des pneus ce qui est tout à fait normal au niveau où l’on évolue.”

Olivier Burri et Fabrice Gordon en action lors de cette dernière édition du Rallye du Valais

 Qu’avez-vous pensé du parcours notamment des spéciales de nuit ?

“Le parcours a été beaucoup décrié par de nombreux équipages. L’organisation avait pris des décisions extraordinaires. Ils ont su remettre beaucoup de choses en question. Ils ont finalement décidé de remettre de la nuit, également de la terre en réintégrant la spéciale de Verbier.  Malgré toutes les critiques envers le tracé, beaucoup de pilotes étaient très contents du traçage du rallye. Certains ont dû sortir de leurs zones de confort parce qu’il faut comprendre que pour des pilotes qui font à de nombreuses reprises le championnat de suisse, découvrir de la nuit, de la terre, c’est très compliqué. Je pense réellement que ça restera une très bonne chose et je suis persuadé que la plupart garderont des souvenirs inoubliables de la spéciale des Cols et de la Croix de Cœur.”

Quelle est la plus belle victoire en terre Valaisanne ?

“Les 9 victoires ont toutes des saveurs particulières. Certaines ont été plus durs, d’autres plus faciles. Je garde en mémoire celle de 2003, c’était le dernier rallye de mon navigateur, Christophe Hoffmann. Il a eu malheureusement des problèmes de santé durant le rallye ce qui ne nous a pas empêché de remporter la victoire. Je pense encore à une magnifique victoire en 2006. Nous nous étions alignés Fabrice et moi avec une Subaru Impreza et avions remporté le Rallye face aux toutes nouvelles Renault Clio S1600. Puis également cette année, j’ai toujours entendu des gens qui critiquaient comme quoi je gagnais uniquement avec la plus belle voiture, finalement cette année, ce n’était pas le cas car j’étais avec une Skoda ancienne génération. Nous avons donc gagné à la régulière et c’est le pilotage qui a fait la différence.”

Olivier Burri & Fabrice Gordon

Quand allons-nous vous revoir ?

“Normalement encore en 2019, je vais participer au Rallye du Dévoluy. Je pense que je serai au Monte-Carlo 2020 mais je dois prendre la décision définitive dans les prochains jours. Ensuite, j’ai une forte envie de faire un rallye un peu exotique, pourquoi pas le Rallye du Kenya qui fait son retour au championnat du monde des rallyes. BMA y participe avec 1-2 voitures, alors pourquoi pas se joindre à eux ? Pourquoi ne pas refaire une fois le Rallye d’Allemagne et sortir de mes sentiers battus en refaisant une manche en mondial… Ce sont des projets.”

Qu’avez-vous pensé de cette Polo en comparaison à la Fabia ? Quelle a été la raison de votre choix pour que vous participiez au Rallye du Valais avec la Skoda ?

“Malheureusement, la VW du Team était déjà réservée pour la Finale de la Coupe de France des Rallyes. Je n’ai pas eu d’autres choix tout simplement. Je pense avoir fait le tour de la Skoda Fabia R5, j’aime les défis et de me lancer dans quelque chose de nouveau avec cette Polo est mon prochain objectif. J’ai pu rouler déjà une fois avec et elle m’a beaucoup plu. C’est une véritable machine de guerre. Je pense qu’une polo ne fait pas de grandes différences sur un Rallye comme le Critérium Jurassien mais sur un Rallye du Valais, avec beaucoup de verticales, d’adversité avec le terrain, elle doit faire de grosses différences. C’est une voiture construite comme une WRC. Nous devons régler deux trois choses pour que tout soit en adéquation car c’est une vraie machine de guerre.”

Crédit photo : Baptiste Aebi 

Propos reccueillis par Ludovic Carnal

 

 

A propos de l'auteur

Articles en relations