Un compte-rendu affligeant et irrespectueux sur le Rallye International du Valais !

L’article que le journaliste Florian Müller a consacré au Rallye international du Valais dans Le Matin Dimanche de ce 20 octobre, journal pourtant partenaire de la plus importante course automobile de Suisse, est proche du degré zéro sur l’échelle de tout travail journalistique qui se respecte. De nombreux internautes l’ont qualifié à juste titre d’«affligeant» et d’«irrespectueux».

 

La 60e édition du Rallye international du Valais restera dans les annales avant tout pour deux points: un très joli succès populaire et des vainqueurs méritants dans les différentes catégories de l’épreuve. Au niveau du premier point, on relèvera qu’on avait rarement vu autant de monde, non seulement aux Casernes de Sion, mais également du côté de Martigny, de Veysonnaz et d’Anzère pour ne citer que trois endroits parmi tant d’autres. La présence d’une vedette de notoriété mondiale telle que Ken Block, au volant de sa spectaculaire Ford, n’a bien entendu pas été étrangère au nombre important de spectateurs.

 

Le second point est que le rallye a sacré de magnifiques vainqueurs, tant au niveau du classement général que dans les différentes catégories, à commencer par celles des R2 et du Renault Clio R3T Alps Trophy. En achetant Le Matin Dimanche, journal partenaire du Rallye international du Valais, on s’attendait à ce que ces deux points fassent l’objet d’un compte-rendu digne de ce nom. La déception a été énorme. Nous avons en effet eu droit à un article d’ambiance qui était non seulement complètement hors sujet mais également truffé d’erreurs, dont la principale d’entre elles figurait en caractères gras entre la troisième et la quatrième colonne de l’article.

 

Selon Florian Müller, l’auteur de l’article qui porte un important préjudice à la profession de journaliste, «le point central de l’engouement vroumistique du Valais» se résumerait en effet «à se saouler» afin de trouver un certain intérêt à «toutes ces bagnoles qui dégomment de la gomme». De telles allégations sont complètement fausses et contreviennent de façon grave à de nombreux points de la «Déclaration des droits et des devoirs des journalistes».

Cette déclaration prévoit en effet que «tout journaliste digne de ce nom observe strictement» différentes règles, à commencer par celles qui consistent à «rechercher la vérité», à «s’interdire les accusations gratuites» et à «rectifier toute information publiée qui se révèle matériellement inexacte». Espérons que les supérieurs de Florian Müller mettent au moins en œuvre ce dernier point dans un rectificatif auquel ont droit tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin au Rallye international du Valais, notable poumon économique du canton en cette période de basse-saison touristique.

 

Limiter l’intérêt de ces spectateurs pour la plus importante course automobile de Suisse (l’une des plus belles d’Europe selon de nombreux concurrents qui n’hésitent pas à revenir en Valais pour y passer leurs vacances après avoir découvert le canton avec le rallye), à leur intérêt pour l’alcool est en effet à la fois «matériellement inexact» et pour le moins stupide.

 

Il est vrai que déjà le titre de l’article ne laissait présager rien de bon: «Une journée au virage du canon, à hauteur de bitume». C’est tout simplement tout l’article qui était «à la hauteur du bitume», soit proche du degré zéro sur l’échelle de tout travail journalistique qui se respecte. Et nous ne nous étendrons pas sur les métaphores évoquant les flatulences de «La Soupe aux choux» liées au canon ou celle évoquant la vigueur sexuelle des pilotes des véhicules historiques «fournis avec la bagnole, dans leur jus». Hors sujet et affligeant. Honte à celui qui a écrit cet article et honte également à ceux qui l’ont publié.

Crédits Photos Laurent Missbauer et Baptiste Aebi/ ©Sport-Auto.ch 

 

 

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