Michelin Le Mans Cup – Pas de repos pour les guerriers

Fidèle au poste lors des deux courses sprint de Road To Le Mans, COOL Racing n’a pas eu la vie facile avant de rebondir. Crevaisons, réparations et nuits courtes ont laissé la place à de belles remontées en ouverture des 24 Heures.

Après la pluie, le beau temps. A l’image de la météo sur la célèbre piste mancelle, les débuts contrariés de notre équipe lors des premiers essais de Road To Le Mans ont été suivis par de nombreuses éclaircies en termes de performances sur un tracé aussi difficile que formateur.

Courus sous la pluie, les essais libres n’ont pas été cléments avec la Ligier JS P3 #74 emmenée par Victor Blugeon et Maurice Smith, fortement endommagée suite à une sortie de piste. Loin de se décourager, les mécaniciens ont abattu une somme de travail colossale pendant la nuit du mercredi au jeudi pour reconstruire une voiture fonctionnelle. Hélas, une crevaison lors de la première course est venue réduire à néant les espoirs de bien figurer pour l’équipage franco-américain, également contraint à l’abandon dès l’entame de la seconde manche samedi en raison d’un problème technique.

Barouds d’honneur

Bien que moins frappés par le sort, nos deux autres bolides ont également connu des fortunes diverses. Parti en 13e position sur la Ligier JS P3 #4, Nico Rondet se hissait jusqu’à la 9e place. Le Franco-Américain devait néanmoins composer avec des rétroviseurs desserrés par les vibrations. L’asphalte du Mans allait réserver d’autres mauvaises surprises : parti en tête à queue après avoir pris le volant, John Schauerman devait ramener la voiture jusqu’aux stands avec un pneu plat, perdant tout le bénéfice d’un début de manche prometteur.

La Ligier JS P3 #96 d’Alexandre Coigny, qui venait de relayer Romain Carton, subissait également une crevaison, mais avec moins de conséquences. Parti dernier après avoir manqué la séance qualificative, l’équipage helvético-français était parvenu à réaliser une excellente remontée et terminait à la 15e place finale.

Remontées remarquées

La course du samedi a conforté les bonnes dispositions de nos deux autos survivantes. Alors que Romain et Alexandre achevaient leur périple à la 23e place avec la #96, John et Nico se faisaient les auteurs d’un retour imparable après avoir modifié les réglages de la #4 et franchissaient la ligne d’arrivée à la 12e position.

En tête, l’équipe Graff a dominé les débats de la course 1 au volant de sa Norma M30 #39 pilotée par Adrien Chila et Nicolas Schatz, tandis que le team DKR a fait de même en course 2 sur la Norma M30 #3 de François Kirmann et Laurents Hörr. Prochaine manche à Barcelone le 20 juillet.

Ils ont dit…

Nico Rondet : « Avec les changements de météo et le peu de temps de roulage, c’était compliqué, mais nous avons pu améliorer les réglages de la voiture au fil des sessions. Lors de la dernière manche, elle était beaucoup plus saine, et j’ai été en mesure d’attaquer en toute confiance. C’était une belle course, très amusante, même si certains pilotes auraient pu éviter des contacts inutiles. Nous avons légèrement perdu en vitesse de pointe suite à la perte d’un élément de carrosserie. Heureusement, ce n’était pas trop handicapant. »

John Schauerman : « C’est juste incroyable de rouler ici au Mans. Bien sûr, la crevaison lors de la première course a gâché un bon résultat potentiel, mais au moins, nous avons terminé. La deuxième manche s’est très bien déroulée. Je suis content de mon pilotage, et Nico a fait un super boulot. Avec autant de voitures sur la grille face à des pilotes expérimentés, c’est très satisfaisant. »

Maurice Smith : « Que dire, sinon que je suis extrêmement fier de piloter pour une équipe aussi professionnelle. Après le crash de notre auto, tout le monde a passé une nuit blanche. Le nouveau châssis n’est pas arrivé avant 4h du matin, et à 8h30, j’étais au départ de la deuxième séance d’essais libres ! Chapeau bas, et c’est ce que je veux retenir de ce meeting. »

Victor Blugeon : « Ce n’était pas un rendez-vous simple. Évidemment, c’est un plaisir de rouler sur le tracé des 24 Heures du Mans. Il n’y pas beaucoup de pilotes qui ont cette occasion, donc j’en suis très reconnaissant. Je remercie le team pour le travail énorme qu’ils ont fourni. Il faut regarder devant, et j’espère que la prochaine édition se déroulera mieux pour nous. »

Romain Carton : « Rouler au Mans, c’est un rêve de gamin qui se réalise. En l’occurrence, le format des deux courses était loin de l’endurance, puisque les relais étaient extrêmement courts, avec pas plus de 5 à 6 tours. Dans ces conditions, il a fallu attaquer du début à la fin. J’ai réussi à bien remonter, mais c’était chaud. Pendant la deuxième course, le capot vibrait suite à un choc, et j’ai fait de mon mieux pour ramener la voiture intacte. »

Alexandre Coigny : « C’est toujours magique de rouler ici, et pour moi, c’était l’occasion d’y faire mes derniers tours avant les 24 Heures en LMP2 l’année prochaine. Nous n’avons pas eu beaucoup de chance lors des deux courses, mais ce meeting a été tout de même très instructif. Je me réjouis de reprendre le volant de l’Oreca 07 aux côtés d’Antonin Borga et Nicolas Lapierre maintenant que notre participation en WEC est confirmée. La feuille de route est désormais très claire ! »

Communiqué Cool Racing

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