24h du Mans 2019 : Neel Jani : « Tout le monde veut gagner au moins une fois le Mans »

Neel Jani - 24h Mans 2019

Neel Jani prendra samedi le départ des 24h du Mans pour la 11ème fois de sa carrière.  Fort d’une victoire acquise en 2016, dans le tout dernier tour de course, le Seelandais fait partie des trois helvètes vainqueurs du classement général des 24h du Mans. Un honneur qu’il partage avec Marcel Fässler, triple vainqueur (2011, 2012, 2014) et Sébastien Buemi, le vainqueur sortant. Le sympathique champion du monde d’endurance 2016 est néanmoins resté très disponible, et c’est avec un grand sourire qu’il a répondu aux questions de Sport-Auto.ch lors du traditionnel « pesage » de sa Rebellion #1. 

Propos recueillis par Cédric Monchatre et retranscrits par Audrey Perriard.

Qu’est-ce qui change quand on a gagné les 24 Heures du Mans ?

Tout le monde veut gagner au moins une fois le Mans. Il faut être dans la bonne voiture et ne pas avoir de malchance. On l’a vu, les années passées, que même dans le dernier tour les choses peuvent tourner court. Donc gagné une fois c’est important parce qu’au moins comme c’est fait. Gagner Le Mans, dans une carrière de pilote, c’est un peu comme le bac pour un étudiant. Ça te permet d’avoir une certaine reconnaissance.

 

Quel est ton avenir, vas-tu te diriger vers autre chose que l’endurance ?

J’ai fait 11 fois Le Mans et j’y ai passé un long moment de ma carrière. J’ai réussi à devenir pilote d’usine alors je dis un grand merci au Mans et au championnat car  ça m’a aidé à faire une belle carrière et de passer de pilote espoir à pilote officiel. C’est vrai que maintenant je vais me consacrer avec Porsche à la formula E, mais j’aimerais beaucoup revenir car c’est ici que j’ai fait la majorité de ma carrière

 

Quel bilan tires tu de ta saison chez Rebellion ?

Cela n’a pas été une bonne saison. On a commencé par être disqualifiés à Spa l’année passée, ensuite au Mans on a cassé beaucoup de pièces. On a eu plein de problèmes et de malchance pendant la course. À Silverstone on était 3e mais on perd parce que l’on a les lumières qui ne fonctionnaient plus 20 minutes avant la fin et au final ça nous coûte aussi la victoire. On a eu aussi un problème à Spa, à cause d’une panne de radio et en plus avec une météo compliqué.  A Sebring on a cassé un rapport de boîte point on a eu beaucoup de problèmes.  La saison a été catastrophique et on espère que ce sera corrigé pour les 24 heures.

 

L’an la R13 semblais très performante en particulier en virage rapide et au freinage, quel est le gain apporté par les nouveaux kit aérodynamique?

J’espère qu’il nous apportera un peu plus de vitesse de pointe qui nous manquait l’an dernier mais j’espère que ce sera assez.

Quels sont vos chances de victoire cette année ?

À la régulière ce sera probablement compliqué mais les Toyota peuvent se battre entre elles. La numéro 7 a vraiment envie de gagner et ne souhaite pas laisser gagner la 8. Alors peut-être qu’avec une bataille interne chez eux on aura notre carte à jouer. Mais avant de parler d’une probable défaillance des autres il faut que nous nous ayons la fiabilité suffisante pour être là au moment voulu. Mais j’espère vraiment que la malchance nous quittera pour le weekend.

 

Comment trouves-tu les couleurs de la rébellion cette année?

Trop folle et extrêmement belle. J’espère que cette couleur nous apportera la chance surtout !

 

Crédit photos : Vitor Almeida et Cédric Monchatre

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