Cédric Betschen : « J’aurai aimé recevoir de pareils conseils lors de mes premiers rallyes »

Navigué par son épouse Mirjam, Cédric Betschen occupent la tête du classement du Trophée Michelin Suisse 2019 après les deux premières manches d’une saison qui en compte cinq. Le pilote de la Renault Clio Ragnotti groupe N a aimablement répondu à nos questions.

Cédric Betschen, vous êtes leader du Trophée Michelin Suisse après deux manches, une bonne surprise à laquelle vous ne vous attendiez pas ?

Cédric Betschen : « Pour être franc, nous pensions pouvoir gagner quelques pneus au Gier étant donné qu’il y a toujours moins d’inscrits. En revanche, nous ne pensions pas être si bien classés au Critérium jurassien. Nous avons été les plus réguliers sur les deux premières manches pas les plus rapides. »

Au moment de vous engager dans le Trophée Michelin Suisse vous, et votre épouse qui vous navigue, étiez sceptique sur vos chances en vous alignant avec une Renault Clio Ragnotti groupe N. Aujourd’hui que diriez-vous aux équipages hésitants qui pilotent le même type d’auto ? 

 « Nous savons aujourd’hui que sur les prochaines manches les pilotes conduisant des voitures de catégories supérieures vont logiquement repasser devant. En revanche il y a tout de même un intérêt avec une petite auto car il suffit d’être classé une seule fois dans le top 10 du trophée pour amortir l’inscription de la saison. Le rallye reste un sport onéreux et ce genre de trophée est une aubaine. »

Vous avez vécu deux manches au sein du Trophée Michelin Suisse, est-ce que ça vous apporte quelque chose en plus ? 

« Ce championnat nous apporte une bagarre supplémentaire ce qui est très stimulant. Attention toutefois pour nous à ne pas sur-rouler car nous nous battons contre des autos de
catégories supérieures. Il faut rouler avec la tête et ce n’est pas toujours facile. »

Quelle est l’ambiance entre les équipages engagés en Trophée Michelin Suisse ?

« Très bonne, on rigole bien avec les copains ! Dans ce trophée il n’y a pas de raisons de se tirer dans les pattes. De plus, en tant qu’amateur, le simple fait de rouler et de rallier l’arrivée est déjà une victoire en soit et je pense que beaucoup l’ont compris. »

Est-ce que vous recommanderiez le Trophée Michelin Suisse malgré le fait qu’il y a un coût supplémentaire d’engagement et des pneumatiques imposés ?

« Oui en plus des primes, nous bénéficions de briefings avec des conseils tant sur les pneumatiques que sur la préparation des rallyes de manière générale. Lors des deux premières manches nous avons été encadrés par Laurent Reuche ainsi que des techniciens Michelin Motorsport. Je ne me suis pas gêné de leur poser des questions lorsque j’avais besoin de leur avis. Encore merci à eux ! Franchement j’aurais aimé recevoir des conseils pareils lors de mes premiers rallyes. »

Pour conclure, serez-vous présent sur toutes les manches et allez-vous tout mettre en œuvre pour conserver le leadership ?

« Pour le moment, nous avons les congés et le budget seulement pour le Rallye du Chablais, le Valli Ossolane (hors trophée) et le Rallye International du Valais. C’est déjà super mais nous manquerons sans doute une manche du Trophée Michelin. Nous allons continuer à rouler à notre rythme et nous prendrons le classement comme il viendra. »

Propos recueillis par Brice Zufferey

Crédit des photos  ©Sport-Auto.ch : Ludovic Carnal, Angela dela Torre et Sébastien Montagny 

 

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