DS7 CROSSBACK :
LA PREMIÈRE DS DE
NOUVELLE GÉNÉRATION

Le reportage Sport-Auto.ch du 14 juin 2018

Rédaction : Laurent Missbauer
Photographies : Laurent Missbauer, D.R. PSA

Née le 1er juin 2014 en tant que marque à part entière, DS Automobiles dispose désormais d’une voiture à la hauteur de ses ambitions avec la DS7 Crossback. Cela vaut en particulier pour la version de 225ch, que la marque premium du Groupe PSA nous a permis d’essayer dans le sud de la France.

A l’origine, de 2009 à 2014, la ligne DS caractérisait les versions haut de gamme de Citroën. Devenue une marque à part entière il y a quatre ans, elle ne proposait jusqu’ici que des Citroën modifiées. Cela n’est plus le cas avec la DS7 Crossback, la première DS de nouvelle génération. Celle-ci est également la première DS qui doit permettre à PSA de se faire une place au soleil au sein du segment premium, un peu de la même manière que le groupe Volkswagen l’a fait avec Audi pour concurrencer BMW et Mercedes.

Avec les premières DS7 Crossback qui devaient composer jusqu’ici avec des motorisations d’au maximum 180ch, de nombreux observateurs étaient de l’avis que la place au soleil évoquée ci-dessus était loin d’être gagnée. Les perspectives sont plus prometteuses avec la commercialisation désormais d’une version essence de 225ch. Et ces perspectives seront encore plus prometteuses avec l’arrivée l’année prochaine d’une version 4x4 de 300ch propulsée par un moteur essence hybride rechargeable.

A l’avenir, tous les futurs modèles DS proposeront soit une version hybride rechargeable, soit 100% électrique. Les responsables de DS Automobiles ont même annoncé que ces motorisations représenteront plus d’un tiers des ventes de la marque en 2025 et qu’elles bénéficieront des enseignements recueillis dans le sport automobile, notamment en Formule E, un championnat de monoplaces 100% électrique dans lequel DS Automobiles est présent depuis 2015.

En attendant les DS7 Crossback 300ch, les deux DS7 Crossback 225ch que nous avons pu conduire lors de deux jours d’essai en France nous ont fait une très bonne impression. Cela tant au niveau de la qualité perçue que de la technologie embarquée. Il en va de même pour la stratégie commerciale. Les dirigeants de DS nous ont en effet expliqué les raisons pour lesquelles leur premier modèle 100% DS est un SUV et non pas un coupé sportif comme les premiers prototypes DS Divine et DS E-Tense.

« Compte tenu de la physionomie du marché, il était logique que la première DS de nouvelle génération soit un SUV », note Eric Apode, directeur du produit. « Dans tous les pays qui consomment de l’automobile premium, c’est le SUV qui présente le plus de potentiel en termes de volume et de rentabilité. » Ce constat n’est pas étranger au fait que l’Alfa Romeo Stelvio, dont les versions les moins puissantes disponibles en Suisse développent 180 et 200ch, soit la voiture la plus vendue du constructeur italien dans notre pays.

Pour en revenir à la qualité perçue, force est de constater qu’elle atteint dans la DS7 Crossback un raffinement qui était jusqu’ici inconnu dans le segment premium français. Le choix de matériaux valorisants, à commencer par les inserts de cuir et les commandes en aluminium, est même supérieur à celui que l’on peut trouver chez les concurrents allemands, ainsi que chez Lexus et Infiniti qui s’attaquent eux aussi au segment premium avec de solides arguments.

Nous avons apprécié les deux très larges écrans de 12 pouces, l’un au milieu du tableau de bord, tactile et à haute définition, et l’autre dans l’axe du conducteur qui peut être paramétré selon différentes configurations : affichage classique avec des cadrans géométriques, affichage du système de navigation… Une très bonne surprise.

Une autre très bonne surprise a été les sièges arrière dont l’inclinaison peut être réglée électriquement. Et à propos des sièges, leur revêtement est très luxueux, notamment ceux dont les coutures s’inspirent des bracelets de montre. La montre, justement, est dissimulée sur la planche de bord et surgit par rotation après avoir appuyé sur le démarreur. Ce dispositif n’est pas sans rappeler le tableau de bord rotatif de la nouvelle Bentley Continental !

Une fois mis en marche, le moteur s’avère silencieux. Les ingénieurs de DS ont apporté un soin particulier à l’insonorisation. Des isolants performants ont été placés dès les modèles d’entrée de gamme. Cela, entre autres, dans les panneaux de porte, entre le moteur et l’habitable, dans les passages de roue et sous le capot.

Au chapitre de la technologie embarquée, la plate-forme modulaire EMP2, déjà utilisée sur les Peugeot 3008 et 5008, a vu le train arrière à traverse déformable être remplacé par un modèle multi-bras. Ce remplacement n’est pas étranger au plaisir de conduite que nous avons ressenti au volant de la DS7 Crossback 225ch sur les routes sinueuses de Provence.

Ce plaisir s’explique également par une excellente boîte de vitesse Aisin à huit rapports et un châssis remarquable. Il suffit de passer en mode sport pour s’en convaincre. Le ressenti de la route s’avère alors excellent et la précision est au rendez-vous, même si nous aurions souhaité moins de roulis dans les virages abordés à vive allure. Au niveau des performances, l’usine annonce 234km/h en vitesse de pointe et 8,2 secondes de 0 à 100 km/h.

Lors du premier jour de ces essais sur route, nous avons conduit une DS7 Crossback de couleur Or Byzantin dans une configuration Rivoli. Celle-ci comprenait des commandes sous l’écran central avec des incrustations en cristal, des rails de console centrale en aluminium guilloché et des sièges électriques recouverts de cuir grainé. Le deuxième jour, c’est une DS7 Crossback de couleur Gris Platinium qui nous attendait dans une configuration Performance Line « conjuguant sportivité et élégance » grâce notamment à des jantes spécifiques de 19 pouces, une sellerie en alcantara et un pédalier en aluminium « qui donne une touche supplémentaire de sportivité ».

Les deux versions avaient de magnifiques phares LED avec trois modules rotatifs qui sont un clin d’œil aux feux tournants des DS d’antan. Magnifique est également l’adjectif qui qualifie les feux arrière de la DS7 Crossback. Placés au-dessous des indicateurs de direction qui défilent, ils comprennent les écailles gravées déjà vues sur le prototype DS E-Tense 100% électrique.

C’est également un modèle 100% électrique que DS dévoilera au mois d’octobre. S’il s’avère aussi réussi que la DS7 Crossback, la marque premium de PSA a un bel avenir devant elle. Cela d’autant plus que DS ne s’est pas seulement inspiré de ses concurrents allemands pour leur qualité perçue mais également pour leur lucrative politique des options et par conséquent pour leur rentabilité. Si le prix de base d’une DS7 Crossback 225ch s’élève à CHF 45’550.-, les deux modèles que nous avons essayés coûtaient un peu plus de CHF 55’000.-.

 

Remerciements

Merci à PSA Suisse pour cette invitation à la présentation de presse des nouvelles DS7 Crossback 225ch.

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