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24h du Mans : Hugo de Sadeleer : “J’ai moins de pression que l’année dernière”

Engagé en European Le Mans Series avec United Autosport pour la deuxième saison consécutive, Hugo de Sadeleer participe en outre, avec l’équipe britannique, aux 24h du Mans. Et si 2017 était la première participation à la grande classique d’endurance pour le jeune pilote suisse, cette année, il arrive en terrain connu et aura à ses côtés une ancienne star de la Formule 1 qui, en revanche, effectuera ses débuts au Mans.

Sport-Auto.ch : Hugo de Sadeleer, c’est vos deuxièmes 24 Heures, comment abordez-vous cette course par rapport à l’an dernier ?

Hugo de Sadeleer : “J’ai moins de pression, étant donné que je m’appuie sur l’expérience de l’année passée, et je connais les paramètres pour bien figurer ici… car il ne suffit pas d’être rapide, il faut aussi savoir prendre des risques au bon moment et savoir repérer les dangers de n’importe quelle partie de la course. Néanmoins, nous avons une certaine pression, car pour Juan Pablo (Montoya, ndlr), ce sera la première participation, et c’est donc un rookie (rires). Aussi, beaucoup d’attention est portée sur notre voiture. Et puis sur l’autre voiture de l’équipe, on retrouve deux pilotes expérimentés avec Paul Di Resta et Filipe Albuquerque. Avec le nouveau kit aéro de Ligier, on est dans le coup pour la victoire de catégorie.”

Sport-Auto.ch : Et les essais préliminaires se sont bien passés ? Justement, par rapport à l’an dernier, les ressentis de la voiture, entre les deux différents kits ?

Hugo de Sadeleer : “C’est différent, car l’an passé nous roulions avec le kit aéro sprint, le même que celui utilisé sur des circuits comme le Paul Ricard. Aussi, la voiture avait beaucoup d’appui mais manquait de vitesse de pointe. Cette année, avec le kit aéro Le Mans, nous avons beaucoup d’appui et moins de traînée, donc nous avons une bonne vitesse max. De plus, la voiture est confortable, et aux terme des essais, Filipe était proche du meilleur temps de la catégorie, qui fut élaboré par une voiture en pneus Michelin, et nous sommes donc encore moins loin du meilleur chrono avec des pneus Dunlop.”

Sport-Auto.ch : Vous allez plutôt chercher, durant les essais, à préparer les 24 Heures, ou à essayer de claquer un temps ?

Hugo de Sadeleer : “L’objectif est de se familiariser avec la voiture. Juan Pablo devra faire beaucoup de tours, par rapport à Will (Owen, ndlr) et moi, afin qu’il se familiarise avec la voiture, mais aussi apprendre la piste. En qualifs, nous tenterons de faire un temps, mais le trafic joue un rôle important, et c’est ce qui va décider du chrono.”

Sport-Auto.ch : Au niveau de la préparation physique, par rapport à l’an dernier, est-ce que vous avez changé votre mode de préparation, pour être mieux préparé, ou vous êtes parti sur le même principe ? 

Hugo de Sadeleer : “J’aborde l’épreuve de manière similaire. L’an dernier, j’étais parti dans un camp d’entrainement avec Mathieu Vaxivière et cela m’a énormément aidé. Et puis, le physique n’est pas le seul paramètre qui fait la différence, le mental et la concentration sont très importants, et il faut savoir rester actif tout le long. Ainsi, on peut très bien aller faire du cardio pendant 3 heures, mais après on s’endort et on n’arrive pas à bien récupérer. Aussi, il faut savoir garder une concentration optimum et gérer l’énergie en plus du physique.”

Sport-Auto.ch : Donc l’objectif cette année, c’est la victoire je suppose ?

Hugo de Sadeleer : “Absolument !” (rires)

Sport-Auto.ch : Vous avez déjà une idée de la stratégie que vous allez mener durant la course ?

Hugo de Sadeleer : “Je n’ai aucune idée pour l’instant, je pense que c’est Juan Pablo qui va prendre le départ, ensuite Will puis moi, je vais donc rouler au coucher du soleil et au lever du jour. L’année passée, nous avons parfaitement optimisé nos arrêts aux stands, et nous parvenions à économiser nos pneus afin de faire plusieurs relais, et on gagnait du temps lors de nos pits-stop. Mais cette année, le règlement a évolué, et les pneus peuvent être changés en même temps que l’on fait le plein de carburant, et cela ne nous arrange pas forcément. Car la Ligier est peut-être un peu moins performante en début de relais, mais comme elle use peu les pneumatiques, les relais sont plus constants.”

Sport-Auto.ch : Et quel est votre moment préféré lors des 24 Heures ? 

Hugo de Sadeleer : “Le lever du jour, juste avant que l’on ait le soleil dans les yeux. Il fait clair, frais, et donc c’est idéal en piste car c’est la période où l’on est les plus rapides, et puis il y a une belle lumière et c’est beau.”

Propos recueillis par Cédric Monchatre et retranscrits par Isabelle Crausaz
Crédit photo : © Sport-auto.ch ; Audrey Perriard/Sport-Auto.ch

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