Patrick Pilet, Frédéric Makowiecki, Richard Lietz et Nick Tandy remportent les 24h du Nürburgring

Après 2h de drapeau rouge en raison des conditions météorologiques, l’épreuve redémarrait, à 1h30 de l’arrivée, et aller se résumer à un duel Porsche – Mercedes, puisque seul le nombre de tour effectués était pris en compte et donc la Porsche n°912 et la Mercedes n°4 se retrouvait à égalité, avec pour seul avantage pour la Mercedes, d’occuper la pole position.

Conséquence du peu de temps restant, il n’y allait plus y avoir de changement de pilote et c’était Adam Christodoulou au volant de la Mercedes et Frédéric Makowiecki au volant de la Porsche. Et, si les premiers virages étaient sous drapeau jaune, la lutte débutait quelques virages après et allait s’avérer somptueuse car très fair-play. Et, après avoir infligé une forte pression au pilote de la Mercedes, Frédéric Makowiecki trouvait l’ouverture au bout de la ligne droite des stands et prenait la tête alors que la Mercedes effectuait un petit travers. Mais Adam Christodoulou restait au contact de la Porsche et allait passer, à son tour, au rôle de chasseur. Mais le pilote Mercedes partait à la faute à Galgenkopf et allait tutoyer le rail. Et, si ce contact n’était pas rédhibitoire, il faisait perdre quelques secondes à la Mercedes qui perdait le contact avec la Porsche.

Dès lors, et sans rien lâché, le pilote Porsche allait au bout et remportait la victoire avec ses coéquipiers Richard Lietz, Nick Tandy et Patrick Pilet, ce dernier devenant le deuxième pilote au passeport à croix rouge à s’imposer après Nico Müller en 2015.

Auteur du dernier relais, Frédéric Makowiecki revient avec nous sur cette victoire et surtout sur ce splendide duel :

Frédéric Makowiecki : « Dès le début on savait qu’il fallait attaquer très fort car on savait que, soit ça passait soit ça cassait. Aussi, quand je suis parti pour mon dernier relais, mes coéquipiers m’ont dit : on est bien d’accord, on gagne ou tu reviens sans la voiture. Et le message était clair, et donc soit il fallait prendre tous les risques pour avoir la vitesse, soit on était pas dans le bon rythme et on aurait pris trop de risques. Derrière lui, plusieurs fois c’était très compliqué sur la Nordschleife mai l’équipe a fait un super travail. Je m’en voulais après les qualifs, car je n’avais pas fait le bon choix de pneumatique et je pense que l’on avait la voiture pour faire la pôle et de loin, et j’étais un peu frustré, car quand on vous donne l’opportunité de faire les qualifs, vous voulez bien faire pour vos équipiers, et je me suis dit on va se rattraper en course et ce fut le cas. On sait jamais combien de fois on aura l’opportunité de dépasser, je voyais que j’étais plus rapide que lui mais déjà, dans le premier tour dans le trafic, j’ai perdu du temps et je me suis dit que, si c’était ainsi à chaque fois, ça irait vite. Et, sur ce circuit on ne peut doubler que à Döttinger ou au premier virage car ensuite c’est compliqué et il y avait une ouverture et s’est passé. »

Le franco-suisse Patrick Pilet, était lui dans les stands pour ce dernier relais et ne cachait pas sa nervosité en regardant cette fin de course :

Patrick Pilet : « C’est sûr que j’aurais été mieux dans la voiture. Mais, j’avais confiance à 100 % en Fred, mais on avait un gros doute sur la Black Falcon s’ils allaient tenter de ne pas s’arrêter ce qui était, normalement, impossible. Et c’était tendu pour ça, on savait que nous avions le rythme, mais quand ce n’est pas toi qui conduis, c’est toujours difficile. On a dit à Fred qu’on était parti tellement loin en début de course que l’on avait rien à perdre et puis 90ème à la fin du premier tour n raison d’une crevaison. Le premier relais de nuit fut très difficile car on est revenu sur des voitures rapides et il fallait prendre des risques sur la Nordschleife au lieu d’attendre Döttinger, ce qui nous a permis de revenir vite dan le peloton de tête. Et puis on a pris une pénalité. On a pas eu de chance en début de course et on a eu de la chance avec le drapeau rouge. Lorsque le drapeau rouge est arrivé, on savait que la victoire était pour nous, car on avait tellement galéré avant et puis Fred et allait la chercher. »

Derrière la Mercedes n°4 de Adam Christodoulou – Maro Engel – Manuel Metzger – Dirk Müller, on retrouvait une deuxième Mercedes du Team Black Falcon qui complétait le podium (Yelmer Buurman – Thoma Jäger – Jan Syffarth – Luca Stolz) alors que le top 5 était complété par l’Aston-Martin officielle et la troisième voiture du Team Black Falcon prenait la cinquième place. L première Audi temrinait au sixième rang avec la voiture du Land Motorsport devançant l’Audi du Team Phoenix où l’on retrouvait Nico Müller, la Ferrari du Team Wochenspiegel, la Porsche du Team Falken et la Mercedes du Landgraf Motorsport complétant le podium. Enfin, notons que l’Audi n°24 (l’autre voiture pilotée par Nico Müller) termine 12ème, l’Audi de Marcel Fässler 14ème, Alexandre Imperatori et la BMW du Team Falken prend la 15ème place, Philipp Frommenwiler Porsche Manthey) la 18ème et Simon Trummer la 20ème place sur l’Audi du Car Collection Motorsport.

Classement final

La prochaine édition se déroulera du 20 au 23 juin 2019.

Credit photo : Jean-Baptiste Lassaux/Sport-Auto.ch

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