Dakar 2018 – rencontre avec Jérôme Pelichet

Début janvier 2018, le Dakar vivra sa 40e édition. Pour la dixième fois, le plus célèbre rallye-raid se disputera en Amérique du Sud. Les 9’000 kilomètres du programme 2018 parcourront 3 pays : le Pérou, la Bolivie et l’Argentine. Après les vérifications, les véhicules préparés en Europe s’apprêtent à embarquer au Havre pour une traversée transatlantique en direction de Lima. Parmi eux, le Français Jérôme Pelichet qui sera accompagné aux notes et à la navigation par la Suissesse Eugénie Decré. Sport-Auto.ch est parti à sa rencontre…

 

A notre arrivée, la voiture de course, une Toyota Overdrive, trône fièrement aux côtés du camion d’assistance. C’est Thierry, un des trois mécanos qui fera partie de l’assistance, qui nous accueille. Hier encore, il travaillait sur la décoration des véhicules aux couleurs de leur nouveau partenaire, Swisssnow Watches, un horloger genevois.

 

Peu après, c’est un Jérôme Pelichet visiblement stressé par le temps qui apparaît. La check-list est encore longue et il ne reste que quelques heures avant que le bolide et le camion d’assistance ne prennent la route du Havre. Pourtant, lorsqu’il commence à parler de la course, le temps s’arrête. On l’écouterait des heures…

 

Nous sommes en France voisine, mais à seulement quelques encâblures de Genève. « Ma relation avec la Suisse est très forte, mes grands-parents viennent de Suisse. Le nom de famille Pelichet est d’ailleurs très répandu en Suisse. On vit dans une région qui est économiquement dépendante de la Suisse. Donc, on côtoie la Suisse et Genève tous les jours », nous explique le pilote de rallye-raid qui fait confiance depuis une dizaine d’années à la navigatrice suisse Eugénie Decré. « On a beau avoir la meilleure voiture avec le meilleur pilote, si on va pas au bon endroit, ça sert à rien. Une bonne navigation nous permet d’aller au bon endroit, de gagner du temps, de ne pas s’épuiser, se fatiguer… et d’être toujours dans le bon tempo.»

 

Lorsque qu’on le titille sur l’ambiance dans la voiture et des éventuelles sautes d’humeur lors des très longues étapes du Dakar, le pilote Toyota admet : « il y a toujours quelques sautes d’humeur. Eugénie et moi, ça fait très longtemps qu’on roule ensemble, donc on a appris à se connaître et savoir quand il faut être calme ou plutôt s’énerver. Avec l’expérience, on arrive à gérer, mais ça n’empêche qu’il y a toujours des moments très compliqués entre un pilote et un navigateur, parce qu’on n’a pas forcément la même opinion au même moment. »

 

Et de poursuivre, avec un grand sourire : « Eugénie et moi, on a tous les deux des caractères très forts et on veut tout les deux la même chose, GAGNER ! Du coup, on est obligés de composer car on ne fait pas un binôme très complémentaire. On est tous les deux trop forts, donc plutôt actifs et assez virulents !»

 

Pour cette 40e édition, le parcours du Dakar conduira les concurrents jusqu’au Pérou, un pays que le duo franco-suisse ne connaît pas encore, ce qui rajoute à leur motivation : « Je me réjouis d’aller tâter ces dunes… Ca va être un rallye qui ne sera pas forcément difficile, mais qui sera compliqué par l’altitude et les problèmes météorologiques. » Quant à l’objectif, il reste très ambitieux : « On attend la liste de départ, pour voir la concurrence. Nous avons appris aujourd’hui que l’on porterait le numéro 330. Notre objectif est d’être dans les 20 premiers. Mais les deux derniers Dakar nous on démontré qu’on est plutôt entre la 22e et 26e place», conclut Jérôme Pelichet.

 

Vous pourrez suivre l’évolution de cet équipage franco-suisse dès le 6 janvier sur Sport-Auto.ch.

 

Crédit Photos ©Sébastien Moulin

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