Championnat Suisse Junior de la Montagne – Rencontre avec Benjamin Devaud

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Un nouveau championnat est apparu cette année : il s’agit du Championnat Suisse Junior de la Montagne. De nombreux jeunes pilotes ont participé à une pré-sélection et les meilleurs ont pu disputer la saison.

Le calendrier du championnat comptait quatre manches : Reitnau, Ayent-Anzère, Oberhallau et Gurnigel. Huit pilotes ont été retenu pour piloter une Toyota GT 86, 100% d’origine et avec des pneus de série.

Trois pilotes sont sortis du lot en démontrant une pointe de vitesse plus élevée que les autres. Le vainqueur de ce championnat se nomme Rolf Reding. Il a remporté les 4 courses, mais il aura dû fortement batailler pour devancer Lukas Eugster et Benjamin Devaud.

Nous avons rencontré le seul Romand du lot, Benjamin Devaud. Le Romand a signé quatre podiums. Il lui aura manqué très peu pour pouvoir devancer ses deux adversaires.

 

Benjamin, peux-tu nous expliquer en quoi consiste cette nouvelle compétition ?

C’est un programme qui met en avant des jeunes, afin de leur donner la chance de se démarquer et de finir Champion Suisse Junior de la Montagne. C’est Hans Schori qui met à disposition les voitures et les infrastructures. Le prix pour une saison est de CHF 8’865.-  pour 4 courses au volant d’une Toyota GT 86 100% origine.

Que retiens-tu de cette expérience ?

Ce n’était pas facile pour quelqu’un comme moi, qui ai l’habitude des courses. C’était un retour en arrière de rouler avec une propulsion de série avec des pneus de série. L’apprentissage de la propulsion n’a pas été facile, surtout sans essai. J’ai dû me remettre en question, bien travailler entre chaque montée, rester concentré et me donner du mal. C’était bénéfique ! Ça m’a appris l’autoanalyse et la concentration. Après, c’est comme tout le monde, il y a eu du bon et du mauvais durant cette saison.

Es-tu satisfait de tes résultats ?

Dans la globalité, je suis satisfait des résultats. J’ai toujours été dans le coup. On était trois à se tirer la bourre et à être dans la même seconde. C’était la guerre !

2V2A2550Comment s’est passé la prise en main de la voiture ?

On n’a malheureusement pas eu l’occasion de tester la voiture dans de vraies conditions de course. Nous avons pu faire uniquement une balade sur la route ouverte et un très petit slalom chez le propriétaire. La prise en main a réellement commencé lors de la première manche du côté de Reitnau, sous la pluie. Ce n’était pas la meilleure façon de se mettre en confiance derrière le volant. Il me faudrait encore beaucoup de roulage pour exploiter tout le potentiel pilote/auto.

Comment s’est passée la transition Golf – Toyota ?

Très très dur ! C’est vraiment un autre style de conduite. Cela n’a aucun point commun avec la traction. Par rapport aux autres, qui devaient partir de 0 pour arriver à 100%, j’ai dû partir de – 100 pour arriver a + 100 !

Nous savons que le parrain n’est nul autre que Ronnie Bratschi ; as-tu pu avoir des conseils de certains pilotes, notamment de sa part ?

Oui Ronnie était de bon conseil ; il parle français, c’était bien ! Mais j’ai eu l’occasion de débriefer avec Michel Béring. Il possède certains records sur quelques parcours et connaît son sujet à 100%. Il m’a aidé à aller chercher les petits détails qui, malgré mon manque de confiance, m’ont permis de rester aux avant-postes.

As-tu déjà des projets pour 2018 ?

Pour l’instant, il n’y a rien de concret. Je veux déjà finir ma saison avec la Golf. Je vais essayer de garder mon titre de Champion fribourgeois au Slalom de Romont Clôture.

Conseillerais-tu cette compétition à un jeune pilote ambitieux ?

Oui et non ! Tout dépend de ce que l’on recherche. Pour CHF 8’865.-, je fais la saison complète avec ma Golf. La question ne se pose pas. Après, je ne regrette pas mon choix, ce fut une expérience que je devais tenter.

Propos recueillis par Baptiste Aebi – Crédit photo @Baptiste Aebi / Sport-Auto.ch

 

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