24h du Mans 2015 – Rebellion Racing, un fleuron du sport auto suisse au fil des ans

Rebellion R-One 24H Mans 2015
Rebellion R-One – 24H Mans 2015

En 2008, l’alliance entre le Sebah Racing du regretté Hugh Hayden (décédé le 23 octobre 2010) et du Speedy Racing  permet l’engagement d’une Lola-Judd en LM P2 et d’une Spyker d’usine en GT2. Le début d’une belle aventure, technique et humaine…

Rebellion aux 24h du Mans 2009
Rebellion aux 24h du Mans 2009

Changement d’orientation en 2009 avec l’abandon de la Spyker au profit d’une Lola-Aston Martin, Speedy Sebah étant la seule équipe présente à la fois en LM P1 et LM P2. La Lola LM P1 de Belicchi-Fässler- Prost décroche une formidable deuxième place aux 1 000 km de Silverstone alors que la LM P2 de Kane- Leuenberger-Pompidou, gagne sa catégorie au terme de la même épreuve, puis termine sa saison vice- champion Le Mans Series.

Rebellion aux 24h du Mans 2010
Rebellion aux 24h du Mans 2010


En 2010, l’équipe prend le nom de son principal sponsor, les montres Rebellion, se recentrant sur le LM P1 avec deux Lola au V10 Judd rebadgées Rebellion. Aux 24 Heures du Mans, aucune des deux ne rejoint l’arrivée, l’une abandonnant sur bris de boîtes de vitesses (Andretti-Prost-Jani) et l’autre sur sortie de route (Boullion-Bellichi-Smith). Au terme de la saison 2010, les Rebellion décrochent les troisième et cinquième places du Championnat Le Mans Series.

 

Rebellion aux 24h du Mans 2011
Rebellion aux 24h du Mans 2011

En 2011, l’écurie suisse poursuit et magnifie l’œuvre de Hugh Hayden engageant un châssis Lola propulsé par un V8 Toyota, prouvant l’implication officielle du constructeur japonais. Cette voiture est pilotée par Nicolas Prost et Neel Jani sur l’ensemble de la saison, avec le renfort de Jeroen Bleekemolen aux 12 Heures de Sebring et au Mans. Rebellion engage une deuxième Lola-Toyota en d’autres occasions, en particulier aux 24 Heures du Mans pour Bellicchi, Boullion et Smith. Aux 24 heures du Mans, la n°12 termine sixième mais surtout au rang flatteur de première des LM P1 essence alors que la 13 abandonne sur sortie de route. Lors des courses suivantes, Rebellion se met régulièrement en avant et termine là aussi première des essences au Championnat ILMC. Parallèlement, grâce à l’engagement d’une voiture en Le Mans Series (Boullion-Belichi), la structure suisse emportait ce Championnat avec un point d’avance seulement sur Pescarolo Team.

Rebellion aux 24h du Mans 2012
Rebellion aux 24h du Mans 2012

Lors de l’année 2012, l’écurie s’engageait en Championnat du Monde d’Endurance de la FIA avec toujours les mêmes machines mais sous de nouvelles couleurs (le jaune et noir cher à Lotus) toujours fort du soutien de Rebellion et de Toyota en tant que motoriste. Après des débuts difficiles à Sebring, les deux LM P1 brillaient à Spa, terminant dans le sillage des intouchables Audi. Deux étaient encore alignées au Mans. La 12, était toujours confiée à Prost et Jani avec le renfort du transfuge de la F1, Nick Heidfeld alors que la 13 était pilotée par l’attelage Belicchi-Bleekemolen renforcé par l’ex-pilote Aston Martin : Harold Primat. La 12 terminait cinquième et première des LM P1 privées alors que la 13, onzième du général, connaissait trop de problèmes techniques. La fin de saison était remarquable pour l’écurie suisse, terminant première à quatre reprises sur cinq possible de la classe LM P1 privée. Elle décrochait avec brio le Trophée Endurance FIA 2012 des équipes privées LM P1. Hors Championnat Rebellion Racing emportait aussi l’édition 2012 de Petit le Mans avec Jani, Prost et Bellichi.

Rebellion aux 24h du Mans 2013
Rebellion aux 24h du Mans 2013

En vue de cette saison 2013, l’équipe helvétique décidait d’aligner une voiture en Championnat du monde d’Endurance de la FIA et une en American le Mans Series et, parfois, ses deux Lola B12/60 Coupé-Toyota lors de certaines épreuves soigneusement sélectionnées. Ainsi aux 12 Heures de Sebring, le trio Prost/Jani/Heidfeld décrochait une splendide troisième place alors que la deuxième se classait cinquième. Par la suite, en Championnat du Monde d’Endurance, Rebellion continuait sur sa lancée de 2012, classant systématiquement ses deux machines derrière les LM P1 officielles mais toujours devant les autres privées. Et le trio Prost/Jani/Heidfeld dominait systématiquement l’autre triplette : Belicchi/Beche/Cheng. Aux Etats-Unis, le tandem Heidfeld/Jani terminait deuxième à Laguna-Seca puis Long Beach et achevait la saison par une deuxième victoire consécutive à « Petit le Mans » avec Nicolas Prost en renfort. Neel Jani recruté par Porsche durant l’été quittait ses compatriotes avec panache.

Au Mans, le Rebellion Racing s’inclinait face à la HPD du Strakka Racing qui écourtait sa saison sur cette victoire pour le compte des LM P1 privées. La Lola-Toyota n°12 poursuivait vaillamment le championnat afin de décrocher un deuxième trophée FIA d’affilée. Au passage Nicolas Prost et Mathias Beche prenaient même la troisième place des 6 Heures d’Interlagos derrière les deux Audi R18 e-ton quattro mais tous les esprits étaient déjà tournés vers 2014 puisque l’équipe annonçait ses projets et le lancement de la construction d’une Rebellion R-One à moteur Toyota en partenariat avec Oreca.

Rebellion aux 24h du Mans 2014
Rebellion aux 24h du Mans 2014

Confrontée aux contraintes logistiques que rencontrent les fournisseurs spécialisés alimentant en pièces certains grands constructeurs en cette année de bouleversement technologique du sport automobile, la Rebellion R-One n’est pas prête à temps pour le début de saison 2014. Mathias Beche la conduit néanmoins quelques tours durant la semaine précédant les 6 Heures de Silverstone, sur le circuit du Castellet où est installé Oreca. Les deux Lola-Toyota sont autorisées à rouler une dernière fois en course à Silverstone pour suppléer les Rebellion R-One dont le baptême en compétition est reporté aux 6 Heures de Spa. Un baptême réussi pour la n°12 de Heidfeld/Prost/Beche qui termine 7e à 10 tours des vainqueurs. La course de la n°13 de Kraihamer/Leimer/Belicchi se transformant en séance de développement de 47 tours qui aboutira à un abandon lié à l’électronique.

Bart Hayden, le Team Manager, un des artisans du succès
Bart Hayden, le Team Manager, un des artisans du succès

Le règlement technique prévoit une allocation en carburant par tour à même de maintenir la compétitivité de ces voitures LM P1-L (pour light), engagées par des équipes privées, face aux équipes d’usine comme Toyota, Audi ou Porsche dont les LM P1-H (pour Hybrid) bénéficient de systèmes hybrides de récupération d’énergie. Lors des 24 Heures du Mans, Rebellion Racing signait un très joli résultat avec la 4e place de la 12 (Prost, Heidfeld, Beche) alors que la 13 (Bellichi, Leimer, Kraihamer) abandonnait prématurément sur accident. La fin de saison voyait la structure suisse dominer largement le classement LM P1 Light. Persuadé que les moteurs turbos sont la bonne solution pour une équipe privée, Rebellion décidait en vue de 2015 de passer du bloc atmo Toyota au V6 bi-turbo AER. Une lourde tâche qui a empêché les Rebellion de prendre part aux deux premières courses de la saison. Si l’équipage de la 12 est inchangé, celui de la 13 se composera de Kraihamer, Abt et Imperatori

©Source Media ACO / Crédit des Photo : ©Sébastien Moulin @Jean-Baptiste Lassaux @Virtual Motorpix/GHS

 

 

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