Jacques Deschenaux a écrit une biographie collective sur Philippe Favre

01-Philippe Favre-24 Heures du Mans 2013Un an! Cela fait déjà un an que le Genevois Philippe Favre, un des plus grands espoirs que le sport automobile suisse ait compté dans les années 1980, est décédé le 6 décembre 2013, cinq jours avant son 52e anniversaire, des suites d’un accident de ski sur les pistes de Val Thorens en France voisine.

02-Jacques Deschenaux et Jo Siffert@Photo TSRLe journaliste Jacques Deschenaux, à qui l’on doit déjà biographie de Jo Siffert, a décidé de rendre hommage à son ami Philippe Favre qu’il avait qualifié, dans un article paru cette année au mois d’avril dans le magazine RoadBook, de «pilote non seulement très prometteur au début de sa belle carrière», mais également de «pilote d’une nature généreuse et d’une correction exemplaire qui a su mener sa vie avec une grande détermination tout en restant fidèle à ses valeurs.»

Contrairement à ce qui avait été le cas pour la biographie de Jo Siffert où il avait rédigé la totalité des textes, Jacques Deschenaux a fait appel cette fois-ci à plusieurs témoignages écrits par Gérard Vallat, Alain Menu, Mathias Beche, plusieurs amis de Philippe Favre, ainsi que par Jean-Marie Wyder qui s’est également occupé de l’iconographie avec Mario Luini.

Jacques Deschenaux-TSR-Monique MoserJacques Deschenaux nous a confié qu’il avait remis à l’imprimerie, le 2 décembre, le manuscrit de la biographie de Philippe Favre et que le livre sortirait en mars, lors des journées de presse du Salon international de l’automobile de Genève.

En attendant cette parution, nous vous invitons à relire l’excellente plume de Jacques Deschenaux avec les premières et les dernières lignes de l’article sur Philippe Favre que nous avons évoqué ci-dessus: «Qu’elle soit le fruit de la malchance ou de la témérité, d’une petite erreur d’appréciation ou d’une faute grave, la fatalité est profondément aveugle et injuste. Elle sauve rarement, elle mutile ou elle tue souvent, sans égards, sans scrupule, sans discernement. Coup sur coup, en décembre 2013, elle a frappé deux anciens pilotes automobiles professionnels qui s’adonnaient aux plaisirs du ski, l’un à Val Thorens, l’autre à Méribel. Le premier est mort sur le coup; le second a survécu après avoir passé de longs mois dans le coma. L’un était peu connu du grand public, l’autre était une mégastar, et tous deux, Philippe Favre et Michael Schumacher, ont été victimes de cette fichue fatalité qui semble se complaire en brisant des vies.»

«D’humeur toujours égale, même dans l’adversité ou la défaite, Philippe a largement contribué, par son talent et son expérience, à la formation de jeunes pilotes. En cela, aussi, il fut un vrai sportif et un grand champion. La gentillesse était innée en lui; de son sourire charmeur il avait fait une arme irrésistible. Je vais bien, je vais passer une bonne journée et je vous aime, disait-il volontiers à ses proches. La fatalité n’a décidément pas de cœur…»

04-Rennfahrer Patric Niederhauser et Philippe Favre@Photo Laurent MissbauerCe n’est certainement pas Mathias Beche et Patrick Niederhauser, ici en compagnie de Philippe Favre dans l’Oberland bernois, qui nous contrediront.

Crédits des photos: Laurent Missbauer et TSR

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